FIDAction – Numéro 16 Juin 2009

Investir dans le capital humain, transformer des vies

Message du Directeur

Le coin de la sagesse – “Ne regardez pas où vous êtes tombé, mais où vous avez glissé.” Proverbe africain sur l’approche propice à l’apprentissage et à l’amélioration de soi-même.

Chers amis,

 
 

 

Un agriculteur s’entretient avec un agent de caisse au comptoir de l’agence UBD de Rosso (Mauritanie).

Bienvenue au premier numéro de FIDAction 2010. Ce bulletin d’informations est un forum important pour partager les dernières informations relatives à la mise en œuvre de nos programmes et projets en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ce numéro présente un récapitulatif des résultats de l’examen annuel de la performance du portefeuille du FIDA pour la période juin 2008-juillet 2009. Cet examen évalue le niveau de performance de nos projets pendant l’année, leur efficacité à traiter du développement agricole dans la région et les perspectives de réalisation des objectifs futurs de développement.

Vous apprendrez également que la Sierra Leone s’appuie sur la longue expérience du Ghana dans le domaine de la finance rurale, que les variétés d'igname du Bénin produisent d’abondantes récoltes au Congo, que l’irrigation au goutte-à-goutte qu'appuie le FIDA donne d’excellents résultats au Sénégal ainsi que la recherche sur le niébé en Afrique centrale. Ce numéro contient également une lettre émouvante des anciens du village de Kondogola au Mali, qui expliquent comment les programmes et projets du FIDA les ont aidés à se libérer eux-mêmes de la pauvreté.

Dans les temps difficiles qui se profilent à l’horizon, nous nous réjouissons de pouvoir compter sur votre collaboration afin d’aider les populations rurales déshéritées à réaliser leur potentiel.

Nous espérons que ce numéro vous intéressera, et c'est avec grand plaisir que nous accueillerons vos observations.

Mohamed Beavogui
Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre

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Examen du portefeuille: Investir dans le capital humain, transformer des vies

 
 

 

Sao Tomé-et-Principe. Grâce au soutien financier du programme, Manuela Tavares, ici chez elle, a pu construire sa propre maison.

La région couverte par la Division Afrique de l’Ouest et du Centre (WCA) du FIDA est vaste et diversifié. Elle englobe le Sahel, les zones côtières et les espaces forestiers, recouvrant, au total, 24 États membres dont la population est estimée à environ 400 millions de personnes. Cette région est également l’une des plus vulnérables au monde, plus d’un tiers des habitants vivant avec moins de 2 USD par jour.

Cette division, qui est l’une des cinq régions du portefeuille du FIDA, représente 17% du total des dépenses relatives aux programmes et projets du FIDA en cours d’exécution, soit 3,5 milliards d’USD.

"La présence du FIDA dans la région continue d’être vitale pour répondre aux défis persistants de la pauvreté rurale, de la sécurité alimentaire, du développement agricole et du relèvement post-conflit", remarque Perin Saint-Ange, Conseiller du portefeuille. "Nous sommes très heureux d’annoncer que les questions liées au développement agricole et à la sécurité alimentaire sont aujourd’hui fermement inscrites dans les priorités politiques au niveau régional, ce qui a engendré des progrès continus dans ces deux domaines. En dépit de plusieurs obstacles importants, nous réalisons des progrès concrets dans l’amélioration des conditions de vie des hommes, des femmes et des enfants victimes de la pauvreté dans les zones rurales de la région. L’examen du portefeuille est un outil extrêmement utile pour nous aider à déterminer les démarches fructueuses et les domaines où nous devons intensifier nos efforts."

Quelques points saillants de l’examen:

Amélioration de la sécurité alimentaire: en Sierra Leone, le projet de relèvement et de réduction de la pauvreté à assise communautaire, lancé en 2009, comprenait un volet sur la sécurité alimentaire dont l’objectif était d’accroître la production des cultures de subsistance et commerciales, comme le riz, le cacao, le manioc et l’huile de palme. Au Niger, plus de 150 banques céréalières ont été établies dans le cadre du projet de promotion de l’initiative locale pour le développement à Aguié. En avril 2009, ces banques disposaient de plus de 3 000 tonnes de céréales et ont permis d’assurer la sécurité alimentaire de 50 000 ménages pendant un mois supplémentaire durant la période de soudure. Au Tchad, environ 130 banques céréalières et 30 entrepôts ont été mis en place par le biais du projet d'hydraulique pastorale en zone sahélienne.

