Enabling poor rural people
to overcome poverty



La réunion annuelle du FIDA se conclut avec un appel à une majeure implication des jeunes dans l'agriculture et la croissance économique

Rome, le 20 février 2011 – Le Conseil des Gouverneurs du FIDA se conclut après deux jours de débats. Il a pris la ferme décision d'exploiter l'énergie et les capacités des jeunes pour venir à bout de la pauvreté des zones rurales.

Les délégués de 167 États membres du FIDA ont écouté d'importantes personnalités internationales, de jeunes leaders et des représentants gouvernementaux de haut rang. Ils ont tous souligné l'importance de renforcer la petite agriculture et de soutenir et encourager les jeunes ruraux afin d'assurer la sécurité alimentaire.

Lors de son discours d'ouverture, hier, le Président du FIDA, Kanayo F. Nwanze, a dit aux délégués que le Fonds est en train d'entreprendre des démarches afin de créer des économies rurales plus vibrantes, qui en retour encourageront les efforts de l'institution dans la lutte contre la pauvreté rurale. «Les programmes et projets que nous soutenons sont en train de créer les conditions pour les petits agriculteurs et autres ruraux pauvres de devenir des entrepreneurs dans les nouveaux marchés en évolution.»

Dans son allocution, Kofi Annan, Président de l'Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) et ancien Secrétaire général des Nations Unies, a parlé des récents progrès du développement agricole africain et a dit que « le continent a le potentiel de nourrir non seulement ses propres citoyens  mais aussi d'aider à créer un système global de sécurité alimentaire.»

La princesse Haya Al Hussein, Messagère de la Paix pour les Nations Unies et femme du Vice-président et Premier ministre des Emirats Arabes Unis, a demandé aux délégués de redoubler leurs efforts pour éradiquer la faim dans le monde. Elle a également félicité le FIDA pour l'intérêt qu'il porte à la question des femmes et des jeunes des milieux ruraux.

Le débat intitulé "nourrir les générations futures :  jeunes ruraux d'aujourd'hui – agriculteurs prospères et productifs de demain" a été modéré dans l'après-midi par Tumi Makgabo ancienne présentatrice de la CNN International. Il a permis de discuter des défis critiques auxquels les jeunes ruraux font face et comment leur énergie peut servir à créer des économies rurales plus dynamiques.

Aujourd'hui, une série de tables rondes a eu lieu pour approfondir les expériences des jeunes ruraux des pays en voie de développement dans quatre régions du monde.

Jeunes hommes d'affaires prospères au Proche-Orient 

Une table ronde se concentrant sur le Proche-Orient, l'Afrique du Nord et l'Europe a présenté l'exemple de plusieurs jeunes entrepreneurs qui, à partir de petits prêts de lancement octroyés par le FIDA et les programmes gouvernementaux de développement rural ont pu bâtir des entreprises fructueuses dans leurs communautés.

Hannan Mohammad Hazaa Al-Bsoul, a raconté son expérience de partenariat avec une association d'aide à la création d'entreprises dans son village rural qui lui a permis d'ouvrir un petit magasin de vêtements de femme et d'accessoires. «Mon but est d'en faire une entreprise à grande échelle qui emploiera un grand nombre de personnes, " a-t-elle dit.

Abdulla Al Dani, jeune entrepreneur de la Syrie, a déjà rencontré tel succès. Il a décrit comment il a fait fructifier son prêt initial de 1,000 USD reçu d'un programme soutenu par le FIDA. Son activité prospère d'illustration sur mosaïque et pierre compte maintenant 250 employés. «Je prévoie de continuer à accroitre mes activités et d'embaucher plus de personnes afin d'élever mon activité au rang international, »a-t-il dit.

L'ensemble des témoignages a permis d'identifier plusieurs obstacles clés au succès.  Outre le manque de stabilité financière de leurs clients, la difficulté d'identifier et d'accéder aux marchés susceptibles de vendre leur produits les freinent. Ils ont aussi besoin d'obtenir une couverture pour la retraite et d'autres formes de protection sociale et de s'associer à d'autres jeunes hommes d'affaires ruraux afin de défendre leurs intérêts communs.

