Responsables des projets et programmes, experts du développement agricole et rural et fonctionnaires du FIDA discutent de l’accès au marché et de l’intégration de l’agiculture et de l’élevage comme moyens d’améliorer la productivité agricole.
Bujumbura, le 16 novembre 2009. Le Fonds international de développement agricole (FIDA) organise du 16 au 19 novembre 2009 à Bujumbura, Burundi, un atelier régional sur l’exécution de ses projets et des programmes en Afrique de l’Est et Australe. L’objectif de cet atelier est d’améliorer la mise en oeuvre des projets et projets financés par le FIDA.
Le thème principal de ces assises régionales porte sur l’amélioration de la productivité agricole pour répondre aux besoins du marché. Il s’agit pour les quelque 200 participants venus de toute la région, de s’apesantir sur les questions de l’accès au marché et de durabilité d’une part et d’intégration de l’agriculture et de l’élevage d’autre part, pour améliorer la productivité agricole.
La cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée au Centre des conférences CELEXON de Bujumbura le 16 novembre 2009, était présidée par Mme Clotilde Nizigama, Ministre des Finances du Burundi, en présence de Mme Mercy Miyang Tembon, Représentante résidente de la Banque mondiale, de M. Youssef Mahmoud, Représentant exécutif du Secrétaire Général des Nations Unies et de M. Ides de Willebois, Directeur de la Division Afrique de l’Est et Australe du FIDA. Les représentants du Programme alimentaire mondial et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation ont également pris part à cette cérémonie.
« Un appui financier plus musclé est requis pour qu’il y ait plus d’investissements et de richesses en milieu rural » a déclaré Mme Nizigama. La Ministre des Finances du Burundi a salué les résultats déjà obtenus par les programmes financés par le FIDA au Burundi, soulignant que « même pendant les moments les plus difficiles, le FIDA n’a jamais cessé d’accorder ses appuis financiers au Burundi »
Selon Ides de Willebois, « les effets induits par les changements climatiques rendent plus urgente la conduite d’actions appropriées axées sur l’amélioration des techniques culturales, une meilleures gestion de la fertilité des sols et de la gestion améliorées de l’eau et des sols ». Les objectifs poursuivis par l’atelier sont précisément de contribuer à ces efforts en cours. Cela permettra, outre d’appuyer et d’accroître les performances de l’agriculture, d’améliorer les conditions de vie des populations rurales pauvres. « Nous appuyons le développement des savoirs, partant des projets, au niveau national, régional et dans les forums mondiaux pour s’assurer que les décisions politiques prennent en compte et répondent aux besoins des populations rurales pauvres » a ajouté le Directeur de la Division Afrique de l’Est et Australe du FIDA.
Le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies a relevé que « la tenue de cet évènement aujourd’hui ne pouvait mieux tomber, au moment où, à Rome, la communauté internationale participe au Sommet mondial sur l’alimentation ». Pour Youssef Mahmoud, « cela prouve, une fois de plus, le rôle primordial de l’agriculture dans le processus de développement économique et social en général, et en particulier de maintien de la préservation de la paix dans ce monde d’aujourd’hui ».
A la Banque mondiale, on estime qu’environ 2,3 milliards de personnes supplémentaires devront être être nourries à l’horizon 2050.
Ces chiffres et d’autres, montrent que “de toute évidence, les tensions sur les prix des denrées alimentaires et accélèrent la poursuite de la déforestation au profit de l’expansion des superficies des cultures” a souligné Mercy Miyang Tembon. Selon la Représentante résidente de la Banque mondiale au Burundi, il est dès lors “plus qu’indispensable d’accroître substanciellementla productivité agricole en combinant tous les facteurs de production clés”.
Au cours de leurs travaux, les participants à l’atelier de Bujumbura vont échanger autour de leurs expériences relatives à l’exécution de leurs projets et programmes dans les pays de l’Afrique de l’Est et Australe et notamment identifier les contraintes à la bonne exécution de ces projets et programmes ainsi que les bonnes pratiques en matière de développement rural.
Communiqué de presse n°: FIDA/55/09
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) œuvre aux côtés des populations rurales pauvres afin de leur permettre de cultiver et de vendre davantage de produits vivriers, d’accroître leurs revenus et de déterminer le cap de leur propre existence. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 11 milliards d’USD sous forme de dons et de prêts à faible taux d’intérêt octroyés à des pays en développement, permettant ainsi à quelque 340 millions de personnes de se libérer par eux-mêmes de la pauvreté. Le FIDA est une institution financière internationale et une organisation spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Rome – la plateforme alimentaire et agricole des Nations Unies. Il représente un partenariat unique, regroupant 165 membres, entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), d’autres pays en développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).