Enabling poor rural people
to overcome poverty



Release number IFAD/43/06

Une illustration de la coopération sur le terrain des trois agences de l'ONU

Accra/Rome, 5 décembre 2006 – A l'heure où il est question de réformes et de cohérence, les chefs des trois institutions des Nations Unies basées à Rome et s’occupant d’alimentation et d’agriculture ont montré leur détermination à renforcer les efforts communs de réduction de la faim et de la pauvreté en se rendant cette semaine dans la région septentrionale du Ghana.

Au Ghana, la FAO, le FIDA (Fonds international pour le développement agricole) et le PAM (Programme alimentaire mondial) ont examiné des initiatives communes pour aider le gouvernement à étendre la sécurité alimentaire à l’ensemble de la population.

“Au nombre de ces initiatives figure le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA), qui sera converti en programme national. Figurent aussi les écoles pratiques d’agriculture ainsi que des stratégies et des programmes d'investissements dans les secteurs de l'alimentaire et de l'agriculture”, a déclaré M. Jacques Diouf, Directeur général de la FAO, durant sa visite aux projets de développement.

“Avec la juste volonté politique, on assistera à de nombreuses “success stories” en Afrique. Je pense que nous devons tirer des leçons de cette victoire au Ghana”, a ajouté M. Diouf.

Objectif atteint

Le Ghana, avec une population de 21 millions d’habitants, est parmi les premiers pays d’Afrique subsaharienne à avoir atteint, et même dépassé, l'objectif du Sommet mondial de l’alimentation de 1996 de réduire de moitié le nombre de personnes sous-alimentées d’ici à 2015.

Entre 1990-92 et 2001-2003, leur nombre a chuté de 5,8 millions à 2,4 millions - soit un recul de 59 %.

Toutefois, il reste des poches d’insécurité alimentaire dans certaines zones, y compris la région du Nord autour de Tamale, qu’ont visitée les dirigeants des trois institutions des Nations Unies.

La FAO, le FIDA et le PAM partagent une même vision: instaurer la sécurité alimentaire grâce à une stratégie comprenant, d'une part, la fourniture à court terme d’une assistance aux ménages sous-alimentés (nutrition, éducation, santé) et, d'autre part, la création de moyens d’existence à moyen et à long terme grâce au développement agricole et rural.

Programmes de nutrition scolaires

Les nouvelles sont moins positives pour de nombreux autres pays de la sous-région qui abritent un tiers environ des personnes souffrant de faim chronique dans le monde.

“La faim et la malnutrition font le plus grand nombre de victimes parmi les enfants'', a déclaré le Directeur exécutif du PAM, M. James Morris.

''Le plus gros impact nutritionnel peut être atteint en intégrant des programmes d’alimentation scolaire avec des interventions précoces de survie et de développement.

''Nous nous félicitons de l’engagement du Ghana à lancer un programme national d’alimentation scolaire et à soutenir les programmes de nutrition et d’éducation des enfants en bas âge parrainés par le PAM, en s’appuyant sur la production locale qui stimule les marchés pour les agriculteurs du Ghana, dont beaucoup souffrent d’insécurité alimentaire'', a ajouté M. Morris.

Investir dans l'agriculture

Les trois quarts du 1,1 milliard de personnes totalement démunies de la planète vivent en milieu rural et dépendent de l’agriculture et d’activités connexes pour survivre.

“Investir dans l’agriculture et le développement rural ne peut qu’accroître le niveau de vie des femmes, enfants et hommes ruraux pauvres, mais cela peut également stimuler la croissance économique de toute une région”, a affirmé M. Lennart Båge, Président du FIDA.

“Les programmes de pauvreté rurale peuvent également doper l'efficacité d’autres organisations qui s’occupent d’éducation, de santé, de gouvernance et d’autres services”.

Stratégie commune

  • Parmi les objectifs de collaboration communs aux trois organismes, citons les points ci-après:
  • soutenir le développement local et la bonne gouvernance ainsi que les groupements de femmes
  • encourager le Programme d’alimentation scolaire du Ghana pour améliorer la nutrition et l’éducation à l’aide d’aliments produits sur place dans les jardins potagers scolaires et familiaux et par les petits agriculteurs
  • garantir une production vivrière durable, en particulier de céréales, racines et tubercules, qui contribuent de plus en plus à la sécurité alimentaire nationale
  • améliorer les infrastructures agricoles et hydrauliques pour le développement de petits périmètres d’irrigation et d’entreprises rurales en faveur des pauvres
  • promouvoir, par l’Alliance internationale contre la faim, une initiative des trois organisations de Rome et de leurs partenaires, à savoir une Alliance nationale ghanéenne contre la faim destinée à sensibiliser davantage à la réduction de la pauvreté et à la sécurité alimentaire par différents groupes comprenant les médias, le secteur privé, la société civile, le monde universitaire et les organisations locales.

Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l’élimination de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA élabore et finance des projets qui permettent aux ruraux pauvres d’échapper par eux-mêmes à la pauvreté. Plus de 188 projets et programmes d’élimination de la pauvreté rurale représentant un montant total de 6,3 milliards de USD sont actuellement soutenus par le FIDA, qui a investi quelque 2,9 milliards de USD dans ces initiatives. Les gouvernements, les bénéficiaires, des donateurs multilatéraux et bilatéraux et d’autres partenaires cofinancent ces activités qui, à plein régime, aideront près de 85 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à améliorer leur sort et celui de leur famille. Depuis le début de ses opérations, en 1978, le FIDA a investi près de 9,2 milliards de USD dans 716 projets et programmes qui ont aidé près de 301 millions de ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie. Dans les pays concernés, les gouvernements et d'autres sources de financement, y compris les participants aux projets, ont contribué à hauteur de près de 8,9 milliards de USD, tandis que les donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres bailleurs de fonds ont assuré 7,0 milliards de USD de cofinancement.