Les Administrateurs pour la France auprs du FIDA et de la BAsD |
Rome, le 29 juillet 2002 |
AG/ia n/219/02 |
Rapport de la mission au Vietnm effectue par les administrateurs pour la France auprs du Fonds international de dveloppement agricole et de la Banque asiatique de dveloppement. (Version PDF)
Programme de la mission au Vietnam
| Dimanche 21 juillet 2002 (Hano) | |
| 16 h 00-18 h 00 | Runion de cadrage |
| Lundi 22 juillet 2002 (Hano) | |
| 7h30 | Runion avec l'Ambassadeur |
| 8h15 - 9h15 | Runion avec le Reprsentant de la BAsD, J. Samy |
| 9h30 - 10h30 | Runion avec le Reprsentant de l'AFD, Luc Bonnamour |
| Du 22 au 24 juillet | visite du projet Quang Bing |
lundi 22 juillet 2002 |
|
| 16h00 - 17h00 | Ngu Thuy Reforestation |
| 18h00 - 19h00 | Hay Thuy Ecole |
| 20h00 | Arrive lhtel (Dong Hoi) |
| mardi 23 juillet 2002 | |
| 06h30 | Dpart pour le district de Minh Hoa |
| 10h00 - 12h00 | Khe Su - Rseau dirrigation |
| 15h00 - 17h00 | Tan Hoa - Plan de dveloppement du village |
| 17h00 - 19h00 | Tuyen Hoa March rural visite de la nouvelle route |
mercredi 24 juillet 2002 |
|
| 7h00 - 9h00 | Ta Phan Micro-crdit (PT/MPG) |
| 9h00 - 11h00 | Minh Centre dinsmination porcin (AG) Ferme familiale (AG) |
| 11h00 - 12h00 | Runion avec le Prsident du CPP de Quang Binh et la Directrice des services locaux du MPI. |
| Jeudi 25 juillet (Hano) 2002 | |
| 08 h 30 | Runion avec le MPI dans les locaux du PNUD |
| 09 h 30 | Runion avec le seul PNUD |
| 10 h 30 | Runion la Commission Europenne (Mme Corinne Boulet) |
|
12 h 15 |
Djeuner ADB/AFD au restaurant "Emperor" (J. SAMY, L. BONAMOUR) |
| 15 h 00 | Runion la Banque Mondiale (A. Steer, reprsentant) et C. Gibbs (co) |
| 19 h 00 | Dpart d'Hano pour Paris par le vol VN 792 |
Remarques :
Alain GUILLOUT, Patrick THOMAS ainsi que L. BONNAMOUR ont particip aux runions du lundi matin
M. Mattia PRAYER-GALLETTI les a rejoints a Hu o ils ont fait les visites ensemble.
Alain GUILLOUT a t accompagn par Mattia PRAYER-GALLETTI la runion PNUD/MPI le jeudi matin. Patrick THOMAS tant reparti le mercredi soir, il est all seul aux rendez-vous suivants.
Mission au Vietnam - (20 au 25 juillet 2002)
Le FIDA au sein de la communaut des donateurs : spcificit et complmentarit
Une
mission conjointe au Vietnam a t
ralise par les administrateurs franais auprs
du FIDA (A. Guillout) et de la BAsD (P. Thomas). Elle a t
prpare et accompagne par M. Prayer-Galletti, charg
du Vietnam au FIDA. Les services de la BAsD (Manille et le bureau de Hanoi)
ont galement contribu sa prparation ainsi
que lAgence franaise de dveloppement. A cette occasion,
les responsables des principaux organismes multilatraux (BAsD,
BM, UE, PNUD) ont t rencontrs ainsi que des reprsentants
du Ministre du plan et de linvestissement (MPI).
Deux journes ont t consacres la visite dlments du projet financ par le FIDA dans la province de Quang Binh ; elle a t organise et prsente remarquablement et par le directeur de lunit de coordination et son quipe. Le dtail des visites et rendez-vous est prcis en annexe ; la plupart donnent lieu compte-rendu de mme que les visites sont dcrites et commentes. Une note de prsentation dtaille du projet est galement jointe.
Il ne sagit pas dune valuation technique, mais dune brve mission dobservation, la dimension subjective tant a priori plus forte. De surcrot, nous avions demand visiter un projet qui "marche bien" (pour mieux en comprendre le fonctionnement) ; il nest pas surprenant que lapprciation soit positive. Mais ce jugement a t aussi influenc par lavis unanime port par la communaut des donateurs qui considrent que, avec Tuyen Quang, Quang Binh peut tre considr comme un projet-modle.
Cela tant, de cette exprience trop rapide in situ, on ne saurait tirer de conclusions dfinitives. A tout le moins peut-on livrer quelques constats et envisager quelques pistes de rflexions.
1. Le projet de Quang Binh frappe par sa complexit et sa proximit.
On a souvent une vision trs simplificatrice des projets financs par les bailleurs externes. Ce sont en fait des ensembles complexes qui agrgent une quantit variable dactions sectorielles et en leur sein des sous-projets aux composantes plus ou moins nombreuses. Le choix du FIDA daller dans une rgion pauvre et recule pour conduire des actions au niveau des communauts villageoises ncessite la ralisation dautant de micro-projets quil y a de communauts, voire davantage. Do ce foisonnement qui rend difficile lapprhension par un regard externe et non-spcialiste de laction conduite. A titre dexemple, lirrigation, qui est lune des six catgories dactions engages dans la province de Quang Binh, se concrtise par la ralisation de vingt micro-projets sur 2 200 hectares ; selon les cas, il sagit damlioration ou/et dextension de systmes existants, voire de cration ex-nihilo (cf.compte-rendu de visite de Khe Su).
La proximit est lautre caractristique des interventions du FIDA. Elle se vrifie Quang Binh. Non seulement, les actions sont conduites au niveau des communauts locales, mais elles sont conues, prpares et conduites avec elles. La dmarche participative1 implique lassociation des bnficiaires et lorganisation du processus de responsabilisation et dautonomisation comme on peut le voir pour le rseau dirrigation de Khe Su.
2. La dmarche participative vise lappropriation des projets et le dveloppement de capacits autogestionnaires
La dmarche participative associe lensemble des partenaires : financiers et consultants, administration locale et, bien sr, bnficiaires, tous les stades du projet : analyse socio-conomique, recueil des propositions, formulation de projet, mise en oeuvre, valuation. Lobjectif final est dassurer la survie de chaque micro-projet aprs le retrait des intervenants extrieurs et de renforcer la capacit institutionnelle des communauts de base pour leur permettre de continuer progresser. Le dveloppement de capacits autogestionnaires est donc aussi important que lacquisition de techniques agricoles ou autres. La formation et lassistance technique en constituent donc une composante majeure.2
En complment des projets centrs autour dinvestissements physiques, nous avons eu loccasion de rencontrer une communaut villageoise ayant mis en place une structure de micro-crdit particulirement intressante. Cette exprience est innovante en ce quelle a repos entirement sur la collecte et la redistribution de lpargne locale. Le grand avantage de cette approche est de la rendre compltement indpendante de ressources financires extrieures. Par ailleurs, entirement autogre, elle ne gnre aucun frais de gestion, principal cueil des structures de micro-crdit.
Interventions du FIDA au Vietnam
| Nom du projet |
Rgion |
Finance-
|
Cofinance- |
Finance- |
Date |
Dure
|
Millions
US $ |
||||||
| Projet de gestion participative des ressources
|
Province de Tuyen Quang |
18,35 |
3,55 : Pays-Bas |
Gouvernement : 1,6 Bnficiaires : 1,5 |
avril 1993 |
7 ans |
| Projet de conservation et de valorisation des ressources agricoles
|
Province de Quang Binh |
14,4 |
0,7 : PAM 0,8 : PNUD |
Gouvernement : 1,9 |
dcembre 1996 |
5 ans |
| Projet de dveloppement en faveur des minorits ethniques
|
Province de Ha Giang |
12,5 |
2,3 : PNUD 0,8 : ASDI |
Gouvernement : 2,2 Bnficiaires : 0,6 |
dcembre 1997 |
6 ans |
| Projet de dveloppement rural
|
Province de Ha Tinh |
15,4 |
0,05 : Secteur priv |
Gouvernement : 2,3 Bnficiaires : 1,4 |
avril 1999 |
6 ans |
| Projet de diversification des revenus ruraux
|
Province de Tuyen Quang (II) |
20,9 |
5 : ASDI |
Gouvernement : 2,7 Bnficiaires : 1,8 |
dcembre 2001
|
6 ans |
Source: FIDA.
Au-del des dtails techniques qui dpassent lobjet de cette note, cette exprience met en vidence le rle et la valeur ajoute du FIDA dans une approche innovante. Elle peut avoir un impact local, mais galement rgional. La question est de trouver les moyens de diffuser et multiplier de tels schmas tant dans le pays que dans les autres pays dintervention de nos Institutions (voir paragraphe sur la coordination entre Institutions).
Les micro-projets visits ont permis de constater que cette dmarche participative visant lappropriation des micros-projets et au dveloppement de capacits autogestionnaires est effectivement mise en oeuvre. Lexemple le plus frappant est celui du rseau dirrigation de Khe Su. Sa russite sexplique par le fait que chaque villageois est directement concern par lamlioration de sa situation qui en rsulte, que le bon fonctionnement de lopration repose sur la participation de chacun et que lassociation des utilisateurs deau est performante. Limplication des acteurs est en fait fondamentale comme lont remarqu dautres intervenants,3 ce que facilite la ralisation dun projet collectif dans le secteur conomique. Il est galement indispensable que soient dispenses les formations adquates aux responsables lus pour leur permettre dassumer leur fonction (cf. compte-rendu en annexe).
Par comparaison, on sentait bien que les communauts taient moins impliques lorsquil sagissait dentretenir une route dont le bnfice individuel, une fois le dsenclavement acquis, parat plus diffus et que les petits problmes (inondations) et les petits travaux courants paraissent plus pnibles. A Ngu Thuy, labsence damnagement de la portion de chemin conduisant les pcheurs la mer traduit peut tre une moindre implication de la collectivit dans la construction dune route, certes utile, mais dessine et conue par dautres, la contribution vritable tant un travail rmunr. ...
La tentation est de conclure que les activits conomiques collectives ou individuelles (cf. llevage de porcs familial) ont non seulement un impact sur les participants, mais quelles sont plus motivantes et plus structurantes. De l privilgier cette voie, il ny a quun pas... que lexprience sur le terrain trop rapide et trop partielle dconseille sans doute de franchir immdiatement.
3. Le FIDA a galement encourag le mouvement de dcentralisation.
Par ncessit autant que par choix, le FIDA, qui na gnralement pas de reprsentation dans les pays, doit sappuyer sur des relais locaux. Au Vietnam, il a choisi de se reposer sur ladministration locale et de confier lexcution lchelon provincial du MPI en association avec les autres services concerns et avec laide du PNUD et de lUNOPS. Ce choix est dautant plus pertinent que nombre de micro-projets ont t proposs par ces derniers et quils ont t efficaces dans la mise en oeuvre de ceux qui ont t retenus. La comptence et le srieux de ladministration vietnamienne sont dailleurs souligns par la plupart des interlocuteurs ; ce sont ces qualits qui contribuent largement expliquer le taux lev4 dengagement et de dboursement constat en moyenne au Vietnam par rapport dautres pays rcipiendaires.
En associant troitement les services provinciaux, en particulier Tuyen Quang et Quang Binh, le FIDA leur a donn loccasion de se mettre en valeur et de prouver quils pouvaient contribuer une mise en uvre efficace et rapide des projets daide. De nombreux autres bailleurs de fonds ont ensuite repris la mme mthode. Ces services ont ainsi obtenu dtre associs plus troitement au choix des projets par le MPI. Selon le Reprsentant adjoint du PNUD, la loi de finances pour 2003 prvoirait que le choix et la dfinition des projets seraient dsormais du ressort des autorits locales. Pour lancien Prsident du CPP de Quang Binh, le FIDA a ainsi contribu faire voluer les esprits au niveau central et encourager ce processus de dcentralisation.
