Zone du programme. Le programme couvrira, dans la Province de Maniema, quatre bassins de production – à savoir les «territoires» de Kasongo, Pangi, Kabambaré et Kibombo – et l’arrière-pays de Kindu. Groupe cible. Le groupe cible sera composé de 960 000 exploitants vivant en situation d’insécurité alimentaire chronique et pratiquant une agriculture de subsistance (environ 60% de la population totale de la province) et de 480 000 exploitants pratiquant une agriculture mixte (culture, élevage) exposés à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté (environ 30% de la population totale). Au sein de ces grandes catégories, le programme ciblera les sous-catégories les plus défavorisées – les femmes, les jeunes (y compris les ex-enfants soldats) et un vaste éventail de groupes socialement marginalisés. Au moins 75 000 ménages, soit 50% des ménages de la zone d’intervention, devraient bénéficier directement du programme. Objectifs du programme. L’objectif général du programme est de contribuer à la réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire et à l’amélioration des conditions de vie des communautés de base dans la Province de Maniema. Les objectifs spécifiques sont les suivants: i) augmenter les revenus en milieu rural en relançant la production agricole (culture, élevage, pêche) et en améliorant l’accès des producteurs aux marchés; et ii) développer l’accès des ménages ruraux aux services sociaux de base (santé, éducation, approvisionnement en eau et assainissement). Description du programme. Les composantes du programme seront au nombre de quatre:
Aspects importants. Le programme proposé est conforme au document sur les options stratégiques du FIDA pour la République démocratique du Congo ainsi qu’avec les documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté au niveau national et provincial. La province de Maniema a été spécialement choisie en raison des conséquences désastreuses qu’y ont laissé sept années de guerre civile. La province est isolée en raison des graves dommages subis par les routes et les autres infrastructures, d’où des difficultés de fourniture de services et d’accès aux marchés. L’agriculture de subsistance est donc menacée et la population souffre de malnutrition chronique. Une innovation importante du programme est l’amélioration du transport des produits agricoles par des groupements de jeunes à l’aide de véhicules à trois roues ou de charrettes à traction animale. Une autre innovation est l’utilisation de téléphones portables, lorsque cela est possible, pour obtenir ou transmettre l’information sur les marchés via sms. Cofinanceurs potentiels. Des discussions sont en cours avec la Banque mondiale et la Coopération technique belge en vue d’un financement parallèle des activités. Une contribution du Fonds belge de survie à hauteur de 7 millions de USD, destinée au financement de la composante "accès aux services sociaux de base", doit encore être confirmée. Le Fonds de l'OPEP pour le développement international a confirmé sa contribution de 15 millions de USD. |
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