L'Asie et le Pacifique : d'un exode rural à un exode urbain

Durant le débat consacré aux régions de l'Asie du Pacifique, de jeunes intervenants ont insisté sur comment rendre les zones rurales attractives pour les jeunes et leur donner l'envie d'y travailler et d'y vivre. La migration vers la ville deviendrait ainsi un choix et non plus une nécessité. «Nous devons améliorer la qualité de vie des jeunes ruraux et leur donner les mêmes chances que les jeunes urbains. Nous devons relier les zones rurales aux villes," a déclaré M. Harsha de Silva, économiste spécialiste du développement du Sri Lanka, entrepreneur prospère et membre du Parlement de son pays.»

«L'agriculture ne devrait pas être le dernier choix d'emploi pour les jeunes ruraux. Nous devons changer cette pensée si nous voulons obtenir la sécurité alimentaire,» a dit Soane Patolo, Directeur général du programme d'intégration des innovations en matière de développement rural dans le Tonga (MORDI) financé par le FIDA.

Donner des raisons aux jeunes de rester et prospérer dans l'Afrique rurale

Durant la table ronde consacrée à l'Afrique sub-saharienne il est clairement apparu nécessaire de donner des raisons aux jeunes ruraux de rester dans les campagnes. Pour Cesaria Kantarama, agricultrice et représentante de l'organisation des paysans du Rwanda, «les grands défis de l'agriculture actuelle sont de stopper l'exode rurale et de permettre aux jeunes de développer leur  activité et d'être bien là où ils sont.»

Les intervenants ont tous concordé que le principal problème que les pays doivent affronter est le manque de moyens et la difficultés d'accès aux terres cultivables. Ali Neino, secrétaire général du groupe Inter -villages et Président du groupe consultatif "Dana Gana'in Dan Saga" au Niger , a précisé que la plupart des jeunes agriculteurs nigériens possèdent moins d'un hectare de terrain.

Soutenir les jeunes ruraux des micro entreprises en Amérique latine et aux Caraïbes

De jeunes entrepreneurs ruraux  ont partagé leurs avis, expériences et pratiques lors d'un échange se concentrant sur la région de l'Amérique latine et les Caraïbes. Sandra Guadalupe Sandoval Orellana, directrice locale de la Coopérative de Los Tepemechines au Salvador, s'est lamentée de la difficulté que les jeunes entrepreneurs ruraux ont à s'insérer dans le monde des affaires. «Nous devons trouver un moyen de gagner notre visibilité. Nous avons très peu d'espace car nos ainés croient peu en nous.»

Et pour Dayana Rivera Rivas de l'Association des Petits Producteurs de Café de La Marina en Colombie, les jeunes hommes d'affaires «ont besoin d'aide pour accéder directement aux services financiers et aux marchés. Nous devons être vus comme offrant une occasion d'investir dans la croissance économique de notre zone.» 

Le Conseil des Gouverneurs, au cours de ses travaux, a approuvé l'adhésion des Républiques de l'Ouzbékistan et de la Hongrie comme pays membres par acclamation.

Un atelier de deux jours avec la participation d'environ 30 représentants des organisations des peuples indigènes a précédé le Conseil des Gouverneurs. L'atelier a abouti à la création d'un forum des peuples indigènes au FIDA. Le but principal du forum sera de faire participer les peuples indigènes aux discussions et programmes du FIDA qui ont un impact direct sur eux.

  • Pour en savoir plus sur la réunion annuelle du FIDA et prendre connaissance du programme détaillé des activités, prière de consulter le site web du FIDA à l’adresse www.ifad.org.
  • Pour obtenir les images de l’action du FIDA, prière de consulter la banque d'images du FIDA.
  • L’équipe du FIDA chargée de mettre des informations en ligne sur les réseaux sociaux vous fera vivre en direct le Conseil des gouverneurs. Rendez-vous sur Twitter et Facebook.

Communiqué de presse n°: IFAD/13/2011

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) œuvre aux côtés des populations rurales pauvres afin de leur permettre de cultiver et de vendre davantage de produits vivriers, d'accroître leurs revenus et de déterminer le cap de leur propre existence. Depuis 1978, le FIDA a investi plus de 12,5 milliards d'USD sous forme de dons et de prêts à faible taux d'intérêt octroyés à des pays en développement, permettant à plus de 370 millions de personnes de se libérer par elles-mêmes de la pauvreté. Le FIDA est une institution financière internationale et une organisation spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Rome – la plate-forme alimentaire et agricole des Nations Unies. Il s’agit d’un partenariat unique regroupant 167 pays: membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et autres pays en développement.