La complexit et la proximit signifient galement que le projet ncessite une multitude dactions de formation, cest--dire quau niveau de chaque micro-projet plusieurs actions sont conduites. La gestion de lensemble nest possible quavec lappui dune quipe de coordination solide et intgrant des responsables de ladministration locale, comme cela est le cas Quang Binh. A cet gard, le choix du FIDA de se reposer sur ladministration locale sest trouv dautant plus pertinent que le Directeur de lunit de coordination, issu du MPI, est particulirement remarquable et efficace.
4. Un impact visible
Limpact du projet sur les bnficiaires nest pas contestable. Il est particulirement vident pour le rseau dirrigation de Khe Sue : autosuffisance alimentaire et meilleurs quilibre nutritionnel, augmentation du revenu. Cest aussi le cas du programme mixte route/plantation Nghu Thuy : dsenclavement, injection et augmentation du revenu, baisse des cots dapprovisionnement et meilleure valorisation des produits de la pche; les achats de quelques centaines de motos en font foi de mme que le dveloppement de petits commerces et dartisanat. Au-del, la fixation des dunes bnficiera lensemble de la collectivit. Pour lcole, il sagit dun choix diffrent : investir long terme dans lducation des enfants.
Pour les communauts o seule une route a t ralise, limpact reste visible : le dsenclavement des villages concerns. Mais les retombes conomiques sont plus diffuses : amlioration de lapprovisionnement et de laccs au march.
Se pose parfois la question de la dure de limpact. Pour ce qui est des investissements directement productifs (irrigation) ou des infrastructures (route), leffet se prolonge dans le temps sous rserve dun entretien correct. En revanche, leffet-revenu rsultant de la ralisation de ces investissements (qui intgrent toujours une part importante de main-duvre locale) disparat dans le temps. Cest en particulier vrai de la plantation darbres dans les dunes, et de la construction de la route qui ont requis de nombreuses heures de travail dont limpact sest vu sur la consommation ; leur entretien gnrera une faible activit par comparaison. Certes, lensemble de la communaut bnficiera de la fixation des dunes et le dsenclavement restera acquis, mais lactivit conomique dans la commune va retomber. Autrement dit, on peut se demander sil ne faudrait pas aller plus en profondeur en veillant la durabilit de limpact sur lactivit conomique de la collectivit elle-mme, par exemple en cherchant diversifier les sources de revenus.
Toutefois, la question ayant t pose lancien Prsident du CPP de Dong Hoi de savoir sil tait prfrable de rduire le nombre de composantes plutt que de raliser certains micro-projets limpact plus limit sur lactivit, celui-ci a rpondu que lessentiel tait de faciliter lorganisation des communauts locales et doffrir des opportunits. Au fond, donner une impulsion et contribuer au changement des mentalits sont plus importants que le projet lui-mme ; cest dailleurs le principe mme de la dmarche participative. Et, en croire le reprsentant de la Banque Mondiale, cest bien ce que permettent les projets du FIDA.5
5. La coordination des donneurs reste limite.
Lensemble des personnes rencontres est favorable au principe de coordination des donneurs. Elle existe dailleurs loccasion des runions de prparation de la CIG annuelle ainsi que dans le cadre dune vingtaine de groupes de rflexion, sur divers thmes horizontaux ou sectoriels. Mais la coordination sur les projets elle-mme est plus alatoire ; elle dpend largement des contacts personnels entre responsables. La multiplication du nombre dintervenants dans le pays ne facilite pas les choses, ce qui a par exemple, conduit la BAsD envisager pour lavenir une participation plus slective avec un noyau de partenaires actifs dans les secteurs dintervention prioritaires.6
De toute faon, comme lont fait remarquer plusieurs interlocuteurs, les autorits vietnamiennes souhaitent conserver la matrise de laide extrieure. Les projets ne sont dailleurs pas mis dans un pot commun dans lequel les diffrents donneurs choisiraient ceux qui les intressent en ngociant ventuellement entre eux leur rpartition. Ils sont attribus par le MPI, ventuellement aprs discussion avec les donneurs qui suggrent parfois quils sont mieux prpars pour telle ou telle action.7 Mais les choses gagnent encore en complexit : les autorits locales, qui sont dsormais associes plus troitement la prparation et la mise en oeuvre des projets, tentent dinfluencer le processus en amont et dattirer des donateurs. Ainsi le Prsident du CPP de Quang Binh a beaucoup insist au cours de lentretien pour que le FIDA sengage lancer un deuxime projet dans les zones dunaires.
Dans un environnement aussi complexe et aussi comptitif, le FIDA a du mal se positionner. Bien que ses capacits propres soient reconnues et apprcies, il tend passer aprs les "grands" qui se taillent des domaines daction importants. Cest encore plus vrai aujourdhui o des institutions comme la Banque Mondiale et la BAsD accordent la priorit la lutte contre la pauvret et viennent chasser sur ses terres naturelles (dans les rgions du centre et du nord). En outre, il nest pas toujours vident de faire valoir la complmentarit dans laction des institutions. Ainsi, laction du FIDA dans les zones dunaires mriterait dtre reprise et complte plus grande chelle par une institution aux moyens adapts. Or, la tentation du compartimentage gographique risque de sopposer ce que le relais soit pris comme on pourrait le souhaiter. Par ailleurs, les projets du FIDA ncessitent par nature une importante assistance technique ; il serait utile que les donneurs bilatraux le soutiennent. Mais cela semble actuellement difficile8 pour lui alors que dimportants montants y sont pourtant consacrs dans le pays.
Si nous pouvions mettre des vux pour lavenir, ce serait un triple souhait :
Pour lavenir, il reste des zones pour lesquelles le FIDA conserve un avantage comparatif (province de Giai Lai dans les montagnes centrales par exemple 9) et a encore vocation intervenir. Il pourrait tre utile de sappuyer sur un relais local pour prendre position. A cet gard, le PNUD sest montr trs ouvert un renforcement des liens entre les deux institutions.
Pour tre plus prcis sur ce point, la rgion centrale, y compris la province de Quang Binh pourrait constituer un terrain dessai pour dvelopper ce type de complmentarit entre le FIDA, Institution innovante sur des projets de base utilisant lapproche participative, et la BAsD, qui nest pas vraiment structure pour entreprendre des projets grande chelle bass sur cette mthodologie, mais qui a des moyens financiers largement plus importants lis une prsence lourde auprs des Autorits Centrales. Les objectifs moyen et long termes sont identiques (rduction de la pauvret) et les structures trs complmentaires. Le travail en commun sur la Rgion Centrale (o la BAsD a des projets importants dans le secteur rural) constituerait une occasion de tester de faon pratique cette complmentarit institutionnelle. La BAsD en troite collaboration avec les Autorits Vietnamienne et avec lappui du FIDA (apport de savoir-faire), pourrait promouvoir la mise en place dun cadre institutionnel permettant la diffusion des schmas dvelopps par le FIDA. Ce type de coordination/cofinancement est une voie qui nest encore que peu exploite. Il pourrait pourtant contribuer de faon efficace leffet de levier rciproque entre des Institutions dont nous sommes actionnaires.
| A. Guillout | P. Thomas |
| Administrateur auprs du FIDA | Administrateur auprs de la BAsD |
Bref compte-rendu de ladministrateur de la BAsD au Prsident et ses collgues au Conseil dadministration
Asian Bank of Development - Office of the Executive Director
I visited Vietnam from 22 - 24 July jointly with my French colleague in the IFAD Board, Alain Guillouet. As you certainly know, IFAD/FIDA is a multilateral organization with its headquarters in Rome. IFAD is fully concentrating on rural development financing in the poorest regions or countries in the world. IFAD is a member of the UN system. Its shareholders are the UN members. Its lending operations are rather limited in amount (between US$300 - 500 Million per year) financed through grants and special funds provided by members. IFAD is very much specialized in grassroots very small - scale projects concentrated on participatory approach including micro-finance promotion.
The choice of Vietnam for a joint mission with my colleague, Alain Guillouet, was determined by the fact that ADB and IFAD have established useful preliminary contacts and are focusing, inter alia, on the central region in rural development projects. Agence Franaise de Dvloppement (AFD) is also focused on the same fields and same region. Discussions have been widened to this bilateral institution that I personally very well know.
This mission was prepared with the support and help from the operational teams in Headquarters and with the Resident Mission. There were two main interests in organizing such a mission:
First, it is a useful experience that gives Board members an occasion to have direct contacts with the projects and operations in order to get a better understanding of our respective institution's actual endeavors beyond the work done from headquarters. (Aim of our Board travels IFAD so far does not have such Board Travel but only Evaluation Board mission and Mr. Guillouet was feeling the need to do it at his own initiative with support from IFADs President).
The second achievement of such a mission was to highlight very strongly the complementarities of our respective institutions. IFAD is developing very useful and interesting pilot schemes based on participatory approach. The limitation of its action lies very often in the lack of means to disseminate and replicate the successful experiences that they put in place. The ADB, on its side, is hardly able to undertake directly such micro level projects. Nevertheless, it appears that ADB, thanks to its much larger financial capacities and its privileged relations with the local authorities, can take stock of the outcome of such pilot projects and contribute to the establishment of the necessary framework permitting the replication of IFAD innovative schemes at a much larger scale. This can be done in in close cooperation between our two Institutions and the Vietnamese Authorities. We understand that the respective managements of the two institutions can share such an approach. I very much encourage ADB's Management to further review and exploit the possibilities lying in such complementarity. I welcome your views and comments on this matter.
Patrick Thomas
Extrait
du discours de clture du Prsident Bge la
soixante-seizime session du Conseil d'administration
Rome, 4-5 septembre 2002
Mesdames et Messieurs les Administrateurs,
Je vais maintenant rsumer les dlibrations et rappeler les dcisions prises au cours de la prsente session.
l'ouverture de la session, l'Administrateur pour la France a rendu compte de sa visite sur le terrain des projets excuts par le FIDA au Viet Nam et fait part au Conseil d'administration de l'impression favorable que lui avait fait l'impact de ces projets sur leurs bnficiaires. Il a suggr, comme certains de ses collgues, que tous les administrateurs saisissent toute occasion qui pourrait se prsenter de faire des visites analogues sur le terrain. Il a assur ses collgues que ces visites permettaient de connatre de faon plus complte et plus approfondie les projets qu'ils examinent et approuvent au cours de leurs runions.
Permettez-moi de remercier une fois encore M. Guillout d'avoir fait part au Conseil de son exprience et de lui ritrer mon soutien et celui du secrtariat du Fonds aux autres administrateurs qui dsireraient se rendre en visite sur le terrain. ( )
Cette prsentation s appuie sur le rapport soumis au Conseil dadministration de dcembre 1996 en le compltant et en le modifiant au vu de documents plus rcents, des observations effectues lors de la visite sur place et compte tenu des remarques faites par les responsables. Toutefois, les deux jours et demi de visite nayant permis de couvrir quune toute petite partie du projet, cette mise jour et ces complments sont par nature limits.
I LECONOMIE, LE CONTEXTE SECTORIEL ET LA STRATEGIE DU FIDA
A Lenvironnement conomique.
La population du Vietnm est de 81 millions dhabitants. La croissance du PIB sest pourtant leve 4,6% au cours de la priode 1989-99 et elle a atteint 6,7% en 2000 et 6,8% en 2001. La valeur du PIB en dollars courants a quintupl entre 1989 et 2001. Pourtant, le revenu par tte dhabitant tait estim 370 $ seulement, la population vivant en dessous du seuil de pauvret reprsentait 37/1000 du total, le taux de mortalit infantile slevait encore 37% le pourcentage denfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition atteignait 39% de la classe dge et 36% seulement de la population avaient accs de leau amliore . Toutefois lesprance de vie la naissance slevait 68 ans et surtout le taux danalphabtes des plus de 15 ans ntait que de 7%. Et une simple mission sur place10 suffirait pour ajouter une autre remarque qualitative : lardeur au travail et lingniosit sy constatent au quotidien, en particulier chez les artisans. La croissance nest-elle pas une transformation qualitative dont les rsultats quantitatifs sont mesurables" ?11
Le Vietnm est lun des principaux bnficiaires de laide publique au dveloppement. Pour la priode 1993-2000, les annonces des donneurs ont atteint 17,5 milliards $. Les engagements annuels sont passs dune moyenne de 2 milliards $ en 1993/1995 2,25 en 1999/2000 et les dboursements ont plus que doubl, passant de 625 millions $ 1,5 milliard $ au cours de la mme priode (soit plus de 5% du PIB en 2000).
