Zone du projet. Le projet concentrera ses activités dans la région de Maradi, où vivent 20% de la population nationale.
Groupe cible. Ce projet complétera l'Initiative de réhabilitation et de développement agricole et rural (IRDAR) et s'adressera au même groupe cible – à savoir environ 340 000 personnes au total, les femmes et les jeunes étant plus particulièrement visés.
Objectifs du projet. Le projet a pour objectif global d'aider le gouvernement à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement dans la région de Maradi, grâce au renforcement des institutions régionales de services (tant privées que publiques). Cela sera possible dans le cadre de l'IRDAR, mis en œuvre pour améliorer les conditions de vie, les revenus et la sécurité alimentaire des populations rurales les plus pauvres. Ce nouveau projet s'attachera particulièrement à: i) renforcer les capacités des institutions locales publiques (collectivités, services publics décentralisés) et des institutions privées à prendre en charge le développement local; et ii) appuyer les initiatives de l'IRDAR visant à réduire la vulnérabilité des ménages face à l'insécurité alimentaire.
Description du projet. Le projet comprendra les trois composantes suivantes:
- Appui au processus de décentralisation. Le projet servira à renforcer les capacités des institutions publiques à apporter un appui essentiel au niveau de la planification et de la mise en œuvre d'initiatives de développement local. Il soutiendra le processus de décentralisation: i) en favorisant l'adhésion de la population locale aux lois et règlements en matière de décentralisation, et en mobilisant les acteurs au niveau local pour qu'ils prennent en charge leur propre développement; ii) en renforçant la gouvernance au niveau des communes; iii) en favorisant les investissements durables au niveau local par la création d'un fonds de développement communautaire; iv) en orientant, suivant et évaluant le processus de décentralisation; et v) en renforçant les capacités des prestataires de services privés au niveau local à mener les travaux dont a besoin la population. Le projet renforcera également les services techniques publics implantés au niveau local.
- Promotion de la sécurité alimentaire des ménages. Par le biais de cette composante, des fonds additionnels seront alloués au financement des initiatives de l'IRDAR en vue d'accroître les approvisionnements alimentaires locaux, en ce qui concerne tant la qualité que la quantité, ce qui permettra de réduire la vulnérabilité des ménages les plus pauvres face aux pénuries alimentaires et d'améliorer leur état nutritionnel. Le projet s'attachera notamment à: i) mettre en place des banques de céréales, de semences et d'engrais, en particulier à l'intention des groupes de femmes; ii) favoriser les achats massifs d'intrants par le biais de réseaux et de fédérations d'associations d'agriculteurs et d'éleveurs; et iii) promouvoir le crédit sur nantissement des stocks tel que pratiqué au titre du Projet Intrants (c'est-à-dire le Projet de promotion de l'utilisation des intrants agricoles par les organisations de producteurs), que l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture mène actuellement dans la région de Maradi.
- Coordination et gestion. La coordination de ce nouveau projet sera intégrée à celle de l'IRDAR afin d'accroître la concertation, les complémentarités et les synergies interinstitutions.
Aspects importants. Afin de renforcer l'impact global des initiatives du FIDA sur les conditions de vie des ruraux pauvres de la région de Maradi, ce nouveau projet sera intégré au projet IRDAR sous forme de nouvelle composante. Il cadre avec le programme d'options stratégiques du FIDA pour le pays qui recommande de renforcer les institutions publiques et privées en vue de garantir la durabilité des interventions du Fonds. Il est également conforme aux objectifs énoncés dans la stratégie pour la réduction de la pauvreté et à la stratégie de développement rural du Niger. Pour mettre en œuvre ce nouveau projet, le FIDA exploitera les complémentarités et synergies possibles avec les initiatives menées par le gouvernement et les autres donateurs, mettant à profit leur expérience. En novembre 2005, à la demande du FIDA, la région de Maradi a été désignée comme région pilote par le Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement.
Cofinanceurs potentiels et contribution nationale. Des discussions sont en cours avec le Programme des Nations Unies pour le développement et l'Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement. La contribution nationale devrait être de l'ordre de 2,0 millions de USD.
Description de la photo 1: Photo du FIDA de L. Rosa - Niger – Deuxième projet de développement rural de Maradi - Stockage du mil dans une banque de céréales du district d'Aguié. Quand les récoltes sont mauvaises, les petits exploitants peuvent emprunter à cette banque et rembourser le prêt à la récolte suivante.
Description de la photo 2: Photo du FIDA de Robert Grossman - Niger – Programme spécial de pays - Des femmes enlèvent la tige de piments à Zarwaram, à l'ouest de Diffa. Pour tout salaire, elles reçoivent deux bols remplis de piments qu'elles revendent avec bénéfice. Hors saison, elles font de l'artisanat et achètent des noix de kola et du sucre qu'elles revendent.