Composantes de l'investissement proposées
Composante 2: Transformation de l'économie rurale
La deuxième composante du Programme,
représentant environ 13,5 millions de USD d'investissements,
se subdivisera en trois sous-composantes: i) soutien à
la production/aux marchés pour le développement
de l'agriculture, de l'élevage et de la foresterie;
ii) création d'entreprises rurales; iii) services financiers
ruraux.
Soutien au développement de l'agriculture,
de l'élevage et de la foresterie (8,9 millions de USD).
La conception de la composante initiale du projet concernant
le soutien du développement au niveau des exploitations
a été modifiée en fonction des principes
ci dessous.
Concentration sur la mise en place d'associations/groupes
pour créer la «masse critique» nécessaire
d'organisations communautaires ayant la formation et les capacités
souhaitées.
Adoption d'une approche commerciale de l'agriculture/élevage
davantage orientée vers le marché, et fourniture
des services techniques correspondants, en partant des possibilités
de culture, délevage et de vente rentable.
Utilisation de l'approche filière afin de parvenir
à un ciblage plus efficace du soutien technique et
financier en fonction des contraintes et des opportunités
identifiées.
Cette sous composante comprend quatre éléments:
i) services d'appui technique orientés vers le marché,
ii) appui aux groupements dentreprises et aux initiatives
fondées sur le marché, iii) production animale
et commercialisation des produits de l'élevage et iv)
gestion forestière.
Services d'appui technique agricoles orientés
vers le marché. Ces services conjuguent la vulgarisation,
la démonstration et la recherche adaptative répondant
aux besoins du client et mettent à profit l'expérience
acquise au cours de la première phase. Les principes
appliqués au cours de cette phase sont toujours pertinents,
conformes à la politique nationale et axés sur
la mise en place d'un service de vulgarisation requérant
le minimum de participation de l'État et faisant appel
aux ressources propres des exploitants, à leurs capacités
et à leurs possibilités de surmonter les contraintes
identifiées par les évaluations rurales participatives
et l'approche filière. À cet effet, le partenariat
entre les instituts de recherche nationaux et internationaux
et le Programme sera renforcé, les deux type dorganismes
mettant à profit l'expérience acquise durant
la première phase mais en étant davantage responsables
de la performance et de l'impact des activités menées
dans le cadre du Programme.
La vulgarisation et les démonstrations
prévues seront assurées grâce à
la création et à la formation de quelque 80
groupes de vulgarisation, soit un par secteur. Les membres
de ces groupes seront sélectionnés par leur
communauté, à raison de leurs compétences
agricoles, de manière à ce que tous les groupes
soient représentés et à ce que l'équilibre
entre les sexes et entre les classes d'âge soit assuré.
L'accent sera mis sur les points suivants: i) approche filière,
ii) démonstration de technologies améliorées;
iii) autonomisation organisationnelle et technique de la communauté
et des agriculteurs; iv) atelier de suivi des évaluations
rurales participatives et des évaluations des performances,
et v) renforcement de la capacité du MINAGRI et de
l'ISAR.
Appui aux groupements d'entreprises et aux
initiatives fondées sur le marché. Cette deuxième
activité répond à la nécessité
d'aider les agriculteurs à former des groupements d'entreprises
en vue de faciliter les achats dintrants et la commercialisation
des produits. Ce programme sera axé sur la création
de petits groupements d'entreprises. À cette fin, un
fonds sera créé pour financer un certain nombre
d'activités d'appui à la création d'initiatives
de groupe.
Production animale et commercialisation
des produits de l'élevage. La troisième activité
servira à promouvoir: i) le soutien au développement
d'associations d'éleveurs, ii) le renforcement de la
filière lait et iii) les initiatives en matière
de santé animale. Ces trois activités seront
confiées au secteur privé et orientées
vers le marché.