En Côte d’Ivoire, le projet d’appui aux petits producteurs maraîchers et le projet d’appui à la commercialisation et aux initiatives locales, qui ont tous deux survécu à la guerre et sont opérationnels sans appui extérieur, continuent de bénéficier aux communautés. Les rendements de manioc ont augmenté de 15 tonnes l’hectare, pour s’établir à 26 tonnes, et les rendements d’igname ont plus que doublé, passant de 8-10 tonnes l’hectare à 17-25 tonnes. En Gambie (projet de gestion participative intégrée des ressources en eau) et au Mali (programme de fonds de développement en zone sahélienne), les bénéficiaires annoncent une amélioration de la sécurité alimentaire et une hausse des excédents céréaliers commercialisables.

Renforcement des compétences: la formation et le développement des capacités sont des composantes importantes de nombreux programmes et projets du FIDA.

Un grand nombre des projets bénéficiant de notre soutien visent à renforcer les compétences et les connaissances des individus afin qu’ils puissent développer et consolider leurs organisations et leurs communautés", explique Steven Schonberger, Économiste régional. "Ils peuvent ainsi saisir des opportunités économiques, augmenter leurs revenus et améliorer leur propre sécurité alimentaire et celle de leur famille."

Au Bénin, dans 23 villages, 776 producteurs, dont 218 femmes, ont été formés à des technologies de production améliorées. Au Sénégal, les projets ont appuyé le renforcement des capacités de plusieurs organisations de producteurs et d’entrepreneurs. Au Burkina Faso, 9 300 hommes ont été formés aux pratiques et technologies de production agricole dans le cadre du programme d’investissement communautaire en fertilité agricole.

Au Nigéria, près de 300 000 familles ont bénéficié du programme de développement agricole et rural à assise communautaire. Ce programme, mis en œuvre dans huit États du Nord, est aujourd’hui reproduit par d’autres gouvernements locaux à travers le pays, ainsi que par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale. Selon les participants, le programme a généré de multiples avantages, parmi lesquels le renforcement de la sécurité alimentaire, l’augmentation des revenus familiaux et un plus large accès aux services de santé, d’éducation et de transport.

Création d’emplois, appui aux femmes: "La création d’emplois est l’un des indicateurs classiques les plus tangibles de la réduction de la pauvreté", déclare Mohamed Manssouri, Chargé de programme de pays sortant pour le Ghana. Grâce à une collaboration fructueuse et efficace avec les institutions locales, le projet en faveur des petites entreprises rurales au Ghana bénéficie d'un soutien solide et d'un vif intérêt du Ministère du commerce et de l’industrie. Le FIDA a aidé à créer 160 000 microentreprises et un réseau de banques rurales. Au Burkina Faso, les programmes et projets ont travaillé avec plus de 2 500 microentreprises rurales et plus de 5 000 d’entre elles ont été établies en zone rurale.

"Les projets mis en œuvre dans la région (en Mauritanie, au Niger, au Sénégal, etc.) ont prouvé qu’ils avaient réussi à renforcer la participation des femmes aux réunions villageoises  et à améliorer leur liberté d’expression, leur statut social, leurs compétences décisionnelles et leur pouvoir économique", souligne Cristiana Sparacino, Chargée de programme de pays pour la Mauritanie et Responsable de la coordination pour l’égalité des sexes pour la Division Afrique de l’Ouest et du Centre. "L’évaluation a également mis en valeur l’impact positif de nombreux projets sur le personnel de projet et les partenaires nationaux, grâce à une meilleure connaissance des approches participatives sensibles à la problématique hommes-femmes et au renforcement de leurs capacités dans ce domaine."

Partage des connaissances: sachant que les ressources financières ne peuvent à elles seules réduire la pauvreté de manière durable, l’un des principaux objectifs de la démarche du FIDA est de donner aux populations rurales pauvres les connaissances nécessaires pour assurer le succès des initiatives de développement.

Le réseau de savoirs en ligne FIDAFRIQUE-IFADAFRICA est un outil permettant aux acteurs associés à la mise en œuvre des programmes et projets que nous soutenons de partager les meilleures pratiques et les innovations. En 2009, le réseau a été élargi pour couvrir tous les pays de l’Afrique subsaharienne.

"Nous appuyons également les activités d’apprentissage et les marchés des savoirs, qui offrent à un large éventail de personnes dans la région l’opportunité de se rencontrer et de partager leurs expériences", explique Zoumana Bamba, Chargé de la gestion des savoirs. Une manifestation visant à promouvoir le partage des connaissances et l’apprentissage a été organisée en Mauritanie en mars 2009. Un marché des savoirs, consacré au développement initié par les communautés, s’est également déroulé au siège du FIDA en juillet 2009.

Promotion de la concertation politique: "Le dialogue sur les politiques et les partenariats sont un autre domaine dans lequel le FIDA dispose de compétences reconnues", déclare Mohamed Beavogui, Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre. "Nous travaillons activement avec des organisations régionales, internationales et publiques pour traiter des questions liées à la sécurité alimentaire et à la nutrition, notamment en ce qui concerne les populations vulnérables. Nous œuvrons également pour consolider les partenariats stratégiques établis avec la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement, le Fonds de l’OPEP pour le développement international et la Banque mondiale."

