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ناشر الأصول

Declaration de S.E. Mme Beatrice Damiba Gouverneur de la Republique du Burkina Faso

Monsieur le Président du Conseil,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Invités et Observateurs
Monsieur le Président,

Au nom de la délégation du Burkina Faso, je me réjouis de vous voir présider les travaux de la 25ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA et nous vous en félicitons.

Permettez-moi ensuite de renouveler nos vœux à Monsieur Lennart Båge, le Président du Fonds dont c'est la 1ère session. Qu'il me soit permis d'apprécier les innovations et les nombreuses initiatives dont le nouveau Président est comptable en moins d'un an de fonction.

Nous sommes particulièrement sensibles au respect des engagements pris par le Président il y a un an lors de son élection.

Les nombreux défis auxquels est confrontée la communauté internationale face à la paupérisation grandissante de nombreuses populations de la planète ont sous-tendu le choix du thème «Financement du développement - la dimension rurale» pour la présente session, en prélude à la conférence de Mexico sur le financement du développement le mois prochain.

Le choix de ce thème fort approprié ainsi que l'organisation d'un débat interactif et de tables rondes à vocation régionale constituent une démarche dynamique qui, au-delà des habituelles déclarations, permet d'appréhender les problèmes de façon plus pragmatique et de dégager des pistes pour des actions concrètes en matière de lutte contre la pauvreté rurale, sur la base de stratégies régionales et sous-régionales.
En effet, réduire de moitié le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté d'ici 2015, ne doit pas être qu'un slogan lancé en écho par les différents Sommets.

Monsieur le Président,

Pour sa part, nous estimons que le FIDA donne l'exemple au moment où les investissements dans l'agriculture ne cessent de se réduire. Ainsi, la coalition populaire pour éliminer la faim et la pauvreté, les reconstitutions successives des ressources du Fonds (dont le Burkina Faso appuie la résolution relative à la 6ème reconstitution), le ciblage des femmes et des ruraux pauvres, l'attention portée à la question foncière et l'option du micro-financement sont autant d'indicateurs permettant de croire qu'avec le FIDA nous sommes sur la bonne voie.

Comment ne pas exprimer ici la gratitude du Gouvernement du Burkina Faso pour le PPTE et le PPTE renforcé dont notre pays est un des premiers bénéficiaires. Cette appréciable remise de la dette permet, à travers la stratégie de lutte contre la pauvreté au Burkina, de faire faxe aux nombreuses attentes des populations dans les domaines notamment de l'éducation, de la santé, de l'alimentation et de l'eau potable.

Quant au mécanisme mondial de lutte contre la désertification qu'abrite si heureusement le FIDA, il devrait être mieux soutenu par les partenaires au développement car aucun pari contre la pauvreté ne sera gagné là où sécheresse et pression sur les ressources naturelles condamnent d'immenses espaces habités à l'improductivité.

Monsieur le Président,

Le Burkina Faso, son Gouvernement et ses populations sont déterminées à vaincre les précarités de l'existence. C'est pourquoi le Président Blaise Compaoré vient de décider d'injecter 34 milliards de Francs CFA pour 5 ans dans le financement à la base de l'agriculture tandis qu'une vigoureuse politique agricole et de commercialisation a été lancée.

Aux côtés des autres États du Continent, le Burkina Faso a foi à la nouvelle initiative africaine dénommée NO.PA.D.A. (Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique). Cependant le NO.PA.D.A. n'aura aucune chance d'atteindre ses ambitions, particulièrement dans son volet agricole, si les pays nantis n'y jouent pas leur partition.