Soixante-dix pour cent de la population active Vietnmienne travaillent encore dans le secteur agricole, qui assure environ 25% et 30% des exportations totales. Les terres cultives sont rares (0,1 ha seulement par habitant lun des taux les plus bas au monde). Malgr la rduction progressive de sa part dans le PIB total, la production agricole a enregistr une forte croissance, atteignant en moyenne 4,4% en 1995-1999. La superficie totale consacre aux cultures vivrires sest accrue de 2 3% par an, grce la progression de lirrigation et des taux dexploitation ; par ailleurs, le rendement de la plupart des cultures annuelles na cess de samliorer. Cependant, la croissance du sous-secteur des cultures vivrires est en train de ralentir. Malgr la forte augmentation des superficies cultives et de la valeur des cultures pluriannuelles telles que le cafier, lhva et lanacardier, la production de la plupart des cultures industrielles a stagn jusquen 1994. La croissance de ce sous-secteur est galement en perte de vitesse du fait de laccroissement spectaculaire de loffre, conjugu la chute des prix lexportation. De nombreuses plantations industrielles nouvelles sont situes sur les hautes terres, ce qui provoque parfois des conflits au sujet des droits fonciers entre les communauts locales et les milieux intresss extrieurs.
Jusqu une date rcente, le sous-secteur de llevage a t relativement laiss de ct. Une nette augmentation du nombre de ttes de btail a cependant t enregistre pour le bovins (15% entre 1994 et 1998), les porcins (17%), les caprins et les ovins (20%) et les volailles (21%), en raison essentiellement de laccroissement de la demande de viande de la population urbaine, qui saccrot et devient plus aise. La fort naturelle du Vietnm est estime officiellement 9,1 millions dha, mais moins de 2,2% peut tre considre comme de la fort primaire. Le couvert forestier du pays est tomb denviron 44% de la superficie terrestre totale en 1943 tout juste 20% aujourdhui, ce recul se poursuivant un taux estim 1,6% par an en raison de lexploitation forestire, de la demande de bois de feu et du dfrichement des fins agricoles. Le gouvernement, pour qui le dboisement ininterrompu est " la plus grave menace depuis la runification ", a lanc rcemment plusieurs grands programmes de reboisement dans tout le pays.
B Stratgie de collaboration du FIDA avec le Vietnm
Politiques nationales de lutte contre la pauvret. Plusieurs programmes de lutte contre la pauvret sont en cours dexcution dans le cadre du programme de lutte contre la faim et de rduction de la pauvret, qui a t lanc en 1992/1993 et a t rcemment prolong jusquen 2005. Au titre de ce programme, diverses initiatives ont t engages dans les domaines suivants : sdentarisation, rinstallation et cration de zones conomiques nouvelles ; dveloppement de linfrastructure dans les communes pauvres ; promotion de lagriculture et de la production hors exploitation ; amlioration des services de vulgarisation concernant lagriculture, les forts et les pches; crations de revenus; reboisement; pargne et crdit pour les pauvres; assistance particulire aux minorits ethniques ; enfin, amlioration des services dducation et de sant destins aux pauvres. Pour mettre en oeuvre ces initiatives, une vaste gamme de politiques et de programmes sectoriels ont t labores, les plus importants tant notamment : le programme (1999-2005) d appui aux communes les plus pauvres, les plus recules et les plus montagneuses, et le programme 661, connu galement sous le nom du programme de reboisement de cinq millions dhectares. Parmi les autres initiatives du programme de lutte contre la faim et de rduction de la pauvret figurent loctroi de crdit subventionn et la fourniture dintrants agricoles, et , plus rcemment, lexonration des droits de scolarit et la prise en charge des dpenses de sant.
Stratgie du FIDA au Vietnm. Selon lexpos des options et stratgies dintervention par pays (COSOP) du FIDA pour le Vietnm, approuv en dcembre 1996, trois rgions doivent bnficier en priorit de lappui du Fonds : les hauts plateaux du centre, les rgions ctires du nord et du centre-nord. Le COSOP a galement mis en vidence une srie de priorits sectorielles/sous-sectorielles ainsi quun groupe cible comprenant les minorits ethniques, les mnages dirigs par une femme et les agriculteurs pauvres qui vivent dans des zones recules et sont tributaires pour leur survie dune base de ressources naturelles fragile et insuffisante. Les priorits concernent :i) la diversification des produits agricoles ; ii) lappui aux activits rmunratrices hors exploitation (transformation des produits alimentaires, petit commerce et artisanat, moyennant la prestation de services financiers) ; iii) la rgnration des ressources naturelles, avec notamment la gestion des sols et de leau ; enfin, iv) la remise en tat des infrastructures rurales.
II LE PROJET DE QUANG BINH
A. Cadre gnral
La province de Quang Binh, dune superficie denviron 8 000km2, compte peu prs 800 000 habitants. Son climat est marqu par les moussons tropicales. Cest lune des plus pauvres du Vietnm du point de vue de la consommation alimentaire et des dpenses de consommation par habitant. Situe juste au nord du 17e parallle qui marquait autrefois la frontire entre le Nord et le Sud Vietnm Quang Binh a subi des dommages de guerres considrables. La reconstruction de la capitale , Dong Hoi, a commenc en 1983. Cette grande pauvret a conduit les autorits Vietnamiennes proposer au FIDA ds 1995 dintervenir dan cette province.
Environ 60 000 mnages, soit quelque 40% de lensemble de la population de la province, seront thoriquement concerns par ce projet. La plupart dentre eux vivent dans les zones de collines et de montagnes. Ce sont les institutions villageoises et les associations locales qui choisiront les mnages pauvres et vulnrables ; le financement est plafonn pour garantir ce ciblage. Les infrastructures matrielles seront surtout implantes dans les districts les plus pauvres.
Lobjectif premier est daugmenter les revenus et la scurit alimentaire des mnages bnficiaires. La rduction du dficit alimentaire de la province, la protection de lenvironnement contre le dplacement des dunes et lamlioration de la capacit des services techniques de planifier, concevoir et mettre en oeuvre des programmes et projets de dveloppement sont des objectifs associs, mais secondaires.
La formulation du projet a t prpare par le centre dinvestissement de la FAO. Une tude socio-conomique pralable a t confie un Professeur duniversit Vietnamien rput (il est devenu recteur par la suite). Cette tude a donn lieu une runion avec lensemble des administrations locales concernes qui l ont commente, ont tabli des priorits dintervention et de premires propositions. Le directeur de projet a t repr cette occasion. Sur cette base, une srie dtudes et de propositions a t ralise, puis transmise aux autorits provinciales pour raction. Les bnficiaires ont galement t consults. Ensuite la dfinition plus prcise a t confie des quipes de consultants avec des allers retours tant vers les autorits locales que les bnficiaires et les services du FIDA. Une ultime mission permis de conclure les discussions avec lensemble des intervenants locaux avant la ngociation Rome des conditions du prt, puis le passage en conseil dadministration.
En accordant de petits prts pour llevage, laquaculture, la production agricole et dautres activits rurales rmunratrices et en remettant en tat les rseaux dirrigation, le projet augmente la production animale et halieutique ainsi que la production agricole, ce qui accrot les recettes des agriculteurs pauvres. La fixation des dunes rduit le risque densablement des rizires et autres biens de la zone ctire. Les rseaux dirrigation sont essentiellement situs dans les districts les plus pauvres de lintrieur. La composante routes permet de relier les communauts isoles et les zones de production au rseau routier existant.
Pour sassurer que le projet bnficie bien aux plus pauvres, le FIDA avait mis au pralable une contrainte: chaque sous-projet devrait tre de petite taille. Cest dailleurs pour cette raison que la composante levage de crevettes qui est une activit relativement capitalistique a t trs limite afin de rpartir les fonds au profit dun plus grand nombre de personnes
B. Dcomposition du projet
Les composantes du projet sont au nombre de six : i) cration ou extension, ou/et remise en tat des rseaux dirrigation, ii) dveloppement agricole, iii) dveloppement de laquaculture, iv) fixation des dunes, v) rfection des routes rurales et vi) appui institutionnel. Les quatre premires encouragent directement la production, tandis que la construction routire dsenclave certaines rgions montagneuses et sablonneuses et y amliore la commercialisation. La composante appui institutionnel finance lUnit de coordination du projet (UCP) et fournit galement les apports ncessaires (services spcialiss, formation et matriel) pour renforcer les diverses institutions comptentes responsables des activits dexcution du projet en appliquant une approche participative
1 - La remise en tat des rseaux dirrigation a permis lextension ou la remise en tat de rseaux dirrigation dans six districts sur un primtre total de quelque 1 800 ha. Par ailleurs, des fonds seront galement prvus pour, environ 400 ha de rseaux supplmentaires. Le primtre total vis atteint donc quelque 2 200 ha. Image de la complexit et de la proximit de laction du FIDA, ce sont en fait 17 projets qui ont t financs dans ce cadre. Certains sont relativement importants comme le barrage de Ham Ninh qui dessert 331 ha. Dautres sont petits comme celui de Khe Su qui couvre 55ha. Les travaux portent sur la rparation des rservoirs, des barrages de drivation et des canaux, ainsi que la construction de nouveaux rservoirs et stations de pompage. Limportance des travaux de rparation et damlioration a permis de limiter le cot dinvestissements et de mettre laccent sur lassistance technique et le soutien aux associations gestionnaires de leau. (La contribution du Programme alimentaire mondial (PAM), sous forme de vivres-contre-travail, a servi payer la plupart des manuvres participant la construction). Cependant, ce sont les agriculteurs qui sont responsables de la construction de tous les ouvrages dans les exploitations. La prparation des plans dtaills et la supervision technique de la construction des travaux soumis adjudication ainsi que la supervision technique et laide aux associations de paysans et aux agriculteurs individuels sont organises par lunit dirrigation du Service des ressources hydriques.
Du point de vue de la mthode, les oprations collectives ont repos sur la mise place de structures autogestionnaires ( self managed board (SMB) ). Elles sont constitues de reprsentants des utilisateurs/bnficiaires du sous-projet. Ds le dbut, elles participent la dfinition du projet prcis, lvaluation du besoin de financement, puis contribuent sa ralisation. Dans un deuxime temps, le fonctionnement du projet et son contrle sont assurs par le SMB. Cette structure est constitue au niveau du village, et, au besoin, du hameau ; cest notamment le cas des projets dirrigation dans les collines. Laspect participatif et dcentralis du FIDA trouve ici sa traduction la plus concrte. Des institutions plus importantes, comme la Banque Mondiale ou la Banque Asiatique de Dveloppement, mme lorsquelles sinspirent de cette dmarche, vont, au plus , jusqu la commune.
Le projet finance : a) la formation et les voyages dtude concernant la gestion de leau, la cration de groupements dirrigants et les techniques participatives dont se serve les bnficiaires pour mettre au point des rglements en matire de fonctionnement et dentretien ; b) les vhicules et lquipement, le matriel informatique, les essais simples sur le terrain et le matriel de bureau ; c) les contrats locaux relatifs aux plans et aux tudes ; d) lappui une ONG ou une autre institution dsigne localement pour aider former des groupements dirrigants efficaces.
Laccent a t mis sur les zones collinaires plus pauvres et moins volues. Au contraire, dans la plaine, lirrigation est dj dveloppe et la population y est plus riche.