Soixante-deux pour cent des programmes et projets d’appui à la région, actuellement mis en œuvre par le FIDA, soit 29 sur 47, sont cofinancés par d’autres organisations, parmi lesquelles le Comité permanent nter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, l’Union économique et monétaire ouest-africaine, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour le développement, et le Réseau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’Ouest.

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Récits recueillis sur le terrain

Cameroun: fournir aux agriculteurs des données actualisées sur le marché

 
 

 

Des femmes participent à la foire locale.

Le programme national de développement des racines et tubercules (PNDRT) et la Direction des enquêtes et des statistiques agricoles emploient une technologie moderne d’information et de communication, ainsi que la radio rurale, pour expérimenter des méthodes visant à fournir aux agriculteurs des données actualisées sur le marché. En mars 2010, 25 nouveaux enquêteurs pour le programme ont été formés par l’ONG internationale Open Market Foundation.

Les agents recueillent tous les jours des informations sur les prix du marché et les disponibilités alimentaires, puis les diffusent par le biais de la radio rurale. Le programme contribue également à établir des entrepôts pour soutenir les activités de commercialisation. Dix marchés offriront des plateformes de dialogue entre les différents acteurs locaux œuvrant dans le secteur, qui se composent de négociants, de transporteurs, de producteurs, de représentants de la commune et de la police, ainsi que des autorités administratives traditionnelles et religieuses.

Le PNDRT a également identifié des débouchés commerciaux pour 250 microentreprises en zone urbaine et rurale. Le programme a soutenu l’étude conduite par l’Institut international d’agriculture tropicale sur les possibilités de commercialisation de semences et d’ignames. Il a par ailleurs organisé deux sessions de formation, animées par la FAO, sur la gestion de la qualité pour les produits dérivés du manioc.

Pour de plus amples informations, contacter:

Sylvie Marzin
Chargée de programme de pays
s.marzin@ifad.org

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Partage des connaissances: la Sierra Leone s’appuie sur l’expérience des banques rurales au Ghana

 
 

 

Participants à un atelier sur la finance rurale en Sierra Leone.

Le programme de financement rural et d'amélioration communautaire en Sierra Leone a organisé une visite d’étude dont l’objectif était de dégager les enseignements des nombreuses années d’expérience du Ghana dans le secteur des banques communautaires en zone rurale.

La banque faîtière de l’ARB (Association des banques rurales) au Ghana est une sorte de "minibanque centrale", qui assure aux banques rurales et communautaires des services bancaires et non bancaires visant à améliorer le suivi, la supervision et le contrôle de leurs opérations. La banque faîtière de l’ARB est reconnue dans le monde entier et est aujourd’hui un modèle pour les banques opérant dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

"Le Gouvernement de Sierra Leone veut créer des institutions financières rurales pour que les populations rurales aient accès aux services financiers et soient en mesure de participer au processus et de se l’approprier", déclare Hubert Boirard, Chargé de programme de pays pour la Sierra Leone. "Il lui a été recommandé d’établir une structure faîtière afin d’assurer le suivi, la supervision et la gestion des banques communautaires."

Les huit personnes de Sierra Leone ayant participé au voyage d’étude se sont entretenues avec les responsables du Ministère des finances du Ghana, de la Banque du Ghana, de l’ARB, de la Banque de développement agricole et des institutions de microfinancement.

Pour de plus amples informations, contacter:

Hubert Boirard
Chargé de programme de pays
h.boirard@ifad.org

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Congo: l’igname du Bénin produit d’abondantes récoltes

L’igname du Bénin donne de meilleurs résultats que la variété locale cultivée dans le nord du Congo, à la grande satisfaction de nombreux agriculteurs dans la région.

"Six mois à peine après avoir été plantées, certaines variétés importées étaient déjà arrivées à maturité, tandis que la variété locale n’était parvenue qu’à la moitié des 12 mois de son cycle de végétation", observe Adako Moudiongui, consultant au FIDA. De nombreux producteurs expérimentés ont été surpris de pouvoir récolter des ignames six mois après les avoir mis en terre et de constater leur abondance. Une femme, folle de joie, dansait dans son champ. "Je n’ai jamais vu d’ignames de cette taille", dit-elle. "Cette variété deviendra le symbole de notre communauté."

Les 13 variétés introduites au Congo en 2008 par le projet de développement rural dans les départements des Plateaux, de la Cuvette et de la Cuvette ouest (PRODER-Nord) ont été testées sur des exploitations à Ngoko, Ewo et Gamboma Mbandza, ainsi qu’au Centre régional de référence agronomique et forestier d’Oyo (CRRAFO). Elles comprennent deux cultivars à maturation précoce et six cultivars à maturation tardive du complexe variétal Kokoro.

