Communiqué nº: IFAD/37/06
Rome, le 22 mai 2006 - Une meilleure distribution des semences, l'introduction de boutures résistantes aux maladies, le renforcement de l'accès aux marchés et le développement d'une offre de services financiers figurent parmi les bénéfices envisagés dans le cadre d'un nouveau programme de développement visant à réhabiliter certaines des zones rurales les plus pauvres du Congo.
Le projet de développement rural dans les départements du Niari, de la Bouenza et de la Lékoumou sera financé en partie au moyen d'un prêt de 8,4 millions de USD du Fonds international de développement agricole (FIDA). L'accord de prêt a été signé aujourd'hui au siège du FIDA, à Rome, par le Président du FIDA, Lennart Båge, et Madame le Ministre de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche du Congo, Jeanne Dambendjet.
Le Fonds de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole pour le développement international (Fonds OPEP) cofinance le projet à hauteur de 7,5 millions de USD.
Le Congo dispose de vastes ressources naturelles dont les principales sont le pétrole, l'eau, le bois et les terres arables, mais la mauvaise gestion des années 80 et les conflits des années 90 ont provoqué un déclin progressif des perspectives du pays. Depuis la fin de la guerre en 1999, le redressement économique a été lent. Bien que le Congo soit le troisième pays exportateur de pétrole de l'Afrique, les revenus qui en découlent sont distribués de manière très inégale et la pauvreté extrême est répandue, en particulier dans les zones rurales.
Les petites exploitants assurent plus de 90 % de la production alimentaire du Congo en ayant recours à des méthodes traditionnelles. Malgré cela, le développement agricole a été négligé et la production ne satisfait pas la demande. Le potentiel du pays est en grande partie sous-exploité. En effet, moins de 2 % des terres arables sont actuellement cultivées.
La population des départements du Niari ,de la Bouenza et de la Lékoumou se compose principalement de paysans pratiquant une agriculture de subsistance et disposant d'un accès limité aux marchés et aux ressources financières. Les femmes et les jeunes sont particulièrement vulnérables.
Le projet soutiendra la réhabilitation de l'infrastructure routière et améliorera l'accès aux marchés. La distribution de semences et de matériel végétal améliorés sera renforcée, en particulier les boutures de manioc résistantes aux maladies. Le projet sera réalisé en collaboration avec des organisations paysannes pour renforcer leur capacité de gestion et de négociation.
Le projet adoptera une démarche participative dans la programmation et la mise en œuvre, en accordant une attention particulière à l'expression des besoins de la part des groupes vulnérables et marginalisés.
Quelques 160 000 personnes profiteront des infrastructures améliorées et des activités de renforcement de leur autonomie et près de 15 000 ménages bénéficieront directement des activités du projet.
Ce projet porte à cinq le nombre de prêts accordés par le FIDA au Congo, pour un investissement total de 37,6 millions de USD.
Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l'élimination de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA élabore et finance des projets qui permettent aux ruraux pauvres d'échapper par eux-mêmes à la pauvreté. Plus de 187 projets et programmes d'élimination de la pauvreté rurale représentant un montant total de 6,2 milliards de USD sont actuellement soutenus par le FIDA, qui a investi quelque 2,9 milliards de USD dans ces initiatives. Les gouvernements, les bénéficiaires, des donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres partenaires cofinancent ces activités qui, à plein régime, aideront près de 80 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à améliorer leur sort et celui de leur famille. Depuis le début de ses opérations, en 1978, le FIDA a investi près de 9,0 milliards de USD dans 705 projets et programmes qui ont aidé près de 300 millions de ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie.
Dans les pays concernés, les gouvernements et d'autres sources de financement, y compris les participants aux projets, ont contribué à hauteur de près de 8,8 milliards de USD, tandis que les donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres bailleurs de fonds ont assuré 7,0 milliards de USD de cofinancement.