2 - Dveloppement agricole. Le projet fournit des fonds pour apporter des amliorations la production porcine, bovine et caprine, notamment : a) appui aux services de vulgarisation et aux centres vtrinaires de la province, du district et des communes (fourniture de rfrigrateurs pour les mdicaments usage vtrinaire et le stockage des chantillons, de botes de isothermes pour le transport local des mdicaments et des chantillons, de petites trousses mdicales et de vtements de protection) ; b) remise en tat et prise en charge dune station zootechnique et de centres dinsmination pour les porcins et les bovins Phuong Ha, avec notamment la rfection des btiments abritant les animaux et des laboratoires pour la semence, le renouvellement du cheptel reproducteur, la fourniture de semences et de matriel et la participation limite aux frais dexploitation ; c) octroi de crdit pour des activits spcifiques comme la reproduction et lengraissement des porcins, la production caprine et bovine (notamment buffles) (pour laquelle les agriculteurs reoivent un appui technique dispens par des vulgarisateurs forms par le projet), et ouverture dune ligne de crdit pour dautres activits agricoles non spcifies ; d) appui un programme dessais et de dmonstrations coordonns avec le programme de remise en tat des rseaux dirrigation afin dassurer que les technologies et intrants nouveaux prometteurs sont adopts immdiatement, ds que les rseaux seront remis en tat ; e) une aide technique assure par une universit nationale afin de prparer du matriel de formation concernant llevage et la production agricole lintention du personnel provincial et de district, de concevoir les cours et de former les futurs formateurs en leur dispensant les premiers cours. Une fois form, le personnel de province et de district doit transmettre ses nouvelles comptences au personnel de la commune et former directement des agriculteurs. De plus, les services de vulgarisation toffs continuent visiter rgulirement les paysans et/ leur dispenser des conseils techniques.
Outre la riziculture, laccent a t mis sur llevage, car cest une activit fort potentiel. La demande crot, consquence de lenrichissement gnral et du dveloppement du tourisme. En outre, cest une activit forte intensit en travail et qui peut grandir par tapes.
3 - Le dveloppement de laquaculture passe par llevage de carpes de roseau en eau douce et de crevettes/crabes dans des tangs deau saumtre. Le projet finance :
Llevage de poissons dans des cages flottantes. Les closeries de Dai Phuong (district de Bo Trach) et dong Phu (district de Dong Hoi) sont modernises et dveloppes. Pendant les deux annes suivant leur remise en tat leurs besoins financiers ont t couverts afin de faire face au changement de taille. Des crdits supplmentaires pour la construction et lexploitation de quelque 6000 cages poissons, y compris le remplacement denviron 1000 cages et la mise en place de cages de dmonstration sous la direction des agriculteurs participants ; une assistance technique, une formation et une vulgarisation destines aux agriculteurs et au personnel.
Llevage de crevette en eau saumtre est modernis pour amliorer et dvelopper llevage moyennant les mesures suivantes : crer des tangs de dmonstration, en utilisant les tangs remis en tat des agriculteurs participants ; moderniser deux closeries de crevettes du secteur public situes Ron (district de Bo Trach) et Nhat Le (Dong Hoi), ayant une capacit estime 10 millions dunit par an ; financer les frais dexploitation additionnels pour ces deux closeries pendant les deux annes suivant leur remise en tat (par la suite, comme pour les closeries de poissons, laccroissement des recettes permettra de couvrir les frais dexploitation) ; amliorer un tang dalevinage situ Phu Hai (ville de Dong Hoi) en vue de produire quelque 5 6 millions de poissons au stade juvnile ; fournir une assistance technique, une formation et du crdit pour aider des petits entrepreneurs privs crer cinq petites fabriques daliments pour animaux (dune capacit de 0,5-1,0t/jour) afin de produire des aliments pour les crevettes sans danger pour lenvironnement; renforcer la capacit du centre de vulgarisation en matire d aquaculture moyennant une formation, du matriel et une assistance technique ; valuer limpact sur lenvironnement de llevage amlior grande chelle des crevettes et octroyer le crdit ncessaire pour financer des activits au niveau des exploitations.
4 - Le projet de fixation des dunes a permis de planter quelque 4000 ha sur des sables mouvants afin de protger les zones les plus vulnrables et de mettre sur pied un systme de production durable. Le projet a appuy les activits suivantes : cartographie dtaille des zones sablonneuses slectionnes pour lattribution, le suivi et lvaluation des terres cration de comits villageois damnagement afin dorganiser lattribution des terres, en vue des plantations individuelles conscutives ; slection des vulgarisateurs et des agents forestiers pilotes ; formation, appuye par une aide technique locale, mettant essentiellement laccent sur les approches et les techniques participatives en matire de fixation des dunes et dispense aux agents de vulgarisation forestire et aux membres des comits villageois damnagement ; primtres dessai comportant des essences et des associations dessences diffrentes, divers espacements des plants et des essais dengrais pour observation plants sur quelque 20ha ; appui et organisation concernant la plantation par des agriculteurs privs de 4000 ha de terres sablonneuses dnudes dans les trois districts du sud. Cette dernire activit couvert toutes les oprations, allant de la production diversifie des semis dans les ppinires la fumure de fond et dappoint, ainsi que toutes les activits forestires, des ppinires la plantation et aux travaux dentretien.
Le gouvernement sera charg de fournir les semences et les plants. Toutefois, la demande du FIDA, llevage des plants a t transfr aux locaux afin de les faire participer davantage lopration, de leur donner un revenu et de les intresser lentretien. . Les difficults naturelles - en particulier labondance des pluies - rendent parfois ces routes fragiles (ravinement, coupure pendant la saison de pluies) des ponts ont d tre construits pour franchir les ruisseaux et rivires cf. compte-rendu Tuyen Hoa
5 - Rfection des routes rurales. Le projet a financ la remise en tat denviron 200km de routes, la construction de 20km de routes supplmentaires dans des zones recules Dans les cots de construction sont inclus les contrats passs avec des entreprises privs ou publiques ainsi que la main-duvre fournie par des particuliers et des paysans. Aucune des routes vises par le projet nest nouvelle, elles suivent toutes un trac existant, avec le passage aux gus, souvent un simple chemin. Il ne sagit pas de routes goudronnes, trop coteuses construire. Sont galement incluses dans cette composante la conception et la construction de trois bacs de mme que la construction dune dizaine de marchs ruraux.
Le projet a aussi aid le Ministre des transports le service charg des routes rurales en formant le personnel aux problmes techniques et gestionnaires particuliers qui se poseront durant lexcution ; les vhicules et le matriel, les installations informatiques, des essais simples sur le terrain, le matriel de bureau, les services de consultants spcialiss dans le domaine routier ainsi quun contrat relatif la conception des bacs.
La Banque agricole et rurale du Vietnm (BAV) a ouvert une ligne de crdit pour du petit matriel, ce qui permettra doctroyer des prts moyen terme des particuliers, des communauts ou de petits entrepreneurs pour leur permettre dacheter : a) de petits motoculteurs dots de remorques ; et b) de petits concasseurs de pierres mobiles. Le remboursement du crdit devra tre en partie assur par le volume de travail que la construction de routes rurales pourra crer (en particulier dans les rgions montagneuses et recules).
6 - Appui institutionnel. Dans le cadre de cette composante, le projet a financ: a) la cration de lunit de coordination (UCP), qui est charge de coordonner les activits prvues dans les diffrentes composantes, notamment fourniture de vhicules et de matriel de bureau, assistance technique locale et internationale, dpenses de fonctionnement, traitements et salaires, indemnits daffectation sur le terrain et de dplacement ; b) la mise en place de moyens locaux et la formation en matire de suivi et dvaluation (S&E), de planification participative et de constitution de groupes (cette formation sadresse surtout aux personnes directement associes la mise en oeuvre des activits du projet au niveau des districts, des communes et des villages ainsi quau personnel de terrain des organisations paysannes, savoir lAssociation des agriculteurs et lUnion des femmes Vietnmiennes (UFV) deux organisations auxquelles un appui logistique a t fourni ; c) le renforcement du Ministre des sciences, des techniques et de lenvironnement pour lui permettre damliorer la surveillance de limpact sur lenvironnement, ainsi que la fourniture de matriel danalyse simple et de motocyclettes et la formation du personnel.
C. Aspects financiers
Les cots de base du projet sur cinq ans ont t valus 184 650 millions de VND. Compte tenu des provisions pour alas dexcution et alas financiers, les cots totaux du projet taient valus environ 220 597 millions de VND.
La principale catgorie de dpenses, qui concerne les travaux de gnie civil relatifs linfrastructure conomique, reprsente 36% des cots de base totaux. Cela comprend essentiellement les contrats passs avec des entreprises pour du matriel de construction ainsi que la main-duvre paysanne, (cofinance par le PAM), les bnficiaires et, dans une moindre mesure, le FIDA. Le crdit additionnel pour la rtrocession de prts des particuliers et des groupes dagriculteurs et de femmes slve 4,26 millions de USD, soit environ 25% des cots de base. Lassistance technique (tant locale quinternationale) et la formation reprsentent peu prs 8% des cots de base. Les dpenses rcentes concernent les transports, le matriel de bureau et de laboratoire ainsi que les cots de fonctionnement.
PRINCIPALES DONNEES FINANCIERES
1. Rsum des cots
du projet |
|||||
| Composante | Monnaie
locale |
Devises |
Total |
%
en devises |
%
des cots de base |
| Remise en tat des rseaux dirrigation | 3
418 |
295 |
3
713 |
8 |
22 |
| Dveloppement agricole | 4
470 |
231 |
4 701 |
5 |
28 |
| Dveloppement de laquaculture | 1
182 |
32 |
1
214 |
3 |
7 |
| Fixation des dunes | 2
058 |
104 |
2
163 |
5 |
13 |
| Rfection des routes rurales | 3
599 |
346 |
3
945 |
9 |
23 |
| Appui institutionnel | 776 |
280 |
1
056 |
27 |
6 |
| Cot de base | 15
504 |
1
289 |
16
792 |
8 |
100 |
| Provision pour alas dexcution | 396 |
45 |
441 |
10 |
3 |
| Provision pour alas financiers | 585 |
47 |
632 |
7 |
4 |
| Cot total | 16
485 |
1
381 |
17
866 |
8 |
106 |
Financement. Le projet a t financ par un prt de 14,4 millions de USD accord par le FIDA des conditions particulirement favorables, (par un don de 700 000 USD du PAM12 pour certaines activits vivres-contre-travail de forestation, dirrigation et de construction de routes villageoises), par un don de 800 000 USD du Programme des Nations Unies pour le dveloppement (PNUD) pour lassistance technique et la formation, et enfin par des contributions du gouvernement et des bnficiaires du projet. Rpartie sur cinq ans, la contribution du gouvernement, dun montant total de 1,9 million de USD, se montera en moyenne chaque anne 3,2 milliards de VND (291 000 USD), ce qui ne reprsente que 5% des recettes budgtaires de la province pour 1995 (65,9 milliards de VND, soit 6 millions de USD). Le plan de financement du projet est prsent au Tableau 2.
La main-doeuvre fournie par les paysans pour la fixation des dunes, les travaux dirrigation et la construction de routes rurales aurait d tre finance pendant trois ans par le PAM a fourni des rations de riz quotidiennes, pour une valeur denviron 10 000 VND par jour pour la plantation et lentretien dun hectare de filaos. Le FIDA a pris le relai par la suite. La main-duvre qualifie est incluse dans les cots de lentrepreneur, tant entendu que, toutes choses gales par ailleurs, la priorit est donne au recrutement de la main-duvre qualifie disponible dans les communes participantes13. Les agriculteurs seront eux-mmes entirement responsables de tous les travaux de construction sur les exploitations.
D. Divers
Excution
Lexcution du projet, commence en janvier 1997, sachvera la fin de cette anne. Sur le plan matriel, elle est assure par les services techniques au niveau provincial, notamment le CPI y compris le service du dveloppement agricole et rural, le Service des transports, le Service des forts ainsi que la succursale de la BAV dans la province.
Les efforts de formation sont considrables. Chaque composante du projet bnficie de programmes de formation, qui peuvent tre nombreux. Par exemple, pour un projet dirrigation le PNUD finance diffrentes sessions de formation pour chaque tape : mode de gestion du projet, utilisation de leau, slection des varits de riz, financement des oprations, etc. En outre, lquipe de volontaires qui va grer le fonctionnement du systme dirrigation aprs son achvement dispose galement de formation spcifique sur lorganisation du suivi, la comptabilit, etc.