Dans le cadre du projet PRODER-Nord, les producteurs ont bénéficié de plusieurs sessions de formation sur la technique de multiplication rapide, appelée miniset. Les fragments de tubercule présentant de trois à cinq points de germination (yeux) sont plantés à faible intervalle dans un lit de semence. Lorsque des pousses et des racines se sont formées sur les tubercules, les nouveaux plants sont soigneusement séparés des tubercules mères, en coupant la partie de tubercule auquel chaque plant est rattaché. À la différence de l’utilisation de tubercules entiers, la méthode miniset permet une multiplication plus rapide et exige moins de matériel végétal.

"J’ai mis en pratique toutes les techniques qui m’ont été enseignées pendant la formation", déclare Ngantsui Felix, producteur originaire de Ngoko. "À partir de 10 ignames, j’en ai obtenu 50. De 50, je suis passé à 250. Maintenant, je peux en récolter plus de 600. Lorsque je maîtriserai la technique du miniset, je planterai une grande parcelle de terre et je deviendrait un très bon producteur."

Pour de plus amples informations, contacter:

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Sénégal: grâce à l’irrigation au goutte-à-goutte dans les périmètres maraîchers, les revenus et la sécurité alimentaire s’améliorent

 
 

 

Un agriculteur utilise un système d'arrosage au goutte-à-goutte qui distribue chaque goutte d'eau directement à un plant de semis ou à un plant.

La population rurale dans le département de Matam, frontalier avec la Mauritanie, est tributaire de l’agriculture, de l’élevage, et dans une moindre mesure de la pêche. Au cours des quatre dernières décennies, la très forte baisse de la pluviométrie et les modifications du régime des crues du fleuve Sénégal induites par le barrage de Manantali ont accentué l’insécurité économique et la pauvreté des familles vivant dans cette région.

Matam Diéri se caractérise également par une forte émigration d’hommes et de jeunes, contraints de quitter leurs villages pour trouver un emploi. Les femmes doivent donc assumer le rôle de chef de famille et en tant que tel, sont responsables de produire des denrées et de se procurer des revenus pour soutenir leur famille.

Le projet de développement agricole de Matam (PRODAM) comprend un volet sur l’agriculture irriguée visant à remédier à ces problèmes. Dans le cadre du projet, la création de périmètres maraîchers irrigués par goutte-à-goutte et destinés aux femmes et aux jeunes est une stratégie importante pour lutter contre la pauvreté dans la région. Ces périmètres permettent non seulement d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, mais aussi les revenus des femmes. Grâce à l’obtention d’un revenu familial durable, les hommes et les jeunes ne sont plus aussi nombreux à migrer, contribuant de ce fait à stabiliser les familles et la communauté.

Le projet appuie la formation technique, l’organisation et la gestion des groupements de femmes. "Les bénéficiaires apportent une contribution financière directe au projet", indique Ghachem Kadari, Chargé de programme de pays du FIDA. "Cette dimension est importante pour assurer la viabilité de l’opération et prouve que les communautés s’engagent à prendre en main leur propre développement."

"Avant la mise en œuvre du projet, les femmes n’avaient que des possibilités extrêmement limitées pour cultiver des plantes vivrières ou gagner un revenu pendant les neuf mois de la saison sèche", poursuit Ghacem Kadari. "Aujourd’hui, elles peuvent cultiver et vendre leurs produits toute l’année. L’irrigation au goutte-à-goutte permet d’obtenir de deux à trois récoltes par an. Les groupements de femmes gagnent maintenant régulièrement de 2 à 3 millions de CFA (soit de 4 500 à 5 000 USD) par cycle de production."

La réussite du projet a incité des opérateurs privés à développer des programmes de production similaires et à renforcer le réseau des producteurs maraîchers et leur capacité de négociation sur le marché.

Pour de plus amples informations, contacter:

Ghachem Kadari
Chargé de programme de pays par intérim
g.kadari@ifad.org

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PRONAF-GIL: l’IITA et le FIDA collaborent pour accroître la production de niébé

 
 

 

Des agriculteurs effectuent une analyse d'agrosystème. (photo IITA)

Le niébé est une culture essentielle pour les petits agriculteurs et les femmes rurales dépourvus de ressources dans les systèmes d’agriculture de subsistance en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le niébé, bien adapté aux conditions de culture difficiles, est souvent la seule culture de rente aisément commercialisée dans les zones reculées, car ce n’est pas une denrée hautement périssable. Les résidus de niébé constituent en outre une ressource fourragère majeure pour les petits ruminants, qui sont une source importante d’alimentation et de revenus pour les ménages les plus pauvres. De ce fait, les agriculteurs dans les savanes de l’Afrique de l’Ouest souhaitent vivement adopter des technologies améliorées en matière de production du niébé, telles que les variétés à haut rendement, à cycle court, résistantes aux maladies et à la sécheresse, avec des options intégrées de lutte contre les ravageurs et des techniques d’entreposage plus efficaces.

