Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD 21/05

Le développement rural et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement ont constitué l’essentiel des discussions ; Lennart Båge réélu à la présidence de l’organisation

Rome, lundi 21 février – Les travaux de la 28ème session du Conseil des gouverneurs du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) se sont achevés ce jour. Tous les points inscrits à l’ordre du jour ont été discutés et approuvés à l’instar de l’admission comme membre du FIDA de la République de Kiribati, un archipel d’îles situé dans l’Océan Pacifique.

L’importance du développement rural pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement a constitué le menu des débats.

Le Conseil des gouverneurs est l’instance décisionnelle suprême du FIDA et compte les 164 membres de l’organisation. Au cours de cette session annuelle, le Conseil a approuvé un budget de $US 53.3 millions pour couvrir les dépenses administratives de l’organisation, et 4.7millions seront consacrés au financement de l’Office de l’Evaluation.

“Reléguer la pauvreté rurale dans l’histoire” était le thème choisi pour cette session Conseil. Dans son message aux délègués, le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan a souligné que 75% des plus pauvres dans le monde vivent en zones rurales dans les pays en développement et leur survie dépend exclusivement d’activités liées à l’agriculture.

Kofi Annan a également insisté sur l’importance de l’éradication de la pauvreté rurale pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Dans son allocution d’ouverture le Président du FIDA Lennart Båge a réitéré la nécessité d’accroître les investissements dans ce secteur ; sans cela de nombreux pays ne pourront pas réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement

“Au cours de la décennie passée, la communauté internationale n’a pas suffisamment accordé toute l’attention requise au développement rural,” a-t-il ajouté. “Le moment est venu d’y remédier.”

Dans son discours d’orientation lors, le premier ministre belge Guy Verhofstadt avait déclaré au Conseil des gouverneurs, qu’il est impératif de maintenir les engagements pris en matière d’assistance au développement. Il y a 35 ans, les pays industrialisés se sont engagés à contribuer 0,7% de leur PNB au profit de l’assistance au développement.

Aujourd’hui, seulement cinq pays ont atteint cet objectif, la moyenne des pays de l’OCDE étant de 0,3% en 2003.

« Je suis déterminé à placer les objectifs du Millénaire pour le développement, ainsi que le problème de la pauvreté en Afrique, en haut de la liste des priorités du nouvel agenda stratégique de l’Europe et des Etats-Unis, » a annoncé M. Verhofstadt.

M. Yoweri Kaguta Museveni, président de l’Ouganda, qui avait inauguré la 28ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA, avait souligné l’importance d’une approche intégrée du développement agricole.

“Il est important de se rendre compte que l’élimination de la faim, de la famine et de la pauvreté ne dépend pas uniquement de la production agricole, mais aussi de la transformation de cette production et de sa commercialisation »a –t-il déclaré.

Dans de nombreux pays en développement, les organisations de producteurs agricoles travaillent à établir des liens entre les petits producteurs et des partenaires extérieurs pour les aider efficacement à accro6itre la valeur ajoutée de leurs produits et à avoir accès à des marchés. Au cours des manifestations organisées par le FIDA en marge de la réunion des gouverneurs, des représentants d’organisations d’agriculteurs et de producteurs ruraux de tous les continents ont échangé leurs expériences et décidé de la tenue d’un Forum annuel qui devra coïncider avec les réunions futures du Conseil des gouverneurs

Un autre événement organisé en marge du Conseil a mis en exergue l’importance de lier les besoins et aspirations des peuples autochtones avec les politiques de développement

Les peuples autochtones constituent un tiers des plus pauvres dans le monde et vivent dans plus de 70 pays.

Un des faits les plus significatifs de cette session du Conseil a été la re-élection de Lennart Båge à la présidence du FIDA. De nationalité suédoise, Båge occupe cette fonction depuis avril 2001. Il débutera un second mandat de quatre ans le 1er avril 2005.

Dans son discours d’ouverture, Båge avait mis en exergue l’importance des progrès du FIDA au cours des quatre dernières années et décrit son plan futur de renforcement de l’organisation et son programme de travail.

La réunion de cette année a lancé le processus de consultation pour la 7eme reconstitution de fonds de l’organisation. Tous les trois ans les représentants des Etats membres, en concertation avec les dirigeants de l’organisation prennent des engagements visant à reconstituer les ressources du Fonds.

Prés de la moitié des ressources du FIDA proviennent de ces contributions volontaires.

Dans son message au Conseil, Gianfranco Fini, Vice premier ministre italien et ministre des affaires étrangères, a annoncé la plan de son gouvernement en vue d’accorder une contribution supplémentaire de 5 millions d’euros pour soutenir le programme du FIDA sur la micro finance.

La micro finance est un moyen puissant et efficace de lutter contre la pauvreté dans les zones rurales. Un modique prêt de quelques centaines de dollars octroyé à une famille pauvre peut lui permettre de faire l’acquisition de bétail ou monter une petite entreprise ; ce qui peut signifier le début d’une vie productive et décente. 75% des projets du FIDA sont pourvoyeurs de services de finance rurale ; le Fonds travaille avec de nombreuses institutions pour développer des mécanismes de financement répondant aux besoins des ruraux pauvres.


Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l’élimination de la pauvreté rurale dans les pays en développement. Les trois-quarts de la population la plus pauvre de la planète – 900 millions de femmes, d’enfants et d’hommes – vivent en milieu rural et dépendent, pour subsister, de l’agriculture et d'activités connexes. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA s'emploie avec les gouvernements à élaborer et financer des projets et programmes qui mettent les ruraux pauvres en mesure de vaincre par eux-mêmes la pauvreté.

Près de 200 projets et programmes d’élimination de la pauvreté rurale représentant un montant total de 6,5 milliards de USD sont actuellement appuyés par le FIDA. Le Fonds a investi dans ces initiatives quelque 3 milliards de USD. Le cofinancement provient des gouvernements, des bénéficiaires, de donateurs multilatéraux et bilatéraux et d’autres partenaires. À plein régime, ces projets et programmes aideront plus de 100 millions de femmes et d’hommes ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie et celles de leur famille. Depuis 1978, le FIDA a investi quelque 8,5 milliards de USD dans 676 projets et programmes qui ont permis à plus de 250 millions de ruraux pauvres de mener avec leurs familles une existence meilleure.