Le Directeur général du Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), Suleiman J. Al-Herbish, a invité les nations du G7 à accorder autant d’importance aux Objectifs du Millénaire pour le développement qu’aux problématiques de la sécurité énergétique, du réchauffement global et de l’allégement de la dette extérieure des pays en voie de développement
Rome, 14 Février 2007- Suleiman J. Al-Herbish, le Directeur général du Fonds de l’OPEP pour le développement international, a prononcé un discours lors de la session plénaire du 30ème Conseil des Gouverneurs du Fonds International pour le développement agricole (FIDA). Il a déclaré: “Cela aiderait certainement notre cause si le G7 accordait autant d’importance aux OMD qu’à la sécurité énergétique, au réchauffement global et à l’allégement de la dette extérieure des pays en voie de développement.»
Al-Herbish a en outre souligné, «Si l’on veut réellement réaliser les objectifs du Millénaire avant la date limite de 2015, nous devons absolument prendre en considération et répondre efficacement aux besoins des ruraux pauvres.»
Al-Herbish a voulu mettre l’accent sur trois défis liés au développement des régions rurales les plus pauvres au monde: la nécessité d’accroître l’efficacité des programmes de soutien conçus pour le secteur rural; la nécessité de protéger les ruraux pauvres des effets pervers de la globalisation; la nécessité de contourner les obstacles liés à l’environnement en adaptant les pratiques fermières.
Il a de même ajouté que «les changements climatiques ont rendu encore plus difficiles les conditions de vie des ruraux pauvres pour lesquels l’agriculture – le seul type de subsistance qu’ils connaissent – doit être préservée à tout prix. Cela signifie qu’il faut combattre les changements climatiques mais aussi trouver les moyens de s’y adapter. »
Le Fonds OPEP pour le développement international est une institution financière intergouvernementale de développement, créée en 1976 par les 13 états-membres de l’OPEP de l’époque.
A la fin de 2006, la somme totale des investissements mis à disposition par l’OFID pour l’assistance au développement dépassait les 8.6 milliards de dollars américains.
Les Etats membres de l’OPEP ont été fondamentaux dans la création à la fois du FIDA et de l’OFID en 1977 et en 1976, mettant en place les prémisses d’un partenariat unique qui dépasse la simple coopération financière. Jusqu’à ce jour, le FIDA et L’OFID ont mis en place 60 programmes conjoints d’assistance.
Actuellement, les 12 Etats-membres de l’OFID sont l’Algérie, le Gabon, l’Indonésie, la République Islamique d’Iran, l’Irak, le Kuwait, la Libye, le Nigéria, le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et le Vénézuela.
Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l'élimination de la pauvreté et de la faim dans les zones rurales des pays en développement. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA élabore et finance des projets qui permettent aux pauvres d'échapper par eux-mêmes à la pauvreté. À l'heure actuelle, 185 projets et programmes d'élimination de la pauvreté rurale sont soutenus par le FIDA, et représentent un total de 6,6 milliards de USD. Le FIDA a investi plus de 3,1 milliards de USD dans ces initiatives. Les gouvernements, les bénéficiaires, des donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres partenaires cofinancent ces activités. À plein régime, ces programmes aideront près de 89 millions de ruraux pauvres, femmes et hommes, à améliorer leur sort et celui de leur famille. Depuis le début de ses opérations, en 1978, le FIDA a investi 9,5 milliards de USD dans 732 programmes et projets qui ont aidé plus de 300 millions de ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie. Dans les pays concernés, les gouvernements et d'autres sources de financement, y compris les participants aux projets, ont contribué à hauteur de 9,0 milliards de USD, tandis que les donateurs multilatéraux et bilatéraux et d'autres bailleurs de fonds ont assuré 7,1 milliards de USD de cofinancement.