Depuis 1999, le FIDA et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA), bénéficiant d’une subvention à la recherche appelée Projet niébé pour l’Afrique (PRONAF), travaillent ensemble pour développer et diffuser des innovations concernant la production de niébé. Dans le cadre de la première phase du projet, achevée en 2006, de nouvelles technologies et variétés ont été testées, en collaboration avec des agriculteurs, au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigéria. Durant cette période, PRONAF a formé 235 scientifiques aux systèmes nationaux de recherche et de vulgarisation agricoles (NARES), le personnel des projets du FIDA, des experts publics de la vulgarisation et des acteurs privés dans le domaine du suivi et de l’évaluation de l’impact des activités de recherche et de développement ayant trait à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté.

La seconde phase du projet – PRONAF-GIL – a commencé en 2008 et se terminera au début de l’an prochain. L’objectif de cette phase est de développer et de diffuser des innovations pour la production de niébé, de consolider les institutions locales, d’instaurer des partenariats publics/privés, et de renforcer la sensibilisation et les échanges d’informations entre les groupes ciblés concernant les principales questions technologiques, sociales, économiques et environnementales.

"La diffusion des technologies de production et de protection du niébé par le PRONAF-GIL a été positive à maints égards", déclare Ousmane Coulibaly, scientifique à l’IITA. "Selon les résultats des enquêtes menées auprès de ménages échantillons, les variétés améliorées de niébé ayant un rendement et une valeur nutritionnelle plus élevés sont en demande. Les agriculteurs souhaitent avoir plus d’informations sur les pratiques pour améliorer la fertilité des sols et les nouveaux systèmes mixtes agriculture-élevage."

Les innovations spécifiques mises au point par PRONAF-GIL comprennent les variétés améliorées et les pratiques de production de semences, les insecticides à base de plantes, et les techniques de stockage améliorées, telles que le séchage solaire, l’emballage double et triple, et les fûts  hermétiques. Toutes ces innovations sont aujourd’hui diffusées dans les pays ciblés et dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Pour de plus amples informations, contacter:

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Témoignage

Mali: lettre de remerciement du village de Kondogola

 
 

 

Deux membres du personnel de projet débattent du succès du projet avec les membres du comité villageois.

Les 3 000 habitants du village de Kondogola, près de Segou, font partie de la première génération des personnes qui ont bénéficié des programmes et projets appuyés par le FIDA au Mali.

"Depuis 1984, les villageois ont participé avec enthousiasme au large éventail d’activités visant à améliorer les conditions de vie de leurs familles et de leur communauté,, explique Leopold Sarr, Chargé de programme de pays pour le Mali. "Cette collaboration repose sur la cohésion, l’harmonie et la mobilisation de la communauté. Le soutien initial du FIDA a encouragé les plus diligents à prendre leur avenir en main et à gérer leurs moyens d’existence de manière durable. Le village de Kondogola, grâce à ses valeurs, son organisation et ses compétences, est aujourd’hui une référence pour de nombreux partenaires dont les activités sont dirigées et gérées par les communautés."

Deux chefs de village, Harouna Traore et Mamadou Coulibaly, ont exprimé leur gratitude au personnel du FIDA œuvrant dans la région dans la lettre reproduite ci-après:

Par le biais des projets du FIDA, dont les opérations mettent l’accent sur l’importance d’organiser les membres des communautés autour d’activités clés, notre village a établi un centre d’alphabétisation, un entrepôt, une piste reliant notre village à celui de Cinzana, des puits de large diamètre, des caisses d’épargne et de crédit, une plateforme multifonctionnelle [à savoir, un groupe électrogène diesel simple, peu coûteux, fournissant de l’électricité pour la réfrigération, l’éclairage et le fonctionnement d’autres appareils, ainsi que pour le pompage de l’eau et la mouture des céréales]; nous avons également aménagé une aire de marché pour qu’un groupement de femmes puisse vendre leur production maraîchère. Toutes ces infrastructures fonctionnent encore grâce à la formation qui a accompagné leur mise en œuvre.

Les opérations du FIDA ont contribué à attirer d’autres partenaires, tels que la Coopération japonaise, l’association Sasakawa Global 2000 PRECA et l’organisation Faso Jigi Amader. Amader, le partenaire qui nous a aidés à électrifier notre village, a utilisé le générateur de notre plate-forme multifonctionnelle pour produire et fournir de l’électricité. Grâce aux activités bénéficiant de l’appui financier du FIDA, tous les partenaires qui ont travaillé à nos côtés sont des personnes ressources originaires du village.

