|
| |
 |
| |
Photographie FIDA par Louis Dematteis
Philippines: projet d’irrigation communale à caractère participatif dans les Visayas. Paysans nettoyant des canaux d’irrigation à Bulak (île de Cebu). Ce projet a permis à 30 ménages d’agriculteurs de participer au périmètre d’irrigation communale de Bulak pour remplacer leur culture sèche annuelle de maïs par une double récolte annuelle de riz irrigué, représentant chacune une augmentation de revenu de 40%.
|
Zone du projet. Le projet sera exécuté dans 37 municipalités et 170 barangays (villages) des six provinces de la région administrative de la Cordillera (Abra, Apayao, Benguet, Ifugao, Kalinga et Montagne). Cette région montagneuse et enclavée se caractérise par un faible développement économique et social, que les carences de l’infrastructure contribuent encore à isoler.
Groupe cible. Le groupe cible comprend principalement des ménages autochtones appartenant à différentes tribus vivant dans des zones montagneuses où leur principale activité économique est l’agriculture. Les taux de pauvreté sont supérieurs à 50% dans la zone cible, et dépassent de beaucoup ceux des basses terres de la région administrative de la Cordillera et des autres régions de Luzon. Le projet touchera environ 94 140 personnes sur les 190 000 habitants (soit 36 300 ménages) auxquels est estimée la population de la zone cible. Cependant, un certain nombre d’entre ces personnes devant participer à plusieurs activités du projet, on estime à 12 530 le nombre des bénéficiaires effectifs du projet.
Objectifs du projet. Le projet a pour but de réduire le niveau de pauvreté et d’améliorer les moyens de subsistance des ruraux pauvres (hommes et femmes) des communautés autochtones des hautes terres de la région administrative de la Cordillera. Ses objectifs spécifiques sont les suivants: i) augmenter le revenu des ménages d’agriculteurs pauvres grâce au développement durable de l’agriculture; et ii) améliorer la qualité de vie des communautés ciblées par un renforcement de la sécurité de tenure, de la sécurité alimentaire et de la conservation des bassins versants.
Description du projet. Le projet comprend les cinq composantes intégrées ci-dessous:
- Mobilisation communautaire, planification participative des investissements et établissement de titres de propriété foncière. Le projet autonomisera les communautés autochtones ciblées et les autres parties prenantes du projet, notamment les collectivités locales et les organisations traditionnelles, en renforçant leurs capacités en matière d’élaboration, de suivi et d’évaluation des plans d’investissement à caractère participatif concernant la gestion communautaires des bassins versants, l’agriculture, l’infrastructure rurale, l’agro-industrie et la création de revenus. Les activités spécifiques du projet comprendront la mobilisation des communautés, la planification participative des investissements du projet, le suivi et l’évaluation participatifs, la facilitation de l’établissement des titres de propriété foncière sur les terres du domaine ancestral et des services consultatifs.
- Conservation des bassins versants, gestion forestière et développement agroforestier communautaires. Cette composante soutiendra la conservation des bassins versants et le reboisement communautaires, la promotion de l’agroforesterie et l’établissement de mécanismes innovants de conservation des bassins versants.
- Développement de l’agriculture et de l’agro-industrie, et promotion d’activités créatrices de revenus. Cette composante sera axée sur la promotion de l’agro-industrie et de la commercialisation, les services agricoles d’appui, la microfinance et les activités créatrices de revenus, le développement de la petite entreprise rurale, les services consultatifs et la formation du personnel.
- Développement de l’infrastructure rurale. Le projet aidera les communautés et les collectivités locales à apporter les améliorations de l’infrastructure rurale indispensables à la promotion de la production agricole et aux entreprises rurales créatrices de moyens de subsistance. Les ouvrages d’infrastructure à remettre en état ou à construire seront déterminés par les plans d’investissement participatifs, qui donneront la priorité à ceux que les groupes communautaires seront capables d’entretenir correctement.
- Gestion et coordination du projet. Les structures de gestion du projet, établies et gérées au niveau régional, provincial, municipal et villageois (barangays), seront responsables du suivi et de l’évaluation, du renforcement des capacités, ainsi que de la documentation et de la diffusion des meilleures pratiques.
 |
|
Photographie FIDA, par Louis Dematteis
Philippines: projet d’irrigation communale à caractère participatif dans les Visayas. Vendeurs de produits agricoles au marché aux légumes de Mantalogon, ville de l’île de Cebu. L’agriculture demeure le pilier de l’économie philippine, assurant près de la moitié de la totalité des emplois.
|
|
| |
|
Aspects importants. Le projet met à profit les caractéristiques innovantes du premier projet de la Cordillera, à savoir: i) la planification du développement et la gestion des ressources naturelles avec la participation des communautés; ii) l’appui à l’établissement de titres de propriété foncière sur les terres du domaine ancestral; iii) l’identification et la documentation des meilleures pratiques concernant l’application des systèmes de savoirs et des pratiques autochtones; iv) l’utilisation effective des médias pour atteindre les zones reculées; et v) la participation des collectivités provinciales à titre d’agent d’exécution pour l’infrastructure rurale. En outre, le projet introduit de nouvelles formes d’innovation: i) en combinant le soutien à l’adoption de systèmes améliorés de savoirs et pratiques autochtones avec la commercialisation de produits autochtones grâce au développement de filières et de liens avec les marchés; ii) la concentration accrue sur les résultats par le renforcement des systèmes participatifs de suivi et d’évaluation; iii) le renforcement des capacités des populations autochtones et de leurs conseils des anciens pour leur permettre d’assumer la responsabilité de la gestion forestière en accord avec la loi sur les droits des peuples autochtones; enfin, iv) l’octroi aux municipalités du pouvoir d’autoriser les décaissements des fonds du projet en faveur des agents d’exécution.
Cofinanceurs. Un cofinancement sera apporté par la Banque asiatique de développement (10 millions de USD) et par le Fonds de l’OPEP pour le développement international (10 millions de USD).
|
| Faits et chiffres |
- Région: Asie et Pacifique
- Nom du projet: Second projet de gestion des ressources agricoles des hautes terres de la Cordillera
- Pays: Philippines
- Numéro du projet: 1395
- Nature du projet: développement agricole
- Coût du projet: 66,4 millions de USD
- Montant du prêt du FIDA: 26,56 millions de USD (et don national de 0,6 million de USD)
- Cofinancement requis: voir la section sur les cofinanceurs
- Contribution nationale: 19,32 millions de USD
- Conditions proposées: particulièrement favorables
- Phase dans le cycle du projet: conception achevée
- Prochaine étape: négociation du prêt
- Date indicative de présentation au Conseil d'administration: avril 2008
- Durée du projet: sept ans
- Date indicative de démarrage du projet: premier trimestre 2009
- Agent d'exécution: Ministère de l’agriculture
- Emprunteur: République des Philippines
|
| Contacts |
M T. Elhaut
Directeur, Division Asie et Pacifique
M. S. Jatta
Chargé de programme de pays s.jatta@ifad.org
Fonds international de développement agricole (FIDA)
Via Paolo di Dono, 44, 00142 Rome, Italie
Tél: + 39 0654591
courrier électronique: ifad@ifad.org |
|
|