Le Programme créera et formera les
associations d'éleveurs qui seront le pivot des interventions
du Programme dans le secteur de lélevage. La
création de groupes à orientation commerciale
dotés d'une solide formation et bien informés
permettra aux éleveurs d'avoir un meilleur accès
à la technologie, aux opportunités commerciales
et aux services financiers. Ces associations seront tout d'abord
formées en fonction d'une activité spécifique
ou d'une possibilité de développement commercial
constituant un but bien défini et motivant les éleveurs
à collaborer, par exemple un centre de ramassage du
lait.
Les initiatives du Programme à l'appui
de la filière lait au cours de la deuxième phase
seront les suivantes:
Centrales de ramassage du lait.
Le financement de centrales de ramassage du lait, dont le
nombre exact dépendra des négociations avec
le PADEBL, projet national dappui au développement
des élevages de bovins laitiers financé par
la BAfD et comprenant le financement de centrales de ramassage
du lait.
Laiterie de Nyagatare. Y compris le coût de
la remise en état et de l'équipement de la laiterie
au titre de la deuxième phase du projet.
Amélioration des ressources fourragères.
Mise en place de parcelles de démonstration par l'ISAR/MINAGRI
au voisinage des centrales de ramassage du lait.
Amélioration de la productivité des
races locales. Augmentation de la quantité de lait
livrée et du revenu des agriculteurs/éleveurs
qui fournissent le lait.
Fort de l'expérience acquise durant
la première phase, le Programme élargira les
initiatives en matière de santé animale à
d'autres districts et formera en quatre ans 120 agents communautaires
de santé animale opérationnels, dont le nombre
passera ainsi à 160. Des initiatives complémentaires
sont prévues, par exemple des fonds de roulement pour
le financement de médicaments vétérinaires
et de mesures d'urgence en cas d'apparition d'une maladie,
la lutte contre la mouche tsé-tsé, le diagnostic
des maladies animales et les boxes de contention.
Gestion forestière. Le soutien à
la gestion forestière comprend les trois grandes activités
d'investissement suivantes:
plantations forestières communales, comprenant
le boisement de quelque 3 200 ha en quatre ans;
agro-foresterie, soit quelque 2 400 ha de plantations
familiales et quelque 3 000 ha de vergers implantés
sur les terres agricoles;
embocagement des terroirs
soutien institutionnel et formation, comprenant: un
appui à l'ISAR et au MINAGRI pour les études,
la formation et l'appui technique.
Création d'entreprises rurales (1,7
million de USD). L'exécution de cette sous-composante
sera menée de concert avec le PPPMER, projet national
financé par le FIDA et destiné à promouvoir
la création de petites et microentreprises rurales.
Le projet dUmutara assurera le financement, la surveillance
et la coordination avec les autres composantes du Programme.
Le PPPMER assurera la gestion courante des activités
de création d'entreprises conformément à
l'approche et aux modalités d'exécution des
projets utilisées dans le reste du pays.
Cette sous-composante comprend les quatre
activités suivantes: i) promotion et soutien de la
création d'entreprises rurales; ii) appui aux petits
et microentrepreneurs ruraux; iii) accès aux services
financiers; et iv) soutien à la gestion.
Promotion et soutien de la création
d'entreprises rurales. Un soutien sera apporté pour
promouvoir un environnement favorable à la création
de petites et microentreprises, notamment: i) alphabétisation
fonctionnelle; ii) analyse et initiatives axées sur
l'égalité entre les sexes; iii) renforcement
des associations et fédérations de petites et
microentreprises pour leur permettre de défendre les
intérêts de leurs membres, de négocier
avec des partenaires puissants et enfin de prendre le relais
du Programme en ce qui concerne l'appui à leurs membres;
iv) renforcement des groupes solidaires pour faciliter l'accès
des microentreprises aux services financiers; et v) renforcement
des capacités des conseillers en matière d'entreprises
rurales affectés dans les districts.
Appui aux petits et microentrepreneurs ruraux.
Les activités prévues sont les suivantes: i)
formations technique et administrative; ii) programmes d'apprentissage;
et iii) soutien de la commercialisation.