Organisation gnrale. Au niveau national, le projet est excut sous lautorit du comit national dorientation, prsid par le Ministre de lagriculture et du dveloppement rural et comprenant le Ministre des Finances, le Ministre du Plan et de lEquipement et la BAV. Au niveau provincial, la responsabilit de la gestion incombe essentiellement au Comit Populaire de la province. Un conseil provincial de coordination du projet est dune faon gnral responsable de lexcution ainsi que de la coordination avec dautres programmes et projets en cours.
Cest lUCP, quincombe le suivi et la coordination courants lexcution. Lunit est charge de coordonner toutes les activits, de suivre les rsultats et dtablir le programme de travail et le budget annuel au niveau provincial. Elle est galement responsable des comptes du projet et doit prparer et prsenter les rapports priodiques demands par les organismes extrieurs daide au dveloppement. Dans un projet aux composantes aussi nombreuses et la coordination entre lensemble des intervenants (administrations techniques, formateurs) est particulirement importante. La premire anne a dailleurs t quasi exclusivement consacre la formation et aux besoins de formation aussi intenses (cf. projet dirrigation Khe Su). Lquipe charge de lanimation et de la coordination est forte de 22 personnes. Le PNUD a recrut ds le dbut un comptable, un gestionnaire et un interprte qui ont bnfici dune formation et sont beaucoup mieux rmunrs que le reste de lquipe. Elle est dirige par deux responsables des service provinciaux du Ministre du plan et dinvestissement, le Dr. Hoang Hung, qui ly consacre temps partiel, et le Dr. Ly Hong. Sy ajoutent quinze techniciens (agronome, ingnieur, ....) et deux interprtes pays temps plein par le Gouvernement. Pour chaque tranche du projet, des consultants ont t recruts pour dfinir le projet. Le PNUD sest charg dacheter lquipement ncessaire (vhicules, informatique etc....) et de le mettre disposition.
Les diffrentes composantes et activits du projet sont excutes par les services techniques comptents, chaque service tant dirig par un responsable dactivit qui, du fait quil aura particip activement la conception du projet, est familiaris avec son approche gnrale et ses aspects techniques.
Des conseils de districts pour la coordination du projet comprenne le prsident du Comit populaire de district ainsi que les chefs des services techniques comptents, en fonction des activits mener dans chaque district. Le Conseil, au niveau du district, assure la coordination, fait la liaison avec le comit populaire et coordonne le suivi des activits du projet.
Union des femmes Vietnmiennes (UFV) et Association des agriculteurs. Ces deux organisations, identifient, slectionnent, organisent et forment les bnficiaires ainsi quaident les responsables du projet recevoir des bnficiaires une bonne rtro-information. Ces organisations tant bien implantes dans les communauts locales, elles font la liaison entre les organismes techniques, les institutions de crdit et les bnficiaires locaux. Leurs membres ont t forms aux mthodes participatives et divers sujets techniques. lUFV a t charg de constituer des groupes de crdit et dpargne et les aider.
Bnficiaires du projet
Bnficiaires directs. Les activits ont t tales sur les cinq annes du projet de manire permettre la mise en oeuvre dans des dlais ralistes des travaux dinfrastructure et des mesures daccompagnement, notamment formation du personnel et mobilisation des bnficiaires.
Au total, plus de 50% des familles pauvres qui constituent le groupe cible devraient avoir bnfici directement du projet grce au crdit octroy pour lamlioration de llevage et de laquaculture, le dveloppement de lirrigation et la fixation des dunes.
Le projet a une deuxime catgorie de bnficiaires directs, savoir les mnages participant aux activits (vivres-contre-travail finances par le PAM). Environ 4 000 mnages ont particip aux travaux de fixation des dunes et 9 000 au dveloppement de petits primtres irrigus, tandis que 14 000 ont fourni de la main-duvre pour la construction de routes. Au total, plus de 20 000 mnages ont donc reu une aide alimentaire. Les rations alimentaires reprsentent un apport important pour les mnages participant aux travaux de fixation des dunes et au dveloppement des primtres irrigus ; en revanche, les retombes de la construction de routes (sur le plan alimentaire) sont rparties sur un plus grand nombre de mnages, tant donn que, dans un mnage moyen, il y a relativement peu de main-duvre pour cette activit. (Si lon inclut les personnes participant aux activits du PAM, le nombre total de mnages bnficiaires aura t denviron 65 000).
Bnficiaires indirects. Il sagit ici avant tout des gens qui bnficient de la fixation des dunes, mesure qui attnuera le risque densablement des rizires. On a calcul que la plantation dun hectare de filaos sur des dunes qui se dplacent vite protge chaque anne entre 0,20 et 0,25 ha de rizires une fois les arbres bien enracins (cest--dire quatre ans aprs leur plantation). Les rendements devraient en principe se stabiliser au niveau actuel, cest--dire entre 250 et 300ha de paddy par an. On estime 8 200 le nombre des mnages qui ont bnfici indirectement de la construction de routes. Le personnel des services techniques associs au projet ont gagn en qualification grce la formation dispense et laccs un quipement de meilleure qualit .
Avantages sur le plan social. Paralllement lamlioration du niveau de vie quentranent le dveloppement de la production agricole et laide alimentaire, le projet offre des avantages la population de la province sur le plan social : a) la construction de routes rurales permet de dsenclaver des villages isols, dont les habitants ont ainsi plus facilement accs aux services de sant, dducation et dinformation (on estime que plus de 112 000 personnes vivant dans quelque 22 000 mnages ont bnficidirectement ou indirectement de la construction des routes ; b) la fixation des dunes protge non seulement des infrastructures et de bien tels que champ et routes mais aussi des habitations et des coles actuellement menaces par le dplacement des dunes ; c) la construction de marchs communaux, amliore la circulation des produits en milieu rural. D) la construction de 12 coles a permis de dvelopper lenseignement en milieu rural.
Impact sur les femmes. Dune faon gnrale, le projet devrait avoir un impact tout fait bnfique sur les femmes, spcialement grce aux interventions suivantes : a) Crdit. Les activits dorganisation et dappui au programme de fourniture de crdit ont pour but principal de crer de solides groupes dpargne et de crdit, en collaboration avec lUFV, compte tenu des succs dj remports dans la cration de ce genre de groupes. Des femmes ont t familiarises avec les aspects techniques des entreprises, avec la gestion financire de base du mnage et de lentreprise ainsi quavec certaines aspects pratiques de la commercialisation. Il est vraisemblable que la principale activit pour laquelle les groupes fminins de crdit empruntent des fonds sur llevage de petit btail ainsi que dautres petites entreprises financirement intressantes choisies lors de lexcution du projet ; b) construction de marchs ruraux. La plupart des petits commerces de dtail tant aujourdhui entre les main des femmes, la construction de six marchs ruraux devrait galement offrir la possibilit de crer de petites entreprises rurales de commercialisation dont bnficieront surtout des commerantes.
Impact sur lenvironnement. Les activits du projet ne devraient pas avoir dimpact ngatif. Lors de la conception du projet, une valuation dtaille de limpact sur lenvironnement a t faite. Comme le but premier du projet est de conserver les ressources naturelles et prserver lenvironnement, le projet surveille limpact sur lenvironnement, surveillance dont est charg le ministre des sciences, des techniques et de lenvironnement. Au titre de la composante appui institutionnel, il est prvu dallouer des fonds spciaux pour assurer une formation ainsi que de fournir une assistance technique et du petit matriel afin de renforcer les moyens dont dispose le service du ministre charg de lenvironnement.
Madame Thong porte un jugement extrmement positif sur l'action du FIDA au Vietnam. Spcialiste des interventions dans le secteur rural, le FIDA a t le premier montrer des projets concrets de lutte contre la pauvret. Les projets sont bien cibls, ce qui facilite leur mise en oeuvre. Pour que son action soit totalement efficace, il faut que ces projets soient dupliqus dans d'autres rgions.
Les interventions du FIDA sont trs dcentralises. Elles sont fondes sur la consultation et l'association des bnficiaires. Leur mise en uvre est confie l'administration locale. Or c'est elle qui est effectivement responsable du dveloppement rural ; elle pourra donc utiliser cette exprience pour l'ensemble de la province ; de surcrot, les responsables d'un projet sont galement appels conseiller ceux des projets suivants dans les autres rgions, dissminent ainsi l'exprience dans le pays.
Du point de vue des bnficiaires, leur association ds la conception du projet, puis durant sa mise en oeuvre et les efforts de formation l'auto-organisation (cf. constitution de SMB) leur permettent d'apprendre grer leur propre projet et prendre en charge son fonctionnement pour qu'il se prolonge aprs le dpart des experts.
De faon gnrale, le reprsentant du PNUD estime que le FIDA a contribu au mouvement de dcentralisation du Vietnam en associant les services locaux la prparation des projets et en insistant pour leur en confier la responsabilit. Il est noter que l'ancien Prsident du CPP, rencontr de faon informelle chez le Docteur Hung, a fait la mme remarque : le FIDA a contribu faciliter le passage d'une approche totalement centralise de la gestion de l'aide par le MPI une mthode dcentralise (pour ce qui est de l'administration) et participative (pour les bnficiaires). Au-del de la prparation et de la gestion des projets, l'administration locale devient plus imaginative et plus dynamique, ce que M. Ryan attribue en partie l'action du FIDA.
Interrog sur les ventuelles faiblesses de l'action du FIDA, le Reprsentant du PNUD estime que le contrle et l'valuation des projets lui semblent devoir tre renforcs de mme que la coordination avec les donateurs sur place. Ainsi pour le projet de Tuyn Quan au nord, il a fallu que le PNUD envoie un coordinateur pour amliorer la collaboration entre le FIDA et le SIDA.
Un dbat sur le micro-crdit a divis les participants. La partie vietnamienne estime que les taux d'intrt rclams dans le cadre des projets de micro-crdit sont trop levs (suprieurs 1%/mois, pouvant atteindre 1,2%, voire 1,5%) et que la pratique vietnamienne de subvention est totalement justifie. Les reprsentants des services du FIDA et du PNUD ont estim que la disponibilit et l'utilit du crdit tant essentiels, il fallait couvrir tout ou partie des frais levs de structure ou/et faciliter l'accumulation d'une pargne pour accompagner la croissance ; selon J. Ryan, les tudes du PNUD montrent que les "pauvres remboursent", ce qui confirme le ralisme et l'efficacit de ces dispositifs. Madame Thong a propos de distinguer entre les petites sommes d'urgence accordes pour une courte priode et les sommes plus significatives accordes moyen, voire long terme, dont la charge de remboursement serait excessive avec des taux levs.
A une question sur la ncessit de rpliquer grande chelle l'exprience de fixation des dunes (Quang Binh), Mme Thong a indiqu que ses services travaillaient sur les leons tirer de l'exprience et sur la prparation d'un second projet. Des contacts ont t pris avec GTZ en ce sens. En outre, la Banque mondiale rflchit des mthodes nouvelles ("biodiversit") pour complter le travail.
L'administrateur du FIDA, la demande du charg de portefeuille, a demand si les qualits du FIDA, reconnues par notre interlocutrice elle-mme : lutte contre la pauvret rurale et capacit travailler en zone difficile, neutralit14 de l'institution assure par la composition de son Conseil aussi bien que le professionnalisme de ses quipes, dmarche dcentralise (confiant la ralisation l'administration elle-mme) et participative, etc. pourraient conduire l'administration vietnamienne confier un projet dans la zone de montagnes centrales (province de Giai Lai). Tout en reconnaissant que cette zone connat des difficults et a besoin d'aide, Mme Thong a indiqu que des projets sont en cours de prparation avec la BAsD et l'ANIDA et qu'une proposition d'intervention dans le delta du Mekong avait t faite au FIDA ;
M. Prayer-Galletti a prcis qu' sa connaissance, si des projets taient en cours de prparation dans le centre, aucun ne concernait la province de Giai Lai. Au demeurant, quand le FIDA a dcouvert que la BAsD allait intervenir dans la rgion de Kantoum, il s'est aussitt retir de cette zone. Le reprsentant du PNUD a alors pris la parole pour inviter le MPI tenir compte de la spcificit des intervenants dans le choix des projets qui leur taient confis ; au cas particulier, la flexibilit, la dmarche "locale" et la neutralit du FIDA sont des atouts ne pas ngliger, y compris si d'autres sont volontaires.
