Numéro 1 - Septembre 2005
Dans ce numéro
- Message du Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre
- Améliorer l’impact des projets et programmes du FIDA: l’atelier de Bamako
- FIDAFRIQUE: réseau de communication et de développement rural
- Financements: de nouveaux projets pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre
- Sao Tomé-et-Principe: les promesses du programme «cacao bio»
- Événements
Message du Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre
L’Afrique subsaharienne compte plus de la moitié de la population mondiale pauvre dont 62,5% vit en Afrique de l’Ouest et du Centre. La pauvreté y est essentiellement un phénomène rural. Aussi, le FIDA dont le mandat spécifique est de lutter contre la pauvreté rurale, a-t-il un rôle important à jouer. Ce bulletin d’information a pour objectif de créer une nouvelle dynamique d’échange avec l’ensemble de nos partenaires, autour des politiques et programmes de lutte contre la pauvreté dans la région.
En septembre 2000, lors du Sommet du Millénaire à New York, la communauté internationale s’est fixé des objectifs de développement précis à l’horizon 2015. Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) sont depuis lors le cadre de référence pour la réduction de la pauvreté dans le monde et pour mesurer les progrès réalisés au fil du temps. Le premier OMD vise à réduire de moitié le nombre de personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour; il est un véritable défi à lui seul.
C’est dans ce contexte que le FIDA a adopté, en 2002, une stratégie régionale de lutte contre la pauvreté pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. Celle-ci se fonde sur l’engagement de l’organisation à œuvrer à la réalisation des OMD et sur son mandat qui est de «permettre aux ruraux pauvres de se libérer de la pauvreté». Aussi, l’institution s’emploie à renforcer les capacités des ruraux pauvres et de leurs organisations et à mobiliser toutes les énergies et ressources, les savoirs locaux et externes à travers des partenariats avec des institutions partageant les mêmes objectifs et ayant des approches et expertises complémentaires.
La réalisation des objectifs du FIDA, à l’instar des OMD, requiert les efforts conjugués de tous les partenaires: gouvernements, donateurs, société civile, organisations paysannes, agences de développement et personnels des projets. Il est dès lors apparu important d’améliorer la communication avec nos partenaires afin d’optimiser les résultats. La Division Afrique de l’Ouest et du Centre a donc décidé de partager des informations sur ses activités et programmes avec les différents acteurs engagés dans la lutte contre la pauvreté dans la région. FIDAction, le bulletin d’information trimestriel de la Division, vous tiendra désormais informés sur les opérations du FIDA dans la région: financements de nouveaux projets, accords de partenariat, identification d’approches innovatrices de lutte contre la pauvreté et dialogue sur les politiques.
Tribune d’échange sur le développement et la lutte contre la pauvreté, forum d’information et de dialogue pour tous nos partenaires, voilà ce que FIDAction veut être. C’est en échangeant expériences, succès et leçons que nous pourrons apprendre les uns des autres tout en œuvrant au recul de la pauvreté dans la région. Le maître mot de notre réussite est le partage: partage d’informations, partage d’expériences et leçons apprises, partage des connaissances et savoir-faire autochtones traditionnels et modernes. C’est donc au nom du partage que je lance un appel à tous les partenaires mobilisés et engagés comme nous dans le combat contre la pauvreté, pour qu’ils participent à la vie de FIDAction en nous envoyant aussi bien leurs critiques que des articles à publier. Il suffira pour cela de les faire parvenir par courrier électronique à l’adresse suivante: PAmailbox@ifad.org
Le bulletin d’information comprendra un éditorial, une rubrique consacrée à l’actualité du FIDA (politiques, orientations stratégiques, activités, nouveaux financements), aux informations thématiques; un espace réservé aux projets, à FIDAFRIQUE et aux partenaires. Il sera publié en français et en anglais sur support papier et en version électronique sur les sites Internet de FIDAFRIQUE et du FIDA.
Chers partenaires, chers lecteurs, FIDAction est votre publication. Vos commentaires, vos suggestions, vos articles seront essentiels à son existence.
Bonne lecture.
