La présente note se rapporte au FCR4: Aspects institutionnels et dispositions relatives à l’exécution et aspects institutionnels
Version du 2007
Questions de fond
Les services d’appui technique, en particulier la recherche et la vulgarisation, ont besoin d’être repensés dans nombre de pays en développement afin de répondre à l’évolution des circonstances et aux nouvelles exigences qui pèsent sur les petits exploitants, notamment:
- L’industrie alimentaire mondiale et le commerce associé changent rapidement, les agriculteurs du monde entier sont de plus en plus exposés à la concurrence planétaire et de nouveaux cadres réglementaires sont instaurés dans les pays développés et en développement.
- Des pressions croissantes sont exercées sur les agriculteurs en de nombreux endroits du monde en développement pour qu’ils trouvent d’autres moyens de subsistance et leur dépendance à l’agriculture va souvent diminuant. Les services doivent aller au-delà du soutien à l’intensification des intrants pour des cultures de base telles que celles qui ont permis la « révolution verte ». Il leur incombe également d’aider les personnes qui restent dépendantes de la terre, en élaborant et en fournissant des conseils sur des voies plus diversifiées de sortie de la pauvreté rurale, pour améliorer les stratégies d’adaptation et la gestion des risques. Il faut créer plus d’emplois dans les exploitations et en dehors dans les campagnes.
- Le dynamisme et la diversité de la pauvreté s’accroissent au sein des groupes cibles du FIDA, tout particulièrement en Afrique, ce qui accentue la nécessité pour les services d’appui technique de promouvoir davantage une adaptation technologique spécifique à l’endroit concerné ou à la population visée.
- La mise au point de cette technologie est plus rapide et plus efficace si elle s’inspire des savoirs locaux et tire profit des partenariats entre les chercheurs, les vulgarisateurs et les utilisateurs de la technologie eux-mêmes.
- Les services publics de recherche et de vulgarisation se trouvent affaiblis par la réduction des dépenses gouvernementales et leur modus operandi est souvent obsolète face à ces besoins nouveaux et évolutifs. La plupart sont inadaptés aux défis à venir; mais les capacités sont rares, tout comme les incitations à ce que des organisations différentes, en particulier dans le privé, reprennent des rôles auparavant dévolus au secteur public. Dans de nombreux pays en développement, les moyens de garantir une plus grande contribution des secteurs privé et bénévole aux efforts de R&D sont cruciaux pour restaurer des services d’appui efficaces.
- Le soutien aux réformes des services d’appui technique devrait être intégré aux contributions en cours ou prévues de programmes régionaux ou internationaux tels que le GCRAI, le FIDA et les donateurs en matière de R&D. Il faudrait éviter les situations d’impasse dans lesquelles chaque donateur promeut son approche favorite.
- Il serait bon de tirer profit de services d’appui réformés et participatifs pour aider les groupes cibles à faire pression sur les administrations et les pouvoirs politiques locaux et à négocier avec eux, afin de surmonter les obstacles, techniques ou non, à l’évolution des moyens d’existence en amont et en aval.
Missions clés de la conception et de l’examen
- Pour consigner les propositions qui répondent aux questions clés ci-dessus, les utilisateurs de la présente note thématique sont orientés vers le résumé du document de travail dans la section « Missions clés de la conception et de l’examen » de la note thématique 3.1 – Le changement technologique au service de l’amélioration des moyens de subsistance . En bref, des propositions devraient être élaborées qui couvrent: une définition du groupe cible visé et la stratégie technique suggérée pour faire face aux contraintes et exploiter les possibilités; une description et une analyse de l’état actuel des services d’appui technique et de leurs capacités; une synthèse des enseignements pertinents pour la réforme; une justification des réformes qui répondront aux besoins du groupe cible; ainsi qu’une description du modus operandi révisé et de l’organisation et de la gestion futures de la recherche et de la vulgarisation..
- Les rôles et les contributions des utilisateurs mêmes de la technologie, des services publics repensés, des ONG, des secteurs public et commercial, des organisations de producteurs/transformateurs, ainsi que des facilitateurs de la participation des agriculteurs, devraient être explicités, tout comme les moyens à employer pour attirer/impliquer de nouveaux acteurs et toute assistance technique externe qui serait apportée en vue de la réforme.
- Il faudrait décrire les mécanismes et les canaux de financement proposés – par exemple, le recours à une aide budgétaire directe aux prestataires de services ou aux groupes bénéficiaires par rapport aux dons concurrentiels ou au paiement des conseils et services par les utilisateurs; les coûts devraient être présentés et les stratégies de sortie proposées en vue de la viabilité financière finale.
- Les propositions devraient insister sur la manière dont les services verront la participation des agriculteurs en tant que partenaires égaux et s’inspireront des savoirs locaux pour générer et diffuser des adaptations spécialement ajustées aux conditions particulières des groupes cibles.
- Il est souhaitable que les équipes de conception et d’examen mettent également l’accent sur la façon dont l’accès à d’autres sources de connaissances techniques disponibles sera élargi et organisé – par exemple afin d’exploiter les contributions potentiellement pertinentes des dons du FIDA, du GCRAI, des universités, ou dans des domaines innovants tels que les biotechnologies – et dont les activités seront coordonnées avec celles des prêteurs et des donateurs.
- Des responsabilités de financement et de mise en œuvre devraient aussi être définies pour les évaluations socio-économiques des nécessités et des possibilités technologiques émergentes, démarche essentielle afin de maintenir l’adéquation des programmes d’élargissement et de recherche avec les besoins des groupes cibles du FIDA.
- Étudier la possibilité de sous-traitances communautaires et d’un transfert de responsabilités aux utilisateurs et à leurs organisations en ce qui concerne la gestion directe des fonds publics.
- Il faut que les priorités des investissements pour la vulgarisation et la recherche tournés vers le renforcement des institutions soient claires – que les objectifs soient techniques (introduire des technologies modernes ou accélérer l’appropriation), sociaux (accroître la participation des agriculteurs ou mieux diffuser les savoirs autochtones), organisationnels (forger de nouveaux partenariats entre les prestataires de services) ou relatifs à la création d’emplois.
- On devrait s’appuyer sur des calendriers réalistes pour les initiatives de R&D financées par le projet. Il est rarement réalisable de mettre au point des technologies applicables et nouvelles en faveur des pauvres sur la période de versement; les projets suivants sont plus susceptibles d’en bénéficier.
- Quant aux autres composantes de projet et activités de programme, des indicateurs de S&E devraient être proposés et des informations institutionnelles résumées dans les FFPM et les dossiers clés sur les parties prenantes.