Accès aux services financiers. Une
ligne de crédit sera créée pour financer
les activités suivantes: i) petit crédit (15
000 à 200 000 RWF) à l'intention des particuliers
et des groupes solidaires; ii) crédit «ordinaire»
(de 150 000 à 1,5 million de RWF) pour l'achat de matériel,
le stockage ou le financement de fonds de roulement; et iii)
crédit à l'investissement (plus de 1,5 million
de RWF) pour les grandes entreprises. Les institutions financières
participantes devraient être les suivantes: les institutions
de microfinance (IMC) pour le petit crédit; l'Union
des banques populaires du Rwanda (UBPR) et les grandes IMC
pour le crédit «ordinaire»; et la Banque
rwandaise de développement (BRD) et les banques commerciales
pour le crédit à l'investissement.
Soutien à la gestion. Cette activité
financera un centre/une antenne pour la promotion des activités
relatives aux entreprises rurales dans la préfecture.
Services financiers ruraux (2,8 millions
de USD). Cette sous-composante comportera les trois principaux
axes stratégiques suivants: i) soutien des groupes
et des particuliers pour l'accès aux services financiers
ruraux; ii) soutien des IMC; iii) ouverture d'une ligne de
crédit; et iv) services consultatifs techniques.
Appui aux groupes ruraux pour l'accès
aux services financiers. Cette première activité
mettra à profit les bons résultats obtenus au
cours de la première phase en matière de création
et de formation des groupes communautaires d'épargne
et de crédit. L'appui sera élargi à l'ensemble
des groupes ciblés collaborant au projet. La sous-composante
associera également des groupes d'entreprises et d'autres
groupements d'entrepreneurs ruraux afin de les aider à
s'organiser pour remplir les conditions nécessaires
à l'accès au crédit.
Soutien des IMC. Le Programme sélectionnera
un nombre limité d'IMC locales avec lesquelles il travaillera,
et les aidera à devenir des institutions viables/durables.
Les contrats passés avec deux IMC, Duterimbere et CSC
Ugama, à la fin de 2003 serviront de test et permettront
à l'UCP de déterminer si elles sont aptes à
participer au programme de soutien du financement rural au
cours de la deuxième phase. En plus de l'appui direct
apporté aux IMC, le programme fournira une assistance
technique au forum de la microfinance rurale afin de contribuer
au renforcement de ses capacités, en particulier pour
la fourniture de services techniques et d'une formation aux
IMC ainsi que la production de manuels et autres outils méthodologiques.
Ligne de crédit. Le Programme comprendra
un mécanisme de refinancement auquel auront accès
différentes institutions financières, à
savoir:
Mécanisme de crédit. Les fonds seront
mis à la disposition des IMC sous-traitantes du projet.
Ligne de crédit aux petites et microentreprises.
Cette ligne de crédit prévue dans le projet
jumeau sera conservée pour financer des prêts
à moyen terme à l'intention des petites et moyennes
entreprises désireuses d'investir dans la préfecture.
Services consultatifs techniques. L'allocation
prévue dans le projet jumeau pour financer les services
consultatifs techniques sera maintenue. Elle servira à
recruter des consultants internationaux et nationaux pour:
i) évaluer le marché des prêts dans la
province; ii) définir les conditions d'utilisation
de la ligne de crédit; iii) évaluer le fonctionnement
et l'impact de la ligne de crédit au terme de deux
ans d'activité; iv) étudier les modalités
d'extension du fonctionnement de la ligne de crédit;
et iv) fournir tout autre service consultatif à la
BRD relatif au fonctionnement de la ligne du crédit.
Un soutien pour la mise en place d'une plateforme de microfinancement
qui rassemblerait les parties prenantes du financement rural
sera prévu au titre de cette initiative afin de promouvoir
la mise en réseau, l'échange d'informations,
la résolution des problèmes et la mise au point
de solutions novatrices.
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