Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD 31/05

Rome, 13 juillet 2005 - Plus de 190 000 personnes vivant dans les zones montagneuses isolées d'une des régions les plus pauvres de l'Algérie bénéficieront d'un nouveau projet de développement rural d'un montant de 40 millions de USD, financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et le Gouvernement algérien.

Le FIDA consentira un prêt d'environ 11,8 millions de USD. L'accord de prêt a été signé aujourd'hui à Rome, au siège du FIDA, par M. Lennart Båge, Président du FIDA, et par M. Mokhtar Reguieg, Ambassadeur d'Algérie en Italie et Gouverneur suppléant auprès du FIDA.

Le projet, d'une durée de sept ans, concerne la zone des monts des Traras et de Sebaa Chioukh, dans le nord de la wilaya de Tlemcen. Il entend lutter contre la pauvreté en aidant les habitants, et notamment les familles de petits exploitants, les femmes et les jeunes chômeurs, à améliorer leurs conditions de vie par le biais d'une série d'initiatives, dont la gestion améliorée des ressources naturelles.

Selon les derniers chiffres, la zone d'intervention connaît des taux de chômage de l'ordre de 40 à 60% (contre une moyenne nationale de 24%), lesquels sont particulièrement élevés chez les jeunes.

Cette zone rurale montagneuse a durement souffert dans les années 90 avec l'exode d'une partie de sa population pour cause d'insécurité et l'aggravation de la pauvreté qui s'est ensuivie. Beaucoup d'exploitants ont perdu leurs biens et leurs équipements.

Les habitants commencent à revenir sur les terres qu'ils avaient dû abandonner, et l'un des buts du projet sera de les aider à relever leur exploitation. Plus de 10 000 ménages (soit environ 60 000 personnes) bénéficieront des activités de développement agricole - réparation des petits ouvrages d'irrigation et amélioration de la production animale et végétale. Les pistes rurales seront remises en état pour que les communautés aient accès aux marchés, aux services sociaux et à l'assistance technique. Les bénéficiaires du projet, notamment les petits exploitants, les femmes et les jeunes, auront également accès aux services financiers locaux. La création de microentreprises rurales les aidera à diversifier et élargir leurs sources de revenus.

Le renforcement des organismes et pouvoirs locaux sera l'un des axes majeurs du projet, qui entend donner aux bénéficiaires les moyens de devenir véritablement les acteurs de leur propre développement.


Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l'élimination de la pauvreté rurale dans les pays en développement. Les trois quarts de la population la plus pauvre de la planète - 800 millions de femmes, d'enfants et d'hommes - vivent en milieu rural et dépendent, pour subsister, de l'agriculture et d'activités connexes. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA s'emploie avec les gouvernements à élaborer et financer des projets et programmes qui mettent les ruraux pauvres en mesure de vaincre par eux-mêmes la pauvreté.

Le FIDA finance actuellement 192 projets et programmes axés sur l'élimination de la pauvreté rurale qui représentent au total un montant de 6,5 milliards de USD. Le Fonds a investi quelque 2,8 milliards de USD dans ces initiatives. Le reste des financements provient des gouvernements, des bénéficiaires, des donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres partenaires. À plein régime, ces projets et programmes aideront plus de 100 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs familles. Depuis 1978, début de ses activités, le FIDA a investi près de 8,7 milliards de USD dans 690 projets et programmes qui ont permis à plus de 250 millions de ruraux pauvres de mener avec leurs familles une existence meilleure. Dans les pays concernés, les gouvernements et autres sources de financement, y compris les bénéficiaires des projets, ont apporté une contribution de quelque 8,4 milliards de USD, auxquels sont venus s'ajouter environ 6,9 milliards de USD fournis par les donateurs multilatéraux et bilatéraux, et par d'autres partenaires.