Aujourd’hui, tous nos investissements sont rentables, et nous en sommes reconnaissants au comité du développement villageois, qui est responsable de planifier, d’organiser, d’exécuter et de suivre l’ensemble des activités mises en œuvre pour le compte du village. Ce comité est constitué de groupes spécialisés pour chaque activité. Les groupements de femmes, par exemple, gèrent la plateforme multifonctionnelle et les périmètres maraîchers, tandis que les groupements de jeunes gèrent l’électricité et les installations pour le battage du mil et du sorgho. La contribution des différents groupes est décidée au cours de l’assemblée générale du village.

Depuis 1984, notre village n’a pas connu de disette. L’équipe chargée de la gestion de l’entrepôt engrange le surplus de céréales au moment de la récolte, puis le revend lorsque les prix sont intéressants. Les profits, ainsi que les excédents d’exploitation de la plateforme multifonctionnelle, sont utilisés pour renforcer la capacité financière des caisses d’épargne et de crédit.

Les hommes et les femmes de Kondogola, ayant reçu la qualification de facilitateur par le FIDA, fournissent également une assistance technique et une formation en alphabétisation à d’autres villages.

Nous restons convaincus que notre unité est à la source des progrès que nous avons accomplis. Nous sommes attentifs à la qualité de nos échanges afin d’éviter que ne surgissent des divergences à l’avenir. Une fois qu’une décision est prise par le comité de développement du village, elle a force obligatoire pour tous. Nous pensons que rien n’est plus fort que l’union; sans elle, notre village n’aurait pas obtenu autant de résultats. Nous pensons que, quelles que soient les circonstances, la cohésion, le consensus et la mobilisation ne seront jamais peine perdue.

Pour de plus amples informations, contacter:

Leopold Sarr
Chargé de programme de pays
l.sarr@ifad.org

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Nouvelles et événements

Le Centre du riz pour l’Afrique rend hommage au Président du FIDA

 
 

 

Le Président du FIDA reçoit la médaille du mérite.

Le Centre du riz pour l' Afrique a décerné au Président du FIDA, Kanayo F. Nwanze, la médaille du mérite en reconnaissance de son rôle et de ses services.

Cette médaille lui a été remise par le Premier Ministre de la République du Mali, Modibo Sidibe, au cours de la cérémonie d’ouverture du deuxième Congrès du riz en Afrique tenu à Bamako (Mali), du 22 au 26 mars 2010.

"Je souhaite exprimer ma profonde gratitude pour cette récompense", a déclaré K. Nwanze durant la cérémonie. "Je suis extrêmement fier de poursuivre ma collaboration avec le Centre du riz pour l’Afrique, qui est une institution remarquable. Après y avoir occupé un poste pendant 10 ans, cette médaille revêt une importance très particulière à mes yeux et je l’accepte avec beaucoup d’honneur et d’humilité."

Des centaines de scientifiques, de chercheurs, de praticiens du développement et d’agriculteurs, venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine, ont assisté au congrès. Des journalistes du monde entier étaient également présents pour rendre compte de l’événement.

"L’expérience, tant du Centre du riz pour l’Afrique que du FIDA, prouve que l’innovation et les partenariats sont indispensables pour que l’Afrique réalise pleinement son potentiel", souligne K. Nwanze. "Comme nous le savons également, le potentiel de ce continent est loin d’être pleinement exploité. Que ce soit ici, au Centre du riz, ou au siège du FIDA à Rome, j’affirme qu’il est de notre devoir envers le peuple africain de faire en sorte d’y parvenir. En travaillant main dans la main, je suis sûr que nous réussirons."

Au Mali, K. Nwanze s’est rendu auprès de la coopérative Sabougnouma de femmes, qui bénéficie du soutien financier du Fonds de développement en zone sahélienne (FODESA). La coopérative a réalisé un micro-projet de transformation des produits agricoles (céréales, arachide, karité et condiments) et fournit également divers services (soudure, charge de batterie et distribution du courant pour l’éclairage du village). Durant cette visite, les membres de la coopérative se sont entretenus de leurs futurs besoins avec K. Nwanze et d’autres membres du personnel du FIDA, et il leur a été promis que l’appui du FODESA serait renforcé.

Trente-troisième session du Conseil des gouverneurs du FIDA
 
La trente-troisième session du Conseil des gouverneurs du FIDA, qui constitue la réunion annuelle du FIDA, s’est déroulée les 17 et 18 février 2010 à Rome. Les points à l’ordre du jour ont été les suivants: la huitième reconstitution des ressources du FIDA, le budget du FIDA, la révision des principes et critères du FIDA en matière de prêts, le rapport de situation sur la mise en œuvre du système d’allocation fondé sur la performance, le rapport de situation sur le Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, et la synthèse des délibérations de la réunion mondiale 2010 du Forum paysan.