Mohamed Béavogui
Améliorer l’impact des projets et programmes du FIDA: l’atelier de Bamako
Un atelier régional sur l’exécution des projets et programmes du FIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre s’est tenu à Bamako du 8 au 11 mars 2005. Son objectif était de définir et planifier les mesures à prendre pour améliorer la performance des projets et programmes à travers lesquels l’organisation intervient dans la région.
Selon de récentes études conduites sur les progrès réalisés par les pays pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), très peu de pays africains parviendront aux résultats escomptés d’ici 2015, en dépit des efforts de la communauté internationale. Ouvrant l’atelier de Bamako dans ce contexte, le Vice-Président du FIDA Cyril Enweze et le Ministre de l’agriculture de la République du Mali, Seydou Traoré, ont tous deux insisté sur la nécessité d’améliorer l’impact des politiques et des projets de lutte contre la pauvreté dans la région. Ainsi, les évolutions du contexte macro-institutionnel, l’adoption des OMD et l’engagement de la communauté internationale à réduire la pauvreté sur la base de principes partagés, ont conduit le FIDA à un repositionnement stratégique et à l'adoption de nouveaux outils opérationnels.
En introduction, le Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre, Mohamed Béavogui, a présenté quelques unes des innovations introduites récemment en Afrique de l’Ouest et du Centre et au FIDA en matière de lutte contre la pauvreté. Parmi les nouveaux instruments mis en place par l’organisation, le système d'allocation fondé sur la performance (SAFP) et le système de gestion des résultats et de l'impact (SYGRI). Le SAFP sous-tend le dialogue entre le FIDA et les pays. Le SYGRI, lui, vise à mesurer l'impact des projets et programmes grâce au suivi d'un nombre limité d'indicateurs précis. À cela s’ajoutent le dialogue sur les politiques, le développement de partenariats, l’élaboration de stratégies sur les thématiques genre, la finance rurale, la gestion et le partage des connaissances. Ces nouveaux outils visent à permettre au FIDA de poursuivre ses objectifs stratégiques dans un contexte mondial et régional changeant, à la fois favorable et exigeant.
Ainsi donc, le FIDA a adapté ses méthodes d’intervention afin d’évoluer d’une approche basée sur la mise en place de projets isolés vers une approche de formulation de programmes dans les pays. L’organisation se positionne désormais comme «catalyseur» de programmes et de partenariats dans les pays où elle intervient, en vue d’accroître l’impact des interventions en faveur de la réduction de la pauvreté. Les travaux en séance plénière et en groupe ont fourni l’occasion de dialoguer sur les expériences des différents partenaires et d’identifier les contraintes à la bonne exécution des projets et programmes. Au nombre de celles-ci ont été cités: la faible performance du système de suivi et évaluation, la qualité peu satisfaisante des prestations de services, le faible niveau des taux de décaissement et la performance très moyenne en matière de gestion des projets. Or ces contraintes ne sont pas sans conséquences sur l’allocation de nouvelles ressources aux pays.
Les participants à l’atelier ont alors identifié des priorités pour inverser les tendances et élaboré un plan d’action pour la période 2005-2007. Le plan d’action de Bamako a pour objectif principal l’amélioration de la gestion et de l’exécution des programmes. Il s’agit d’harmoniser les méthodes et outils de suivi et évaluation, renforcer les capacités de gestion des responsables de projets, réduire les délais de décaissement et accroître la performance des prestataires de services. En clair, les actions définies doivent permettre de venir à bout des contraintes mentionnées précédemment. Une attention particulière est portée à la communication, au développement et à la gestion de partenariats, et à la concertation en matière de politiques dans le but de donner un coup d’accélérateur à l’approche «programme» dans les pays. Grâce à l’expérience acquise au cours de la mise en œuvre du précédent plan d’action adopté en 2002 à Cotonou, les actions prioritaires ont été définies sur la base d’indicateurs répondant à des critères spécifiques, mesurables, pertinents, réalisables et limités dans le temps: les indicateurs dits SMART1.
Cet atelier, organisé en partenariat avec le gouvernement du Mali, a réuni 130 participants représentant les gouvernements, les projets du FIDA, les organisations régionales, la société civile, les institutions coopérantes, des organisations de bailleurs de fonds et le FIDA.
