Communiqué nº:IFAD/06/07
Rome, Mercredi 14 Février— Le Premier ministre de la République du Mozambique, Luisa Dias Diogo, a prononcé un discours à l’occasion de la 30ème session du Conseil des Gouverneurs du Fond International pour le développement agricole (FIDA) au Palais des Congrès. D’autres personnalités ont de même participé à la séance: le Ministre de l'Economie et des Finances italien, Tommaso Padoa-Schioppa; le Secrétaire général du Conseil de coopération des Etats du Golfe (CCG), Abdul Rahman Bin Hamad Al-Attiyah; et le Directeur général du Fonds pour le développement international de l’OPEP, Suleiman J. Al-Herbish.
Dans son allocution d’ouverture, le Président du FIDA Lennart Båge a souligné que le programme de travail de l’organisation a, en 2006, remporté un grand succès. Il a ensuite expliqué quels sont les projets et les objectifs que l’organisation se préfixe pour le futur: remettre l’agriculture et le développement rural au centre des intérêts prioritaires de la communauté internationale.
Le président de la session plénière a lu un message du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon dans lequel ce dernier souligne l’importance du mandat du FIDA dans la réalisation des objectifs du Millénaire. Il précise: « Les projets financés par le FIDA ne contribuent pas uniquement à réduire la pauvreté dans les milieux ruraux – où vivent les trois quarts des populations les plus pauvres – mais représentent une leçon pour tous les acteurs engagés dans la lutte globale pour l’éradication de la pauvreté et la faim dans le monde. »
Emploi et moyens de subsistance dans les milieux ruraux sont les problématiques centrales affrontées lors du Conseil des Gouverneurs qui a lieu les 14-15 Février à Rome.
Les délégués représentant les 165 Etats-membres du FIDA participent aux travaux.
Dans son discours, le Premier ministre du Mozambique, Luisa Dias Diogo, a déclaré que le FIDA et la Banque africaine de développement – deux des agences internationales les plus engagées dans le développement du continent africain — ont joué un rôle majeur dans le développement du Mozambique.
Luisa Dias Diogo a été un membre du Groupe d’experts créé pour réorganiser et revitaliser l’ONU, groupe dont a aussi fait partie le Président du FIDA, Lennart Båge.
Dans son discours, Båge a informé les délégués que le FIDA a, en 2006, augmenté de 10% son programme de travail et que ce dernier va continuer à croître de 10% par an, pendant les trois prochaines années. Le FIDA prévoit d’investir environ 2 milliards de dollars pour la réalisation de 100 programmes et projets, pour un investissement total de 4 milliards de dollars.
“Nous réussirons ainsi à aider environ 50 millions d’autres personnes pauvres à travers le monde,” a précisé Båge.
“Nous sommes arrivés à la moitié du parcours avant la date limite que nous avons fixé et je devrais pouvoir être à même de vous dire que nous sommes sur la bonne voie, » a déclaré Båge.
« Aujourd’hui je devrais vous parler de notre plan d’action pour l’autre moitié du chemin. Mais je ne peux malheureusement pas le faire. En règle générale, je peux dire que nous sommes sur la bonne voie. Cependant, dans de nombreuses régions du monde nous ne le sommes pas encore. Si nous voulons affronter sérieusement le problème de la pauvreté, nous devons la combattre surtout dans les zones rurales du monde. »
L’année prochaine l’organisation fêtera le 30ème anniversaire de sa création et le lancement d’un nouveau programme de refinancement de l’Agence.
“Ce refinancement nous permettra de nous positionner dans la course pour la réalisation des Objectifs du Millénaire en vue de la date limite de 2015, et représentera un facteur décisif qui influencera notre contribution à ce niveau,» a ajouté Båge.
Le Directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondial (PAM) James T. Morris a été représenté par Sheila Sisulu, Directrice exécutive adjointe de l’Organisation. Sisulu a réitéré l’ambition du PAM de travailler plus étroitement avec le FIDA ainsi qu’avec d’autres agences des Nations Unies.
“Le PAM et le FIDA coopèrent déjà dans neuf pays, surtout dans le domaine du développement agricole et de la protection de l’environnement,” a rappelé Sisulu.
Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l'élimination de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA élabore et finance des projets qui permettent aux pauvres d'échapper par eux-mêmes à la pauvreté. À l'heure actuelle, 185 projets et programmes d'élimination de la pauvreté rurale sont soutenus par le FIDA, et représentent un total de 6,6 milliards de USD. Le FIDA a investi plus de 3,1 milliards de USD dans ces initiatives. Les gouvernements, les bénéficiaires, des donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres partenaires cofinancent ces activités. À plein régime, ces programmes aideront près de 89 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à améliorer leur sort et celui de leur famille. Depuis le début de ses opérations, en 1978, le FIDA a investi 9,5 milliards de USD dans 732 programmes et projets qui ont aidé plus de 300 millions de ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie. Dans les pays concernés, les gouvernements et d'autres sources de financement, y compris les participants aux projets, ont contribué à hauteur de 9,0 milliards de USD, tandis que les donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres bailleurs de fonds ont assuré 7,1 milliards de USD de cofinancement.