Au cours de l'entretien avec les seuls reprsentants du PNUD qui a suivi la premire partie de la runion, M. Ryan a apport les prcisions suivantes. Pour le PNUD, son premier objectif est de soutenir les rformes en apportant de l'assistance conomique et administrative. C'est l'ensemble des institutions, notamment politiques, que le PNUD s'adresse. Ainsi, la dernire opration a consist organiser une rencontre entre des parlementaires vietnamiens et des reprsentants d'une douzaine de Parlements trangers ; des snateurs franais y ont particip. Par ailleurs, le service conomique du PNUD observe l'ensemble du systme conomique et financier et essaie de reprer les faiblesses pour conduire ou suggrer des actions de modernisation ou/et de consolidation.
Revenant sur l'action du FIDA, le Reprsentant du PNUD a insist sur les qualits : flexibilit, rapidit, innovation, proximit "participativit", . Le programme de Tuyen Quang , qu'il a vu dmarrer lors de son premier sjour au Vietnam (1993-96), lui parat tre un modle. Au cours d'une rcente visite sur place, il a pu constater combien les mentalits avaient chang dans cette province et l'efficacit de la dmarche dcentralise et participative. On peut voir "la fiert et la confiance des responsables et bnficiaires lorsqu'ils parlent du Conseil de dveloppement du village, de l'Association des utilisateurs d'eau et des groupes de crdit et d'pargne"15, de mme que la participation des femmes aux nouvelles activits du village.
Toutefois, le FIDA se trouve aujourd'hui concurrenc par l'ensemble des intervenants qui, impressionns par le succs de l'exprience16, mais aussi du fait de changements d'orientation pour certains (en particulier la BAsD et la BM), veulent faire la mme chose. Ils se prcipitent en province et reprennent le schma du FIDA. Il faudrait tirer les leons de cette exprience tous ensemble avec les autorits vietnamiennes pour ne pas perdre le bnfice de ce travail. Un sminaire tripartite pourrait tre l'occasion de le faire, l'objectif tant de lui donner ensuite une bonne publicit. Cela tant, les grands comme la BasD ou la BM ne pourront pas rpliquer l'identique ce projet, car les moyens qu'ils comptent y affecter17 les conduiront engager des programmes de grande dimension qui se prteront moins bien un travail au ras du terrain.18
Pour l'avenir, le FIDA doit continuer travailler de la mme faon car seule la participation des communauts permet de changer les mentalits en profondeur, gage de progrs pour l'ensemble du pays. Dans la concurrence actuelle, le FIDA peut encore proposer des projets pilote dans les zones difficiles. Un projet dans les montagnes centrales (Giai Lai)19 serait intressant et le PNUD est prt y participer ; d'ailleurs le Premier Ministre a dj lanc un appel en ce sens. Quant la proposition de lancer un projet dans le delta du Mekong, elle mrite d'tre regard car c'est une zone avec des poches de grande pauvret soumise des calamits naturelles.
Invit proposer d'ventuelles amliorations dans le mode de fonctionnement des projets ou la collaboration entre les deux institutions, J. Ryan a propos de renforcer le partenariat entre les deux institutions pour aller au-del de l'assistance technique et travailler plus en profondeur . L'action du PNUD peut tre complmentaire du fait da sa prsence sur place. Il propose, comme au Brsil pour la Banque mondiale, d'exprimenter une intervention directe dans la mise en uvre du projet.
M. Dewulf, pour sa part, nous a informs que le MPI (Dr Quang) a demand au PNUD de diffuser les leons de l'exprience de Quang Binh. M. Dewulf insiste donc sur la proposition de J. Ryan de raliser une opration tripartite "MPI-PNUD-FIDA", par exemple un sminaire commun suivi d'une communication externe. Par ailleurs, il a soulign que le processus de dcentralisation continuait progresser puisque les autorits locales pourraient l'avenir choisir leurs projets (disposition prvue en loi de finances).
Entretien avec M. Dinh Hoo Wong, Prsident du comit populaire provincial (CPP), et Mme Boi Thi Tuyen, Directrice des services provinciaux du MPI, Dong Hoi, chef-lieu de la province de Quang Binh
M. Wong a prononc une allocution. Le PIB/tte tait valu 200$ en 2001 pour la province, soit le plus bas du pays. 80% de la population vivent de lagriculture et un quart de la population se trouve sous le seuil de pauvret. Lintervention du FIDA tait donc ncessaire et il len remercie vivement.
La pauvret de la rgion est dabord due aux consquences de la guerre la province est juste au-dessus du 17ime parallle - et des calamits naturelles frquentes. Lintervention du FIDA a permis de faire dimportants progrs dans le domaine de lirrigation, y compris dans les zones collinaires trs dfavorises, et de reforestation. Le FIDA a pris en charge la plantation darbres sur 4000 ha de dunes. Laspect global financement, assistance technique, organisation des communauts pour les rendre autosuffisantes des projets du FIDA se rvle particulirement efficace parce que participatif.
Pour lavenir, le Prsident du CPP a souhait que le FIDA lance un second projet au bnfice de la seule zone des dunes. En effet, il reste 13 000 ha non amnags sur 40 communes . Ce sont des zones encore plus pauvres que les collines o lon trouve des champignons et des racines ainsi que du bois ; dans le sable, il ny a rien. La province quant elle ne dispose pas de ressources ncessaires pour reproduire le projet du FIDA.
Les administrateurs ainsi que le charg du pays ont rpondu en soulignant lefficacit de la coopration pour conduire ce projet en particulier lquipe du Dr Hung et reconnaissant quil serait ncessaire de poursuivre lexprience ainsi lance. Toutefois le FIDA ne pouvait financer quun nombre limit de projets et prparait sa stratgie pour les annes venir. Ladministrateur de la BAsD a prcis quil transmettrait Manille les leons de sa mission et voquerait la ncessit de dvelopper plus grande chelle le projet des dunes.
Entretien avec le Reprsentant de la Banque asiatique de dveloppement, J. SAMY.
Pour linstant, il ny a pas de coopration entre les deux institutions. La BAsD met dsormais laccent sur la rduction de la pauvret et a lanc des oprations cet effet. Un projet important est en cours de prparation dans la rgion du centre ; il touche les quatre provinces, dont Quang Binh20. Cette rgion a t choisie parce quextrmement pauvre. En revanche, la BAsD nest pas intresse par des interventions dans le delta du Mekong (o les autorits essaient dattirer le FIDA lheure actuelle).
Constatant quil ne peut pas y avoir de coopration sur les projets dj lancs, J. Samy suggre de travailler davantage en amont. Il faudrait que le FIDA soit plus prsent pour quune telle coopration puisse avoir lieu. En labsence de reprsentation sur place, il convient de rechercher une mthode pour associer dune faon ou dune autre le FIDA aux runions qui ont lieu sur place. Mais les liens peuvent tre informels comme le montre la coopration BAsD/AFD (dernire opration conjointe lance partir dun simple appel tlphonique).
Tant J. Samy que son adjoint, Pieter Smidt (qui a particip des projets BAsD/FIDA au Pakistan), considrent que les grandes institutions un peu lourdes comme la BAsD et la BM ont besoin que de plus petites, plus spcialises et plus flexibles pour leur ouvrir le chemin.
Cet change a t complt lors dune deuxime rencontre avec J. Samy seul. En ce qui concerne la coopration, le Reprsentant de la BAsD considre quil ny a pas de vraie coopration entre les donneurs en ce qui concerne les projets. Au-del des discussions au sein des 20 groupes de travail, il faudrait aborder les sujets concrets. Au demeurant, le Gouvernement , qui souhaite matriser le processus de dveloppement, ny est pas forcment favorable .
Pour J. Samy, des financements importants sont disponibles. Mais leur utilisation nest pas toujours facile. Il faudrait rformer les procdures publiques (trs difficile !), pour aller plus vite. Labondance de financement traduit lintrt politique pour ce pays qui attire beaucoup de monde. La plupart des donneurs sont prsents et veulent monter des projets, do un certain engorgement de ladministration. Toutefois, par comparaison aux autres pays, le Vietnam a une grande capacit dabsorption de laide dont limpact est visible et incontestable ; le taux dboursement/engagement y est plus lev quailleurs. Cela contribue expliquer laffluence et la disponibilit des donneurs.
A L. Bonnamour qui constate que certains groupes de coordination travaillent bien, notamment dans le domaine forestier (avec des co-financements) J. Samy rpond que cest lexception . Cest dailleurs dommage, car la majorit des donneurs voudrait faire plus.
Enfin J. Samy a soulign lampleur et la vitesse des changement intervenus au cours des dix dernires annes. Le grand nombre dhtels de qualit internationale (confort, quipement, service) en est lillustration la plus voyante. On peut aussi ajouter la construction de maisons dans tout le pays que ce soit dans la banlieue de Hano (des quartiers entiers sont tout nouveaux) ou dans les villes de province ou encore dans les villages. Quant aux infrastructures publiques, elles se dveloppement et se modernisent rapidement limage du nouvel aroport dans la capitale.
Entretien avec le Reprsentant de LAFD, L. Bonnamour
1. LAFD au Vietnam
Au Vietnam lAFD a un encours de 328 millions (y compris Proparco) pour 21 projets . En 2001, 4 projets ont donn lieu des financements pour 57 millions . Cette anne, les montants devraient atteindre 120 millions pour 4 projets, dont 40 millions apports la socit commune qui ralise la centrale lectrique de FU MY (EdF est chef de file avec Sumimoto et TEPCO ; cest une concession).
2. La coordination entre donateurs
La coordination entre les donateurs est multiforme. Le mode le plus organis est le groupe consultatif annuel qui les runit chaque anne en dcembre Hanoi. Une runion mi-parcours est organise (mai) ; cest loccasion de discussions informelles o tous les sujets sont abords avec plus de libert.
Le PNUD organise chaque mois un djeuner runissant une soixantaine de personnes. Chaque runion est organise autour dun thme et, la plupart du temps, un invit vietnamien y fait un expos dans ce cadre. En outre, une vingtaine de groupes de travail se runissent rgulirement pour traiter des sujets prcis. Y participent des reprsentants des autorits vietnamiennes, des bailleurs et des ONG. Selon le sujet, une institution (juge plus spcialise ou plus intresse) est dsigne comme chef de file. Cest loccasion daborder les projets en cours de prparation et parfois de monter des cofinancements. Ces travaux donnent lieu un rapport au groupe consultatif. Pour L. Bonnamour, les grandes institutions (FMI, BM et BAsD) jouent la transparence, informant ou consultant les autres donateurs. Ainsi la BAsD fait circuler son propre programme-pays et recueille les avis des autres avant quil ne soit transmis au conseil dadministration.
L AFD privilgie les projets importants pour en rduire le cot. En cas de co-financement, elle vise au moins un tiers du projet pour pouvoir linfluencer. Lorsque lapport est moindre, il faut vraiment avoir un avantage technique important pour ce faire.
En offrant des prts 20 ans dont 7 de grce avec un taux dintrt de 2,5% environ, lAFD tend tre plus chre que les autres donateurs qui pratiquent les conditions de lAID, voirent accordent des dons. Mais lAgence conserve sa place, les autorits apprciant les mthodes utilises, en particulier le srieux du suivi.
Les projets sont proposs par les autorits vietnamiennes un donateur en particulier i.e ce nest pas un vivier dans lequel chacun puiserait en fonction de sa prfrence. Toutefois, on peut proposer de participer un projet dj affect un autre donateur. En thorie, les autorits (MPI) sont ouvertes aux propositions de projets, mais peu de requtes spontanes des autorits locales ont abouti jusqualors, ce qui est peut tre d au fait que le phnomne est rcent. Enfin on peut toujours refuser de prendre un projet propos ds lors quon donne de bons arguments techniques.
