Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD/04/07

Rome, 9 février 2006 – Un projet de développement d’un coût de 36 millions de USD va aider les villageois de la région de Maradi, au Niger, à développer les ressources humaines et financières dont ils disposent pour faire face à des catastrophes naturelles récurrentes, lutter contre la malnutrition, accroître leur revenu et améliorer la productivité de leurs cultures et de leurs activités d’élevage.

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) fournira un prêt de 15,25 millions de USD et un don de 400 000 USD pour contribuer au financement de cette initiative de réhabilitation et de développement agricole et rural.

Les accords concernant ce prêt et ce don ont été signés aujourd’hui au siège du FIDA par Mme Ausseil Mireille Fatouma, Ambassadeur de la République du Niger, et par le Président adjoint du FIDA chargé des affaires extérieures, M. Matthew Wyatt.

Le Gouvernement du Niger apportera une contribution de 4,15 millions de USD au projet qui bénéficiera en outre de financements versés par le Programme alimentaire mondial (2,10 millions de USD), le Fonds belge de survie (5,71 millions de USD) et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (6,36 millions de USD).

Le projet a pour objectif d’accroître les revenus des ménages ruraux pauvres, d’améliorer les services de base comme la distribution d’eau et l’éducation, de créer des cantines dans les écoles et de renforcer les capacités des communautés rurales et des pouvoirs publics en matière de prévention et de gestion des crises, notamment en cas d’infestation des cultures et de sécheresse.

Environ 340 000 paysans pauvres bénéficieront de ce projet. Dans les villages les plus exposés à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire, des équipes seront chargées, après avoir reçu une formation, d’effectuer un recensement et d’évaluer l’impact de la pauvreté sur les individus, les familles et la collectivité. Sur la base de ce recensement seront ensuite définies les activités à mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie dans la région.

Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde et la province de Maradi, qui représente trois pour cent du territoire national mais vingt pour cent de la population, se caractérise par la plus forte concentration de ruraux pauvres et par un taux de malnutrition de cinquante pour cent chez les enfants de moins de cinq ans. Après les attaques de criquets en 2004 et les pluies insuffisantes de la saison 2005, le pays a connu huit mois de sécheresse durant lesquels le ralentissement de l’activité économique et le déstockage ont accru la pauvreté.

Depuis le début de ses opérations, en 1978, le FIDA a accordé 94,79 millions de USD au Niger, sous forme de prêts et de dons, pour la réalisation de sept projets et programmes.


Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l'élimination de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA élabore et finance des projets qui permettent aux pauvres d'échapper par eux-mêmes à la pauvreté. À l'heure actuelle, 196 projets et programmes d'élimination de la pauvreté rurale sont soutenus par le FIDA, et représentent un total de 6,6 milliards de USD. Le FIDA a investi plus de 3,1 milliards de USD dans ces initiatives. Les gouvernements, les bénéficiaires, des donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres partenaires cofinancent ces activités. À plein régime, ces programmes aideront près de 89 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à améliorer leur sort et celui de leur famille. Depuis le début de ses opérations, en 1978, le FIDA a investi 9,5 milliards de USD dans 732 programmes et projets qui ont aidé plus de 300 millions de ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie. Dans les pays concernés, les gouvernements et d'autres sources de financement, y compris les participants aux projets, ont contribué à hauteur de 9,0 milliards de USD, tandis que les donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres bailleurs de fonds ont assuré 7,1 milliards de USD de cofinancement.