Zone du projet. Le projet sera mis en œuvre dans l'État régional national d'Amhara, où se situe le bassin du lac Tana. Les pertes de sol y enregistrent des niveaux alarmants et renforcent les effets négatifs du changement climatique, lequel à son tour accentue encore la vulnérabilité des ménages ruraux à l'insécurité alimentaire, à la sécheresse et à la famine.
Groupe cible. Le groupe cible comprend les petits exploitants pauvres en ressources, les ménages sans terre (y compris les jeunes sans emploi) et les ménages dirigés par une femme vivant dans les quelque 21 woreda (districts) constitués par les bassins versants du lac Tana. Au moins 25% des bénéficiaires comprendront des ménages dirigés par une femme, et environ 10% des ménages sans terre et des jeunes sans emploi qui seront encouragés à se livrer à des activités agricoles et non agricoles génératrices de revenus.
Objectifs du projet. Le projet a pour objectif de développement la réduction de la pauvreté rurale grâce à l'amélioration des moyens de subsistance et à l'intégrité écologique. Il vise à accroître les revenus des ménages ruraux en favorisant l'adoption de pratiques de gestion durable des terres qui atténueront en outre les effets du changement climatique.
Description du projet. Le projet devrait comprendre trois composantes qui seront étoffées lors de sa conception, à savoir:
- Gestion intégrée à assise communautaire des bassins versants
- Réforme institutionnelle, juridique et politique
- Coordination et gestion du projet
Aspects importants. Le projet proposé renforcera l'accès des ménages ruraux pauvres aux ressources naturelles productives, ce qui est conforme aussi bien au Plan gouvernemental de développement accéléré et durable pour éliminer la pauvreté qu'au Cadre stratégique du FIDA 2007-2010. Le projet favorisera une approche communautaire participative. À cet effet, il renforcera et mettra en place des organisations à assise communautaire en vue de permettre de plus en plus aux communautés rurales de gérer leurs propres ressources productives avec efficacité et efficience. Il contribuera également à consolider le partenariat du FIDA avec le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), un des principaux cofinanceurs du projet, au moment crucial où le changement climatique est une question prioritaire à l'échelle nationale et internationale. Par ce projet, le FIDA s'efforcera d'influencer en amont les nouvelles stratégies, politiques et investissements publics dans le domaine de la gestion durable des terres, élément central du programme d'options stratégiques axé sur les résultats pour l'Éthiopie actuellement en élaboration. Conformément à la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide, les mécanismes de coordination, de gestion et d'exécution du projet seront intégrés dans la structure administrative régionale décentralisée de l'État régional national d'Amhara. D'une manière générale, le projet sera pour le FIDA une occasion unique de démontrer les liens étroits qui existent entre pauvreté rurale, dégradation des terres et changement climatique et de tirer des leçons formatrices en vue d'une application à plus grande échelle des pratiques de gestion durable des terres.
Cofinanceurs potentiels et contribution nationale. Le projet sera cofinancé par le FIDA, le FEM et d'autres partenaires du développement. Les cofinanceurs intéressés sont invités à se mettre en contact avec le FIDA. La contribution nationale (Administration et ménages bénéficiaires) reste à déterminer.
Description de la photo 1: Photo du FIDA par Alberto Conti - Éthiopie – Programme de relèvement des zones affectées par la sécheresse - Un exemple de l'érosion des sols.
Description de la photo 2: Photo du FIDA par Fabrizio Felloni - Diguettes en pierres servant à freiner l'érosion des sols à Irza (région d'Amhara).