Le 3 octobre 2012 - Le Directeur Général de l’Agence Française de Développement (AFD), M. Dov Zerah, et le Président du Fonds International de Développement Agricole (FIDA), M. Kanayo F. Nwanze, ont signé mercredi 3 octobre 2012 un accord de partenariat pour une durée de trois ans renouvelable. Cette signature qui intervient le cadre de l’accord France-FIDA de 2006 formalise les nombreux projets de collaboration opérationnelle déjà existants entre les deux institutions.
L’AFD et le FIDA poursuivent des objectifs communs à savoir, l’appui au pays en développement à travers l’agriculture et le développement rural. Les deux institutions interviennent dans des aires géographiques et thématiques complémentaires et partagent une vision sectorielle et un souci d’une excellence opérationnelle au service des bénéficiaires, les ruraux pauvres.
D’ores et déjà engagées via le Fonds pour l’Agriculture Africaine (AAF), l’initiative pour le Développement de l’Agrobusiness et des Agroindustries (3ADI) et le cofinancement de programmes pays, les deux institutions vont développer de nouvelles collaborations opérationnelles autour de projets tels que : le financement des agriculteurs, le renforcement des organisations paysannes, les relations entre l’agriculture et l’environnement (changement climatique, biodiversité, qualité des eaux, etc.) et la diffusion de nouvelles techniques agricoles.
Exemple de collaboration mise en œuvre en 2012 : l’appui au développement d’assurances indicielles pour réduire l’insécurité alimentaire
L’AFD et le FIDA ont signé en avril 2012 une convention de financement pour appuyer le développement des assurances indicielles en Afrique de l’Ouest. Ces assurances contribuent à sécuriser les revenus des petits agriculteurs, particulièrement vulnérables aux aléas du climat. Elles peuvent ainsi améliorer les moyens de subsistance en milieu rural, et réduisent l’insécurité alimentaire. Un des objectifs est également d’améliorer l’accès au crédit en réduisant le risque de défaut vis-à-vis des institutions financières.
Depuis quelques années, en Inde et en Amérique Latine notamment, ces assurances de récolte ont été développées et mises à échelle. Les indemnisations sont calculées en fonction d’un indice prenant en compte l’impact des intempéries sur les rendements (ex : pluviométrie), et donc les revenus, sans qu’il soit nécessaire de constater les pertes parcelle par parcelle, processus long et couteux. Jusque-là, cependant, peu d’expériences ont concerné l’Afrique de l’Ouest. Le projet consiste à mettre en place des solutions techniques adaptées, via la technologie satellitaire, pour mesurer les impacts des aléas climatiques sur les récoltes.
Communiqué de presse No.: IFAD/57/2012
A propos de l’AFD
Établissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis soixante-dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique définie par le Gouvernement français. Présente sur quatre continents où elle dispose d'un réseau de 70 agences et bureaux de représentation dans le monde, dont 9 dans l'Outre-mer et 1 à Bruxelles, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète : scolarisation, santé maternelle, appui aux agriculteurs et aux petites entreprises, adduction d’eau, préservation de la forêt tropicale, lutte contre le réchauffement climatique. En 2011, l’AFD a consacré près de 6,9 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays en développement et en faveur de l’Outre-mer. Ils contribueront notamment à la scolarisation de 4 millions d’enfants au niveau primaire et de 2 millions au niveau collège, et à l’amélioration de l’approvisionnement en eau potable pour 1,53 million de personnes. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser près de 3,8 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an.
A propos du Fonds international de développement agricole
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) œuvre aux côtés des populations rurales pauvres afin de leur permettre de cultiver et de vendre davantage de produits vivriers, d’accroître leurs revenus et de déterminer le cap de leur propre existence. Depuis 1978, le FIDA a investi dans des projets 14 milliards d’USD environ sous forme de dons et de prêts à faible taux d’intérêt octroyés à des pays en développement, permettant à quelque 400 millions de personnes de se libérer par elles-mêmes de la pauvreté et favorisant ainsi la création de communautés rurales dynamiques. Le FIDA est une institution financière internationale et une agence spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Rome – la plateforme alimentaire et agricole des Nations Unies. Il représente un partenariat unique, regroupant 168 membres, entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), d’autres pays en développement et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).