Groupe cible. Le groupe cible principal se composera des communautés warao de l'État de Delta Amacuro, dont la plupart sont touchées par la pauvreté, voire l'extrême pauvreté. Comptant 26 080 membres, le groupe des Warao représente 23,9% de la population de l'État. Le projet couvrira quelque 280 des 365 implantations warao, habituellement très petites, réparties le long des branches du delta de l'Orénoque. Objectifs du projet. Le projet a pour but principal d'apporter des améliorations durables aux conditions de vie des communautés warao pauvres. Son objectif général est de réduire d'une manière significative les niveaux de pauvreté et d'extrême pauvreté des Warao par le biais d'un processus culturellement adapté, équitable et durable au plan environnemental. Plus spécifiquement, le projet va: i) gérer un fonds d'investissement communautaire apte à réagir à la demande locale et financera des incitations visant à promouvoir l'offre de services financiers, techniques et autres dans le cadre d'une stratégie de développement négociée; ii) renforcer les organisations communautaires des Warao et faciliter leur participation efficace et éclairée à tous les aspects de l'exécution du projet, y compris le suivi et évaluation; iii) appuyer un processus intégré de délimitation des terres destiné à protéger les droits de propriété collective reconnus dans le régime juridique national; et iv) renforcer le cadre institutionnel local et favoriser la formation d'alliances fructueuses avec les organisations des Warao. Description du projet. Outre les activités liées à sa propre gestion, le projet mettra sur pied un processus transparent et ouvert en vue de faciliter l'identification, la formulation, l'exécution et l'évaluation de microprojets communautaires et multicommunautaires. En fonction de la demande locale et de la stratégie globale du projet, ces microprojets pourraient porter, notamment, sur les activités suivantes:
Aspects importants. Le FIDA mène des actions à l'appui des peuples autochtones depuis le début de ses opérations en 1978 et il a fourni jusqu'ici plus de 1 milliard de USD sous la forme de prêts destinés à des projets et programmes en leur faveur. Reconnaissant les compétences considérables du FIDA dans le domaine du développement des peuples autochtones, le Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela a sollicité la collaboration du Fonds pour la conception de ce projet à l'intention des communautés warao. Les communautés autochtones se sont vues attribuer des droits spéciaux dans la constitution vénézuélienne de 1999, droits qui ont été exprimés avec plus de force dans la loi de 2005 pour les peuples et communautés indigènes. Depuis 2003, les peuples autochtones du pays bénéficient de l'appui d'un programme spécial conçu pour protéger leurs droits et promouvoir leur développement: la mission Guaicaipuro, coordonnée par le Ministère du pouvoir populaire pour les peuples indigènes. Parallèlement, la Fondation pour la formation et la recherche appliquée à la réforme agraire (CIARA), rattachée au Ministère du pouvoir populaire pour l'agriculture et la terre, est chargée de fournir une assistance technique à l'appui du développement agricole et rural. Le projet proposé par le FIDA concourra aux efforts déployés par le pays pour associer les communautés autochtones à sa vie politique, sociale et économique. Plus spécifiquement, il appuiera les politiques publiques destinées à répondre aux besoins des peuples et communautés autochtones en tenant compte de leurs priorités et identités culturelles propres. Le projet est cohérent avec le programme d'options stratégiques 2006 du FIDA pour la République bolivarienne du Venezuela, qui donne la priorité aux peuples et communautés autochtones. Il tirera parti, aussi, des enseignements tirés de l'expérience acquise par le FIDA pendant l'exécution de trois autres opérations qu'il a financées dans le pays: le projet de développement économique des communautés rurales pauvres; le projet de soutien aux petits producteurs dans les zones semi-arides des États de Falcón et de Lara; et le programme régional à l'appui des populations indigènes du bassin de l'Amazone.
Cofinanceurs potentiels. À déterminer. La contribution nationale devrait représenter 50% environ du total des coûts du projet.
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