Compte-rendu dentretien avec A. Steer, Reprsentant de la Banque Mondiale, et son adjoint, C. Gibbs
A. Steer a port un jugement trs positif sur le rle du FIDA. Cest un claireur qui monte des projets pilote qui bnficient lensemble de la communaut des donneurs. La souplesse dans son fonctionnement lui permet de tenir une place part dans ce domaine. Son approche participative et les rsultats obtenus servent de rfrence. Il convient dutiliser les leons pour les projets suivants lancs par les autres intervenants. Nonobstant ses moyens limits21, il fait oeuvre utile.
Ce nest pas un simple discours diplomatique. La Banque sest explicitement rfre au programme du FIDA de Tuyen Quang dans la formulation de sa stratgie de lutte contre la pauvret au Vietnam22. Laccent mis sur lapproche participative et linstitutionnal capacity building en est le reflet. Cela tant, comme lont fait remarquer dautres interlocuteurs, la Banque Mondiale ne va pas jusquau niveau du village pour des raisons de cot23, mais peut-tre aussi dorganisation.
C. Gibbs partage cette opinion positive, ayant dj eu des expriences de collaboration avec le FIDA. Tuyn Quang et Quang Binh ont effectivement servi de rfrence pour les autres donneurs, en particulier pour la Banque Mondiale. En effet , les montants quelle apporte au Vietnam son tels quelle doit travailler sur des projets importants et qui se prtent moins bien linnovation. Linconvnient de lapproche du FIDA lui semble tre un cot de fonctionnement des projets relativement lev.24
La coopration entre donneurs est dautant plus importante que le pays risque dtre submerg par lafflux daide et quil faut viter les doublons. Pour aider le MPI, la Banque Mondiale va financer le travail de deux consultants chargs danalyser ces activits et de rationaliser les procdures. M. Gibbs suggre que le FIDA participe ces rflexions auxquelles sont notamment associs la BasD, le PNUD, le DIFID et le CIDA.
Par ailleurs, M. Gibbs confirme labsence de couverture des montagnes centrales (personne Giai Lai). De mme, le Delta du Mekong concentre un nombre de pauvres levs du fait de la concentration dmographique dans cette zone (mais le ratio est faible en pourcentage) ; un projet-pilote du FIDA pourrait tre utile, mais dautres investissent dj la place.25
Entretien avec Mme Boullet, Section dveloppement/coopration au sein de la Mission conomique de lUnion europenne
La Commission finance deux projets de dveloppement au nord du pays, Cao Bang et Bac Can. Ils ont t lancs en 1998 pour une priode de cinq ans avec un engagement de 20 millions . La moiti est consacre aux petites infrastructures rurales (routes, irrigation, approvisionnement en eau), le reste au dveloppement agricole et forestier. A lorigine le projet se voulait de grande ampleur, mais sa taille a t rduite, car il est trs difficile conduire dans des zones aussi recules. Le taux de dboursement est faible ( de lordre du quart) et le projet sera prolong, mais de quelques mois seulement.
Un bureau dtude britannique (URS) a t utilis pour lexcution du projet et quatre assistants techniques plein temps ont t recruts (un directeur expatri, un ingnieur rural, un agronome, un forestier) ; leur recrutement a t difficile. Une cinquantaine de personnes les aide. La collaboration avec ladministration passe par les services locaux du Ministre de lagriculture. Apparemment, elle, manque de cadres en nombre et en qualit.
Un nouveau projet, du mme montant, a t lanc en 2001 dans les rgions de Lan Chau-Sun La26. Le mode dorganisation est le mme, mais il y a cinq assistants techniques europens. Le projet prend du retard, notamment cause de la difficult conduire de petits appels doffre avec des constructeurs locaux et intervenir dans la fort (projet long terme moins mobilisateur) ; il a fallu monter des programmes de formation avec laide de DIFID. La partie irrigation fonctionne mieux : les rsultats sont visibles et les contraints fortes.
Il y a coordination entre les donneurs (cf. groupes de travail sous lgide du PNUD) avec coordination horizontale et par secteurs. On constate parfois sur le terrain des rats sur le terrain cf. le retrait de Sun La.
Ngu Thuy - Reforestation et construction dune route
Ngu Thuy est une petite commune de pcheurs situe au sud de la province de Quang Binh. Elle compte 2 532 habitants et 469 mnages bnficiaires du programme de reforestation pour stabiliser les dunes. Une route27 de 12km a galement t construite, dont une principale longue de 8 km et 5 secondaires conduisant aux diffrents villages. Sa construction a dur de juillet 1999 mars 2000. Lentretien a t confi la communaut.
Le programme a bnfici de laide technique du PNUD ainsi que du soutien de la ppinire dEtat situe quelques kilomtres plus loin. Une centaine de mnages ont en effet particip au programme de reforestation qui a port sur 188 hectares et est quasiment achev (99%). Des formations ont t donnes 300 foyers en ce qui concerne lensemencement, la plantation, lentretien et la protection de la fort. La varit darbres choisie pour la plantation, casuarina, vient dAustralie et a notamment comme particularit de consommer peu deau. Les plans sont dsormais produits localement par les familles qui des lots de terre (1 2 hectares en gnral) sont octroys et qui en tirent un revenu substantiel (cf. visite de llevage porcin). La structure autogestionnaire (SMB), compose de six personnes, se runit chaque mois. Cest elle que reviendra la charge dentretenir les plantations moyennant une petite aide financire accorde par lEtat (50 000D/ha/an). La zone protge sera alloue des mnages raison dun hectare environ par famille.
Jusque-l, les habitants de la commune avaient des contacts limits avec lextrieur et les transports taient difficiles. Nombreux inconvnients : un approvisionnement malais cot lev ; la difficult de vendre les produits un bon prix puisque la lenteur et le cot du transport gnaient lcoulement des produits frais (pche essentiellement) ; la faiblesse du taux de scolarisation des enfants (un tiers environ), les coles tant loignes. Dsormais les communications sont facilites.
Exemples de prix et dcart avant et aprs la construction de la route de Sen Thuy-Ngu Thuy
| Avril 1999 |
Avril
2000 |
||||||
| Unit VND/unit |
Ngu Thuy |
Sen Thuy |
Diffrence de prix |
Ngu Thuy |
Sen Thuy |
Diffrence de prix |
|
| Produits alimentaires | |||||||
| Porc | 1000/10kg |
85 |
90 |
5 |
90 |
92 |
2 |
| Poisson |
100/1kg |
40 |
50 |
10 |
40 |
42 |
2 |
| Riz (1re qualit) |
1000/1kg |
33 |
30 |
-3 |
30 |
28 |
-2 |
| Matriaux de construction | |||||||
| Ciment | 1000/0,1T |
100 |
90 |
-10 |
91 |
90 |
-1 |
| Gravier |
1000/truck |
400 |
370 |
-30 |
360 |
350 |
-10 |
| Intrants pour la pche | |||||||
| Kerosene | 100d/litre |
40 |
36 |
-4 |
46 |
45 |
-1 |
| Diesel |
1000d/litre |
40 |
37 |
-3 |
40 |
38 |
-2 |
| Filet | 1000d/kg |
1000 |
900 |
||||
Source :UCP (Projet Quang Binh)
Le prix dachat de nombreux produits a donc baiss, le plus souvent en valeur absolue, parfois par comparaison avec ceux de Sen Thuy, ville proche situe sur une route nationale. De mme, les produits de la pche et de llevage sont dsormais mieux valoriss par les habitants de Ngu Thuy. En outre, la participation des habitants au programme de reforestation et la construction de la route a gnr des revenus importants pour une population trs pauvre. Consquence de lamlioration de lenvironnement conomique, le pourcentage de la population considre comme pauvre est tomb de 62% en 1999 47% en 2001. Ce rsultat est dautant plus remarquable que les critres de pauvret ont t changs en 2001.
Critre de pauvret avant 2001 et depuis lors revenu mensuel par tte)
| Zone |
Avant 2001 |
Depuis 2002 |
| Montagneuse |
50,000 VND/tte |
80,000 VND/ mois/tte capita |
| Rurale |
80,000 VND/mois/tte |
100,000 VND/mois/tte |
| Urbaine |
110,000 VND/mois/tte |
150,000 VND/mois/tte |
On voit galement limpact du projet sur le revenu des mnages travers laugmentation du parc de bicyclettes (783 fin 2001 contre 26 en 1999) et de motos (242 contre 4), lacquisition de fourgonnettes (16) et de camions (5), la multiplication des commerces (82 contre 18) et la cration dateliers spcialiss dans la rparation de bicyclettes et des motos (12), le doublement du nombre de maisons en dur (90% de la commune aujourdhui). De mme, les prix ont baiss Ngu Thuy et lcart avec ceux relevs dans la commune de Sen Thuy, proche et desservie par la route nationale 1 A, sest fortement rduit.
La runion a rassembl une vingtaine de personnes autour du chef du village et du dirigeant du SMB; la responsable de lassociation des femmes vietnamiennes tait galement prsente. Ces trois personnes ont t quasiment les seules sexprimer. Le local sommaire tait une cabane en bois rnove dans le cadre du projet et quipe dune table, de quelques chaises et de bancs.
Deux dtails :
- la portion de chemin entre la cte (do partent les bateaux) et la nouvelle route qui traverse le village (plusieurs centaines de mtres) tait peu prs amnage sur 40 50 cm de large et 3 ou 400 mtres de long, cest--dire jusqu la limite des habitations ; au-del, on marche dans le sable alors que cest laccs la mer ; chemin des pcheurs, cest aussi celui par lequel transite le poisson pch. On peut la fois sinterroger sur lutilit quil y aurait eu inclure ce chemin dans la construction de la route, mais aussi sur la prise en main de leur sort par les villageois et plus particulirement les pcheurs. Au vu de lenrichissement du village, ils pourraient facilement le raliser par eux-mmes, lessentiel relevant du travail; au demeurant, ils auraient pu le proposer eux-mmes aux gestionnaires du projet.
- deux maisons tranchent par leur taille et la qualit apparente de leur construction ; il y a notamment celle du chef du village.
Au-del de ce projet se pose le problme du maintien de lactivit sur place. Interrogs , les responsables voquent une reconversion dans la pche, llevage lhorticulture et laquaculture. Si effectivement ces activits existent et ont t confortes, voire dveloppes, elles ne suffisent pas occuper la population. La route aura donc sans doute aussi pour effet de faciliter lexode dmographique.28
Le projet a t suggr au FIDA par les services du district. Mais cette proposition reprenait les premires demandes adresses spontanment par les agriculteurs aux autorits ds la fin des annes 1970. Auparavant, les paysans de Khe Su pratiquaient des cultures sches, essentiellement du manioc et du mas. Dsormais, le riz est dominant (90%) et deux rcoltes sont obtenues. Sy ajoutent de lhorticulture et de llevage de porcs.
Un barrage long de 126 m et haut de 50 mtres a t construit pour un cot de 2,3 milliards dong. Le canal principal fait 238 m de long (dont 78 m enterrs avec une vanne de contrle), les deux canaux adjacents courrant sur 1 ,6 km et 6,3 km respectivement. Un pont permet prsent de traverser, en toutes saisons, la rivire qui longe le village. La prparation du projet (formulation, constitution du SMB, plans , .....) a dur de janvier juillet 1998. La construction a commenc en juillet 1999 et sest acheve en septembre 2000. La premire rcolte de riz a eu lieu en dcembre 2000.
Leffort de formation a t particulirement important puisque toutes les composantes du projet le ncessitaient : passage de cultures sches irrigues plus de nouvelles activits (horticulture, aquaculture, levage). En outre, une formation spcifique a t accorde en matire dusage dengrais organique plutt que dengrais chimiques et de pesticides. Si la dclivit du terrain a accru la difficult des travaux (en particulier laplanissement pralable des superficies irriguer), elle facilite lcoulement de leau par simple effet de gravit.