Une discussion plénière spéciale – "Des résolutions des sommets aux champs des agriculteurs: changement climatique, sécurité alimentaire et agriculture familiale" – a réuni des experts de renommée internationale pour débattre des moyens de concrétiser les promesses pour les deux milliards de personnes dont l’existence dépend de l’agriculture familiale.
Pour en savoir plus sur la trente-troisième session: http://www.ifad.org/events/gc/33/index.htm

Rendre le FIDA plus attentif à l’évolution du climat

Placée sous l’autorité du Directeur Elwyn Grainger-Jones, la Division environnement et climat est une nouvelle entité du FIDA regroupant les activités relatives à l’environnement, au changement climatique et au Fonds pour l’environnement mondial. Son objectif est d’intégrer le changement climatique et l’environnement dans les programmes et les politiques du FIDA afin de tenir compte de l’évolution du climat et de respecter l’environnement.

La nouvelle division travaillera en étroite collaboration avec les divisions régionales afin que les questions touchant à l’environnement et au changement climatique soient incluses dans les projets et programmes du FIDA. Elle concentrera ses efforts sur la promotion d’une gestion durable des ressources naturelles dans les domaines de la biodiversité, de la terre, de la forêt et de l’eau, ainsi que sur les programmes et activités concernant l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets destinés aux groupes cibles du FIDA et dont les effets se répercutent aux niveaux tant local qu’international. La division vise à rendre le portefeuille et les prêts et dons du FIDA plus attentifs au changement climatique et à l’environnement. Les enseignements tirés et les innovations générées renforceront les activités du FIDA intéressant la gestion des connaissances.

Le FIDA a également élaboré une nouvelle stratégie pour s’assurer que le changement climatique – ainsi que d’autres risques, possibilités et enjeux – sont systématiquement intégrés dans les principaux programmes, politiques et activités.

La nouvelle stratégie appuie les approches innovantes qui aideront les petits agriculteurs à mieux résister au changement climatique et à tirer parti des mesures d’incitation et des financements disponibles. Elle instaure également une concertation internationale sur le changement climatique, le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Améliorer la performance et partager les succès: le FIDA et ses partenaires se réunissent au Ghana

 
 

 

Participants à l'atelier régional d'Accra sur la mise en ouvre des projets.

Des représentants du gouvernement, de la société civile et d’organisations paysannes, du secteur privé, des partenaires de développement, du personnel des projets et du personnel du FIDA se sont réunis à Accra du 1er au 4 décembre 2009 afin de discuter de l’amélioration de la performance dans une optique de renforcement des résultats et de l’impact des programmes de pays appuyés par le FIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre.

L’atelier, organisé par le FIDA conjointement avec le Ministère de l’alimentation et de l’agriculture du Ghana, s’est tenu dans les locaux de ORCHID Hospitality Management Services (Ghana College of Physicians and Surgeons).
Plus de 200 personnes y ont participé. Des groupes de travail ont examiné les plans d’action de chaque pays afin d’en améliorer la performance et les résultats. Des ateliers d’apprentissage thématiques ont donné l’occasion de débattre de diverses questions, telles que la finance rurale et agricole et l’entreprise rurale, le développement de filières agricoles ou encore l’appui au renforcement des capacités.

Cinquante projets et programmes de développement rural appuyés par le FIDA sont en cours d’exécution en Afrique de l’Ouest et du Centre, pour un montant total de 1,3 milliard d’USD, faisant de la région l’un des principaux utilisateurs des ressources du FIDA.

"Les projets appuyés par le FIDA constituent un instrument essentiel pour améliorer les conditions de vie des ruraux pauvres et leur mise en œuvre efficace jette les bases nécessaires pour qu’ils parviennent à se libérer de la pauvreté", explique Mohamed Beavogui, Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA. "Le partage des expériences et l’apprentissage entre agriculteurs, ONG, secteur privé et gouvernement sont un facteur essentiel pour le succès des projets."

Kwesi Ahwoi, Ministre de l’alimentation et de l’agriculture de la République du Ghana, et Mohamed Beavogui, Directeur de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA, ont ouvert l’atelier régional sur la mise en œuvre des projets.

Depuis 1980, le FIDA a appuyé 16 programmes et projets au Ghana, pour un financement total de 184,45 millions d’USD, plaçant ce pays en deuxième position parmi les utilisateurs des ressources du FIDA dans la région. Les investissements du FIDA visent à donner aux populations rurales pauvres les moyens d’améliorer et de diversifier durablement leurs moyens d’existence. Les opérations appuyées par le FIDA s’inscrivent dans le droit fil des principaux objectifs de développement de la stratégie du Ghana pour la croissance et la réduction de la pauvreté (GPRS II).