Toute la documentation sur l’atelier de Bamako est disponible en version électronique sur cd-rom à la demande
1/ En anglais: Specific, Measurable, Achievable, Relevant, Time-bound.
FIDAFRIQUE: réseau de communication et de développement rural
FIDAFRIQUE, réseau de communication autour des projets financés par le FIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre, répond au besoin de diffuser des informations relatives à la dynamique de la pauvreté rurale et des approches susceptibles de la réduire efficacement
Faciliter le partage et la diffusion des connaissances pour améliorer la performance des projets et leur impact au niveau local, national et régional est le but premier du réseau FIDAFRIQUE. Basé sur Internet, il a pour vocation de connecter l’ensemble des projets et programmes du FIDA dans la région, ainsi que certains partenaires clés œuvrant pour le développement rural. FIDAFRIQUE doit rendre l’information accessible, même aux communautés rurales les plus isolées participant aux programmes et projets du FIDA.
La première phase du réseau a été lancée en 1999. Elle a été consacrée à l’acquisition des infrastructures informatiques et de télécommunications destinées aux projets. Cette période a également été celle du renforcement des capacités des utilisateurs de ces équipements. Les projets reçoivent jusqu'à ce jour assistance technique et formation à la demande.
À partir de janvier 2002, date de démarrage de la phase II de FIDAFRIQUE, une équipe de coordination a été mise en place et s’est employée à développer des outils de communication, s’appuyant pour cela sur les médias électroniques. Le réseau dispose aujourd’hui d’un système électronique opérationnel et met à la disposition de ses partenaires, les projets en particulier, un ensemble de services: site web, logiciels, noms de domaines, comptes courriel, forum électronique et fiches thématiques. Trente projets, programmes et organisations locales à travers la région font partie du réseau FIDAFRIQUE.
Pour la fin de l’année 2005, FIDAFRIQUE va principalement se consacrer à la documentation et à la valorisation d’expériences réussies. Le réseau travaille à la mise en place d’un système adéquat de capitalisation et d’échange de leçons apprises. Une approche et une méthodologie de partage des connaissances est à définir par l’ensemble des parties concernées. Des méthodes de collecte, de traitement, de dissémination des informations, savoirs et bonnes pratiques en matière de lutte contre la pauvreté et sur le développement rural seront élaborées et partagées en ligne par les projets, programmes et autres partenaires dans la région.
Conçu et élaboré à l’intention des projets, FIDAFRIQUE requiert pour atteindre ses objectifs leur participation effective, sur la base de la qualité des contributions apportées et la pertinence des informations échangées. Le bon fonctionnement et la vie du réseau dépendront en grande partie des projets eux-mêmes et de leur engagement dans ses différentes activités. C’est à cette condition que FIDAFRIQUE contribuera de façon significative au succès des opérations visant à accroître l’impact et l’efficacité des projets et programmes du FIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre. Son rôle central comme instrument indispensable à la communication et au partage des savoirs dans la région est revenu comme une litanie au cours des travaux de l’atelier de Bamako. En effet, la gestion des connaissances et la dissémination des savoirs résultant des activités du FIDA dans la région font partie intégrante de la mission des projets et programmes de lutte contre la pauvreté financés par le FIDA.
Financements: de nouveaux projets pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre
Combattre efficacement la pauvreté nécessite toujours plus de ressources et un investissement constant dans des activités de développement en faveur des ruraux pauvres et de leurs organisations. Pour y parvenir, le FIDA met à contribution ses outils traditionnels, les prêts et dons, pour financer des projets dans la région.
Quatre nouveaux projets financés par un don et des prêts devraient bientôt voir le jour grâce à une enveloppe de 43,5 millions de USD octroyée par le FIDA à l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Trois des financements, approuvés par le Conseil d’administration, seront investis dans des projets et programmes au Mali, au Sénégal et au Tchad. Au total, 192,5 millions de USD ont été affectés à de nombreux programmes de lutte contre la pauvreté à travers le monde par le Conseil d'administration, lors de sa 84 e session tenue à Rome en avril 2005.
