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La présente note se rapporte au FCR2: Pauvreté, développement social et ciblage
Version du 2007

Questions de fond

Pour le FIDA, le « ciblage » fait référence à toutes les mesures qui, dans un contexte donné, peuvent soit promouvoir, soit inhiber l’apport d’avantages aux groupes cibles désignés. L’emprunteur et le principal organisme d’exécution devraient s’engager à utiliser les fonds du projet dans l’intérêt des pauvres, en tenant compte des recommandations suivantes:

  • Il faudrait que la conception de projets ou de programmes soit fondée sur une analyse solide de la pauvreté et des moyens de subsistance, afin de déterminer quelles communautés et populations sont les plus pauvres et pourquoi, en prenant en considération les différences entre les sexes.
  • Le principe de ciblage social et géographique de la pauvreté devrait être explicitement énoncé dans l’aide-mémoire rédigé par l’équipe de conception de projet à l’intention du gouvernement, et la stratégie de ciblage justifiée et clairement décrite dans le rapport d’évaluation du projet et dans la convention de prêt du FIDA (le « ciblage géographique » sélectionne des zones tandis que le « ciblage social » consiste en un choix opéré au sein des communautés).
  • Dans la mesure du possible, il conviendrait que les mesures et procédures de ciblage soient associées à des enveloppes budgétaires spécifiques – par exemple à travers des critères qui orientent les fonds du FIDA consacrés aux prêts vers les activités ou composantes favorables aux pauvres, ou en réservant certaines lignes budgétaires à des sous-groupes spécifiques.
  • Des mesures opérationnelles devraient être planifiées et décrites pour ancrer le ciblage dans la réalité:
    • Des mesures de soutien pour contribuer à l’émergence d’un climat propice et d’un état d’esprit favorable aux pauvres et à la parité hommes-femmes parmi les partenaires d’exécution. Cela inclut un dialogue politique ainsi que la sélection et la sensibilisation appropriées des partenaires d’exécution, autant d’exigences qu’il convient de respecter tout au long du cycle du projet/programme.
    • L’autociblage: s’assurer que les biens et services figurant au « menu » du projet ou fournis dans les faits soient conformes aux priorités, aux capacités financières et de main-d’œuvre et aux stratégies de subsistance des groupes cibles.
    • Des mesures d’autonomisation: s’efforcer de donner aux groupes cibles des possibilités égales voire supérieures d’accéder et d’être éligibles aux biens et services, y compris: le renforcement des capacités des bénéficiaires; la consolidation ou la promotion des organisations communautaires; l’information et la communication pour sensibiliser les groupes cibles aux avantages du projet et à l’importance d’y participer.
    • Des mesures de procédure telles que des mécanismes de demande et d’approbation pour avoir accès aux fonds, aux instances et aux modalités de prise de décisions sur les activités du projet, et des impératifs de contribution des bénéficiaires conçus de manière à éviter l’exclusion des plus pauvres (il faudrait vérifier les différentes composantes pour s’assurer que des groupes cibles désignés ne soient pas mis à l’écart, sans qu’on le veuille, de et par ces mécanismes).
    • Un ciblage direct ou basé sur des critères d’éligibilité (niveau de revenus, par ex.), lesquels seraient de préférence élaborés et appliqués avec la participation des communautés. Des quotas ou des fonds réservés sur la base de critères d’éligibilité peuvent également être nécessaires pour garantir un niveau minimum de participation de groupes cibles spécifiques.
Les rapports de mise en œuvre présentés par les institutions de coopération et les unités de coordination de projet devraient contrôler l’efficacité des mesures de ciblage et traiter de la participation ventilée par sexes des plus pauvres et des groupes cibles prioritaires, ainsi que des avantages obtenus, également par sexes, dans la zone du projet.

 

Missions clés de la conception et de l’examen

  • Veiller à ce que les critères de ciblage géographique et social soient clairement définis et facilement applicables en pratique, de même que socialement acceptables.
  • Passer en revue et prendre en considération les preuves de l’engagement réel de l’emprunteur en faveur du ciblage de la pauvreté – par exemple, dans les cas de non-respect notable des objectifs de ciblage dans les précédents projets, repenser les futurs mécanismes de ciblage.
  •   Préciser sans équivoque les modalités et responsabilités institutionnelles à surveiller et garantir le respect des critères de ciblage (par ex. la marche à suivre pour la sélection des districts/villages, les rapports de l’unité de coordination de projet et des institutions coopérantes, les indicateurs de suivi ou les quotas sur les microprojets au profit de certains groupes).
  • Réaliser des analyses des moyens de subsistance par sexes et niveaux sociaux qui soient suffisantes pour valider les options de ciblage proposées.
  • Mettre en place des moyens efficaces de ciblage et de suivi des besoins spéciaux des poches de pauvreté dans les zones très exposées.

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