Sénégal: Forum sur l’entrepreneuriat rural et les mécanismes de financement destinés aux jeunes

Un forum sur l’entrepreneuriat rural pour les jeunes s’est tenu à Matam (Sénégal) du 25 au 27 janvier 2010. Environ 60 représentants du projet PRODAM, du Fonds monétaire international, des autorités locales et d’organismes de développement y ont participé. Des visites aux stands d’exposition étaient prévues au programme et les réunions ont permis de discuter du potentiel de la région.

Cet événement a présenté les opportunités commerciales et les mécanismes de soutien financier dont peuvent bénéficier les jeunes. Il a également facilité l’instauration d’un partenariat en faveur du développement socioéconomique de la région.

La conférence a été parrainée par Mme Fatou Gueye Sarr, Ministre de l’agriculture, Mme Khady Ndeye Diop, Ministre d’État, et le Ministre de la famille, de la sécurité alimentaire des femmes entrepreneurs dans le secteur de la microfinance. Elle a été organisée par PRODAM et l’Observatoire sur le Genre, avec l’appui de FIDAfrique.

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Nouveaux projets

République du Congo: le Conseil d’administration du FIDA approuve le deuxième programme d’options stratégiques pour le pays (COSOP)

Le Conseil d’administration du FIDA a approuvé le deuxième programme d’options stratégiques (COSOP) pour la République du Congo, pour la période 2010-2014. Le COSOP contribuera à la réalisation des objectifs du deuxième document de stratégie pour la réduction de la pauvreté et du Programme national de sécurité alimentaire. Le principal objectif de ce COSOP est d’améliorer les revenus et la sécurité alimentaire des ruraux pauvres de manière durable à travers le développement de filières de produits agricoles. Il introduira des technologies agricoles et halieutiques appropriées et efficaces à des fins de production, de transformation, de stockage et de préservation; établira des marchés transparents d’intrants et de produits agricoles et halieutiques pour les filières ciblées; et renforcera la participation des organisations paysannes et des producteurs aux processus locaux et nationaux de programmation et d’élaboration des politiques.

Le FIDA a approuvé trois nouveaux projets:

Un nouveau don est accordé aux organisations paysannes en Afrique

Le FIDA a approuvé l’octroi d’un don de 1,5 million d’USD à quatre organisations paysannes en Afrique, représentant environ 19% du financement total du programme dont le montant s’établit à 8,1 millions d’USD.

Le Programme d’appui aux organisations paysannes en Afrique est un programme de développement des capacités réalisé conjointement par la Commission européenne et le FIDA dans l’objectif de renforcer les capacités institutionnelles des organisations paysannes en Afrique subsaharienne, et de les aider à développer leurs capacités à représenter les petits agriculteurs et à influer sur les processus politiques pertinents à l’échelle nationale, régionale et continentale.

Le programme appuiera quatre réseaux régionaux d’organisations paysannes et les organisations paysannes nationales qui en sont membres. Il contribuera également à la création et au lancement d’une plateforme paysanne panafricaine. Les quatre réseaux régionaux sont la Fédération des agriculteurs d’Afrique orientale (EAFF), la Plateforme
sous-régionale des organisations paysannes d’Afrique centrale (PROPAC), le Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) et la Confédération des syndicats agricoles d’Afrique australe (SACAU).

Le programme est déjà financé par la Commission européenne, à hauteur de 5 millions d’EUR, soit 6,6 millions d’USD, pendant trois ans
(2009-2011). Les quatre dons accordés par le FIDA cofinanceront le programme durant la période 2010–2012.

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Publications, travail en réseau et services d’information

FIDA. 2009. Notes d’orientations relatives à l’analyse institutionnelle dans les programmes de développement rural, 42 p., FIDA, 2009.

Trois fiches d’information ont été publiées: Regreening the Sahel; Fostering access to technological innovation; Supporting farmers’ organizations to give small-scale farmers a voice.

Les copies électroniques sont disponibles à l’adresse suivante

Inside de farm, bulletin d’information publié par le Projet de relèvement et de réduction de la pauvreté à assise communautaire, présentant les activités du FIDA en Sierra Leone.

Pour de plus amples informations, contacter

George Williams Nyambe
Éditeur: georgenyambewilliams@yahoo.com

PRODER News, publié par les projets réalisés au Congo, rend compte des activités du PRODER et des projets menés par l’ensemble de ses partenaires et le centre public. Le bulletin sera publié une fois par trimestre.

Pour obtenir un exemplaire, contacter

Arielle Teddy Bouhoyi
Chargée de la communication, de la gestion des savoirs et de l’innovation
FIDA/Congo Brazzaville
boutedar@yahoo.fr