Le Programme d’investissement et de développement rural dans les régions du Nord Mali (PIDRN) a pour objectif le développement rural et le renforcement des capacités des groupes marginalisés, petits producteurs, éleveurs nomades, femmes, jeunes ruraux des zones de Tombouctou et Gao. Il prévoit d’impliquer, à travers des démarches participatives, les communautés rurales pauvres dans des activités de formation axées sur la planification, le développement agropastoral durable et l’amélioration des infrastructures communautaires. Ce programme est cofinancé par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le Fonds belge de survie (FBS).
La cérémonie de signature de l’accord de financement s’est déroulée le 24 mai 2005 au siège du FIDA, en présence du Président de la République du Mali, Amadou Toumani Touré, l'occasion de célébrer «20 ans de fructueuse collaboration» entre l’organisation et le Gouvernement du Mali. Ce projet va constituer la toute première intervention du FIDA comme chef de file des bailleurs de fonds dans le Nord Mali, région particulièrement défavorisée et fort difficile.
Au Sénégal, le Projet de promotion de l’entreprenariat rural (PROMER - phase II) devra consolider les acquis de la phase pilote. Il continuera d’œuvrer à la création d’emplois durables et à la diversification des sources de revenus des ruraux les plus vulnérables, en particulier les femmes et les jeunes. Le projet favorisera la création d’un environnement plus propice au développement des petites et microentreprises rurales non agricoles grâce à la mise en place d’un réseau viable de prestataires de services aux entreprises. PROMER II vise à élargir le champ d’action des microentreprises et à augmenter leur rentabilité. Ce douzième prêt accordé au Sénégal est également cofinancé par la BOAD.
Le troisième prêt octroyé à la région va financer le Projet de développement rural du Batha au Tchad (PRODER-B). Dans cette région, la dégradation des sols, l’accès limité aux ressources et à l’information et l’exclusion des ruraux pauvres des processus de prise de décisions placent les populations dans une situation de précarité. Leur survie dépend essentiellement des activités agricoles. Ce projet devra renforcer les capacités des ruraux: femmes, jeunes, groupements de producteurs, associations et communautés rurales. Il leur permettra d’identifier eux-mêmes les contraintes de développement auxquelles ils font face, classer par ordre de priorité leurs problèmes, formuler et exécuter leurs propres projets. Ils seront entièrement associés à l’exécution et à la supervision des activités.
| Les accords de financement du PROMER II pour la République du Sénégal et du PRODER-B pour la République du Tchad ont été signés respectivement les 7 juin et 14 juillet 2005 au siège du FIDA par le Président du FIDA, Lennart Båge et M. Momar Gueye, Ambassadeur du Sénégal à Rome, représentant permanent auprès de la FAO, du FIDA et du PAM, et M. Mahamat Abdelrassaoui, Ambassadeur plénipotentiaire de la République du Tchad. |
En plus de ces prêts, un don de 1,5 million de USD a été accordé à une ONG, la Fondation rurale en Afrique de l’Ouest (FRAO), pour le financement du Programme de renforcement des capacités de gestion (PRCG) des projets du FIDA dans la région. Ce programme est destiné à améliorer la qualité de la gestion des projets et revêt une importance toute particulière en ce que l’exécution efficace des projets et programmes est au centre des efforts de la Division pour accroître les moyens d’action des ruraux pauvres. Ce don pour le renforcement des capacités managériales est un élément majeur du plan d’action de Bamako.
Sao Tomé-et-Principe: les promesses du programme «cacao bio»
Le développement du cacao biologique au sein du Programme national d’appui à l’agriculture familiale (PNAPAF) a commencé depuis peu à donner de bons résultats, améliorant les conditions de vie de centaines d’agriculteurs santoméens. Cette initiative, lancée en partenariat avec un opérateur privé, est à mettre au compte des efforts déployés par Sao Tomé pour atteindre les OMD.
