Communiqué de presse IFAD/12/08
Rome, 13 février 2008 - Dans son discours d’ouverture au trente-et-unième Conseil des Gouverneurs du FIDA, réuni à Rome les 13 et 14 février, le président Lennart Båge, a invité la communauté internationale à investir davantage dans le soutien aux petits exploitants agricoles des pays en voie de développement. Ceci afin de permettre à ces derniers de mieux combattre la pauvreté, résister aux changements climatiques et tirer profit de la hausse mondiale des prix agricoles “Leurs vies, et partant, notre futur, en dépendent” a souligné le Président devant les représentants de 164 nations membres du FIDA.
“Nous pouvons aider les populations pauvres des zônes rurales à résoudre ces problèmes: leur capacité à abandonner ou non le carbone dépend des possibilités et des subventions qui leur seront offertes ”.
Dans ces pays en voie de développement, les gouvernements ont terriblement réduit leurs aides à l’agriculture: leur montant, évalué à 18% du total des aides en 1979, n’était plus que de 2,9% en 2006! Et l’ínquiétude produite par les changements climatiques rend encore plus urgent le soutien de ces gouvernements au développement viable en zône rurale.
“Il va falloir finalement payer le juste prix du développement, a conclu le Président BAGE, il nous faut augmenter les aides et investir davantage en privilégiant les investissements et les énergies “propres”.
Le FIDA a été créé il y 30 ans pour s'attaquer à la pauvreté rurale, principale conséquence des sécheresses et des famines du début des années 70. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 10 milliards de USD sous forme de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, aidant ainsi plus de 300 millions de femmes et d'hommes vivant dans une grande pauvreté en milieu rural à accroître leurs revenus et à faire vivre leur famille.
Le FIDA est une institution financière internationale et une institution spécialisée des Nations Unies. Il représente un partenariat mondial entre l'OCDE, l'OPEP et d’autres pays en développement. Le Fonds soutient actuellement plus de 200 programmes et projets dans 84 pays en développement.