La gestion de leau est assure par un groupe dusagers lus raison dun par hameau plus le prsident, qui est le chef du comit populaire local. La dure du mandat est de deux ans. Le SMB ( self management board )organise la rpartition de leau, assure lentretien du systme et, pour ce faire, prlve une cotisation quivalant 5kg de riz par 500m2 et pour chaque rcolte ; cette cotisation finance 60% lentretien et 40% ladministration du rseau.
La runion sest tenue dans un petit btiment en bois, ouvert sur un ct. Le mobilier tait simple (des bancs), mais robuste. Le tout paraissait bien entretenu. Elle a rassembl une trentaine de personnes dont un tiers de femmes environ. Plusieurs personnes sont intervenues et pas seulement le prsident du SMB. Lambiance tait conviviale ; du th et des cacahutes produits localement ont t servis. Les murs de la pice taient recouverts de 8 panneaux clairement prsents. Ils expliquaient les grandes tapes du projet, les problmes traiter et les solutions appliquer, limplication des participants et la rpartition des tches ; le dernier dtaillait de faon trs prcise les responsabilits des membres du SMB pour les deux mois venir (qui doit faire quoi quel jour). Si les membres du SMB ont reu une formation comptable, les femmes ont souhait quune formation la gestion familiale leur soit accorde (tenue du budget familial pour lessentiel).
A la question, qui travaille plus dans les rizires ? les femmes ont rpondu que ctaient elles, mme sil y avait une division du travail29, ce que les hommes ont admis. Mais elles ont corrig que les cultures sches leur demandaient encore plus de travail auparavant (binage, sarclage,...). Cest aussi d au fait que maintenant elles utilisent des engrais chimiques (mais se dfendent de recourir aux pesticides). Elles ont aussi affirm que leur situation actuelle tait bien meilleure.
En ce qui concerne leurs besoins financiers, ils sont satisfaits par lentraide gratuite. En effet, les prts faible taux dintrt de la Banque agricole du Vietnam et de ladministration sont trop difficiles obtenir.
A terme, le projet permettra dirriguer 55 hectares pour 340 familles dont la quasi totalit trs pauvre lorigine. Dans un premier temps, seuls 45 hectares ont pu tre mis en culture, compte tenu des difficults dattribution des droits dusage du sol dans lun des villages.
Limpact sur les familles est frappant. Auparavant, la consommation alimentaire se composait 95% de manioc et de mas, les 5% restants tant du riz. Dsormais, le riz constitue 90% de la ration alimentaire, le manioc et le riz tant tombs en dessous de 10% du total. Auparavant, le rationnement alimentaire durait pendant environ 8 mois pour la majorit de la population ; dsormais, seules quelques familles sont rationnes pendant deux mois.
1 - Informations de base sur le village Thanh Long.
2 - Activits des villageois avant le projet.
4 - Plan de construction pour le systme dirrigation.
5 - Calendrier des travaux.
Hai Thuy - Construction dune cole + reforestation
a commune dHai Thuy compte 1995 habitants pour 398 foyers. La pche est lactivit principale. La commune a bnfici la fois du programme de reforestation et de la construction dune cole.30
Fin 2001, 131 hectares avaient dj t plants, soit 84% des 145 prvus. 84 mnages ont particip au projet. Prs de 200 mnages ont suivi une formation pour lensemencement, la plantation et lentretien de la fort.
La nouvelle cole, dune superficie utile de 591 m2, a deux tages et dix salles de classe. 430 lves sont inscrits pour lanne scolaire 2002/2003. Elle a cot 1,15 milliards VND, soit environ 74 000 $. La construction a commenc en octobre 2001 et sest acheve en mars 2002. Lentreprise adjudicataire a employ de nombreux habitants de la commune pour la raliser.
Linjection de revenus rsultant notamment de la ralisation de ces projets a eu un impact significatif sur la situation des habitants de Hai Thuy. Nonobstant le relvement du niveau de rfrence31, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvret est tomb de 78% du village en 1999 57 % fin 2001 ; en 2000 (alors que lon utilisait encore lancien ratio) ce taux tait tomb 31%.
La runion dinformation a rassembl une trentaine de personnes dans le btiment du CPP(comit populaire provincial). Ce sont deux simples pcheurs du village (Ngo Nienh Tun et Hong Kuoc Auong) qui ont rpondu lessentiel de nos questions de faon claire et pertinente. La communaut a choisi de faire raliser une cole parce que lducation prpare la prochaine gnration. La majorit des lves qui a achev le premier cycle du secondaire poursuit ses tudes au-del. Ceux qui choisissent de rester obtiennent plus facilement que les adultes (non forms) des financements pour dmarrer une activit : agriculture, levage, pche, aquaculture, ...).
Remarque : le btiment de lancienne cole, tout fait obsolte, na pas t rnov ; il est dsormais inoccup.
DUC NINT Centre dinsmination porcine et levage priv
Auparavant, la station tait compose dun petit btiment accueillant quatre verrats pour produire de la semence. Les services provinciaux du Ministre de lagriculture ont propos daccrotre fortement la capacit de la station pour satisfaire la demande en viande de porc de la province (qui devait en importer). Ce projet sinscrivait aussi dans les orientation nationales de dveloppement de llevage porcin par les familles (facile et rentable). La construction des btiments a eu lieu en 1999 et a cot environ 60 000 financs entirement par le FIDA.
Lassistance a t apporte par des experts extrieurs (Vietnm, mais aussi Inde). En ce qui concerne la race locale, Mong Kai, la station sestime suffisamment bien forme. En revanche, elle a encore besoin daide pour ce qui est des animaux imports.
Au dbut, la station avait 50 truies et 2 verrats. Cinq autres verrats hybrides viennent dtre ajouts aux 2 Mong Kai. De fin 199 lt 2002, la station a produit 841 cochons, dont 371 truies pour la reproduction et 470 cochons pour lengraissement. Le prix de vente est de 21 000 Dong/kg pour les premires et de 10 000 DG/kg pour les seconds.
Neuf personnes travaillent dans ltablissement. A la question : est-il rentable ? le Directeur na pas su ou voulu rpondre. Mais le reprsentant des services provinciaux de lagriculture a dclar aider encore un peu la station.
Dans la foule, une ferme nouvelle a t visite. Elle est tenue par un mnage encore jeune qui, aprs avoir commenc travailler lentretien des dunes il y a quelques annes, avait cr une ppinire, puis une champignonnire. Les deux btiments dlevage et lachat des premiers porcs ont cot 220 millions Dg (environ 14 500 ) trouvs auprs de la BAV pour lessentiel, le Ministre de lagriculture ayant accord une petite subvention.
Llevage comprend 160 cochons lengraissement pour trois mois ou un peu plus ; ils sont arrivs 45 jours et pesaient 14kg. Quand ils seront vendus, un peu moins de 5 mois en moyenne, ils pseront prs de 90kg. Achets 18 000 Dg/Kg, ils seront revendus 11 000Dg/Kg de poids vif ou 25 000 sils sont abattus ( ce qui est thoriquement interdit). Lalimentation se compose pour lessentiel dun mlange de mas et de manioc dont une partie est achete.
Remarques :
1/ Pour ce qui est de la station, les btiments neufs semblent bien tenus et les prcautions sanitaires (pdiluve) respectes. Le btiment administratif est fonctionnel et en bon tat. En revanche, si lancien btiment est encore utilis, il na pas t rnov alors quil est dgrad ; son tat pose peut-tre des problmes sanitaires ; au demeurant, il ny avait pas de pdiluve lentre de ce btiment. Par ailleurs, beaucoup dherbe folle.
2/ La ferme est bien tenue alors que seule la famille y travaille. Dans les deux cas, laccueil a t simple et bienveillant alors que ces visites ont t organises la veille au soir la demande de la mission.
1/ Cette approche participative est sans aucun doute le dnominateur commun de toutes les actions qui nous ont t prsentes au cours de ces visites.
2/ Une des contraintes majeures de cette dmarche participative est dtre trs chronophage . Cest la contrepartie de lefficacit et de la prennit des actions menes.
3/ Reprsentante de la Commission europenne, Rapport de stratgie de la BAsD, etc.
4/ Seule la reprsentante de la commission europenne a tenu des propos moins positifs. Mais il semblerait que ce nest pas le seul pays o ses services ont des problmes de mise en oeuvre.
5/ Communiqu de presse du PNUD du 12 avril dernier rendant compte de la visite du projet de Tuyen Quang par le Reprsentant du PNUD qui lavait dj visit lors du dmarrage du projet (au cours de son premier sjour au Vietnm).
6/ Cf. programme stratgique de dcembre 2001, annexe 8, paragraphe 7.
7/ Lexprience montre nanmoins que tout en gardant le contrle sur la conception et la rpartition des projets entre bailleurs, les Autorits sont preneuses de suggestions et dinitiatives venant des bailleurs pour autant quelles soient structures et que la valeur ajoute pour le pays puisse tre dmontre.
8/ Au contraire, on a vu des promesses pour Quang Binh non tenues.
10/ En fait, pour le rdacteur de ce dossier, cest dune dizaine de missions depuis 1990 quil sagit.
11/ R. Aron dix-huit leons sur la socit industrielle .
12/ Pendant les ngociations de prt, par le PAM a indiqu que le montrant de son cofinancement natteindrait probablement pas les 2,2 millions de USD estims au moment de la pr valuation, en raison dune rduction du programme gnral de travail. Le gouvernement a demand au FIDA daugmenter le montant de son prt en consquence.
13/ Cest une des conditions dapprciation des appels doffre.
14/ Des troubles ont eu lieu dans un pass rcent dans les montagnes centrales. Les autorits seraient inquites l'ide de voir des trangers travailler dans cette rgion.
15/ Extrait d'un communiqu du PNUD reprenant les paroles de J. Ryan l'issue de sa visite sur place.
16/ NdR : dans la mesure du possible, il faudrait intgrer aussi les premires leons de Quang Binh et des autres en cours.
17/ La BM aurait l'intention de consacrer 3,2 md $ au Vietnam au cours des quatre prochaines annes en mettant l'accent sur l'ducation et la sant "pour tous" ainsi que la rduction de la pauvret.
18/ NdR : On le voit dj dans le fait que la BasD a localis Hanoi l'quipe de coordination pour son projet du nord.
19/ L'un des collaborateurs de M. Ryan a insist sur l'absence de rflexion de nouvelle sur l'aide aux minorits ethniques . Il y a une "niche" pour le FIDA dans le domaine. Un autre a soulign que plus on allait dans des zones recules et pauvres, plus les besoins d'assistance technique et les cots d'approche taient importants.
20/ Un adjoint de J. Samy a prtendu avoir dcouvert loccasion dune visite sur place que le FIDA y intervenait. Or, le projet de Quang Binh a t lanc en 1995/1996.
21/ Ce quil semble regretter.
22/ Cf. par exemple le rapport n21233-vn de prsentation de lutte contre la pauvret dans les montagnes du nord pages 21 et 24.
23/ Cest la raison invoque page 20.
24/ Cette remarque est peut-tre juste, mais pas forcment pertinente ; la volont daller au plus prs du terrain dans des zones difficiles entrane automatiquement des surcots que la taille limite des projets ne permet pas damortir de la mme faon. Et le FIDA na pas de frais de structure dans les capitales.
25/ On peut sinterroger sur lopportunit dengager le FIDA dans cette direction puisque dautres sont dj intresss : JBIC et le SIDA dans la province de Soc Trang, JBIC tant galement prsent Tra Vinh.
26/ La Banque Mondiale intervenant galement Sun La, une petite partie de Sun La seulement est couverte ; cest un bon exemple de compartimentage des interventions plus que des coordinations.
27/ La route nest pas goudronne, mais elle supporte la pluie. Elle a 6m la base et 4 en surface carrossable et 45 cm dpaisseur. Les coulements deau sont organiss.
28/ Pour la famille Tran Van Sue du village de Lien Bac (Ngu Thuy), des 9 personnes composant le foyer, cinq sont dj parties travailler lextrieur (Source: UCP, Projet Quang Binh).
29/ Les hommes assurent le labour, le transport et les travaux dentretien de la rizire; les femmes soccupent de lensemence, du repiquage, de la coupe et du schage.
30/ Un projet de micro-crdit est galement dvelopp dans la commune pour les Pays-Bas.
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