Il y a quelques années, dans un contexte fort difficile, le FIDA, la Banque mondiale et la Coopération française se sont engagés à appuyer la réforme foncière du Gouvernement de Sao Tomé. De tout temps, le cacao a été la principale culture agricole et a toujours constitué près de 95% des recettes d’exportation de Sao Tomé. Dans les années 90, le pays était le plus grand exportateur mondial de cacao avec une production atteignant les 40 000 tonnes en 1930. Par la suite, la production s’est effondrée pour s’établir en moyenne à 4 000 tonnes depuis les années 90. Cette baisse de la production, combinée aux fluctuations des prix du cacao sur le marché international ont durement affecté et appauvri les paysans locaux.
En janvier 2000, dans le cadre du PNAPAF, le FIDA a initié une étude sur le développement d’une filière «cacao aromatique/biologique». La mission d’expertise a été appuyée par l'opérateur privé André Deberdt, Président de l’entreprise française KAOKA®, filiale du Groupe agro-industriel CEMOI et plus important producteur français de chocolat raffiné, conforme aux normes de l’agriculture biologique. À l’issue de l’étude, la mission a recommandé de relancer et soutenir la production du cacao sur la base de la double qualité aromatique et biologique. Les experts ont décelé un marché de niche intéressant et rémunérateur pour des producteurs à petite échelle…
Le programme pilote cacao biologique a ainsi démarré en 2001 avec pour objectif d’appuyer la production et la commercialisation d’un cacao biologique et aromatique, fortement valorisé, à l’abri des fluctuations des cours mondiaux et portant le label «origine Sao Tomé». Un contrat sur cinq ans a été alors signé entre les participants au programme et l’entreprise KAOKA®. Depuis, les agriculteurs sont tenus de produire du cacao de qualité et l’entreprise française d’acheter la totalité de la production. Deux ONG locales, ZATONA et ADAPPA, l'institut de recherche CIAT, ECOCERT, organisme chargé de la certification bio équitable, et 11 communautés locales de producteurs de cacao, soit 320 exploitations familiales, sont engagés dans cette opération. À la clôture du PNAPAF, en 2002, le Programme d’appui participatif à l’agriculture familiale et à la pêche artisanale (PAPAFPA) a poursuivi cette activité.
Du partenariat avec KAOKA®, les producteurs ont pu tirer la garantie d’un prix d’achat stable et la possibilité d’exploiter le savoir de l’entreprise privée française mettant à profit son expérience pour acquérir des compétences, accéder au marché européen et s’y implanter. Les prix d’achat ont été fixés selon une grille spécifique avec un prix minimum garanti de 1 dollar et maximum de 1,7 dollar le kilogramme (sur la base de la valeur du cacao à la bourse de New York). L’acheteur, quant à lui, est assuré d’une offre stable et de qualité. Les résultats d’une analyse coûts/bénéfices réalisée en avril 2005 ont démontré un taux de retour sur investissement de l’ordre de 17%. Les revenus annuels d’une famille participant à ce programme sont passés de 25% en dessous du seuil de pauvreté pour atteindre 8% au dessus. Mille familles bénéficieront à terme des retombées de ce programme.
Cette expérience traduit l’engagement du FIDA à promouvoir l’investissement au profit des ruraux pauvres grâce à des partenariats avec le secteur privé. La mise en place de programmes similaires dans la région dépendra de l’établissement d’autres partenariats avec le secteur privé et de l’émergence de marchés de niche autour des filières comme la gomme arabique, le café, le poivre, la vanille et autres plantes aromatiques.
Événements
Le Président du Burkina Faso en visite au siège du FIDA
M. Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, a rendu le 24 mai 2005 une visite de courtoisie à M. Lennart Båge, Président du FIDA. Les entretiens ont notamment porté sur l’engagement pris par l’institution d’accroître ses financements en Afrique pour une contribution significative à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement dans les zones rurales.
Rome, Italie: la 85e session du Conseil d’administration du FIDA s’est tenue du 6 au 8 septembre 2005. Les exposés des options et stratégies d’intervention pour le Bénin et le Niger figuraient à l’ordre du jour des travaux, ainsi que l’adoption d’un nouveau prêt accordé à la République du Ghana, le Programme d’amélioration et de commercialisation des racines et tubercules (RTIMP).
(Vous trouverez des informations détaillées sur ces événements dans notre prochaine édition)