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Déclaration de Monsieur Rigobert Maboundou,Ministre de l’Agriculture et de l’Élevage à la 32eme Session du Conseil des Gouverneurs du FIDA

Monsieur le Président du Fonds International de Développement Agricole,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs,

C'est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de m'adresser à vous, du haut de cette tribune, à l'occasion de la Trente-deuxième Session du Conseil des Gouverneurs du Fonds International de Développement Agricole (FIDA).

Je voudrais, d'entrée de jeu, vous féliciter Monsieur le Président, ainsi que toute votre équipe, pour avoir su transformer notre Organisation commune en une Institution innovante, dynamique et recentrée.

En effet, sous votre conduite, le FIDA a su concentrer son action sur son principal objectif, à savoir améliorer les conditions de vie des ruraux pauvres.

Qu'il me soit permis aussi de saluer l'admission au Fonds des îles Marshall en qualité de membre non originaire.

Monsieur le Président,

La Trente-deuxième Session du Conseil des Gouverneurs du FIDA revêt une importance capitale du fait qu'elle coïncide avec l'élection du nouveau Président de cette précieuse Institution.

Élu à la présidence du Fonds, le 22 février 2001, et réélu le 16 février 2005, vous êtes presqu'à la fin de votre second mandat qui expire le 31 mars 2009. Cela veut dire que cette Session est l'ultime occasion donnée au Conseil des Gouverneurs, qui est la plus haute instance décisionnelle de notre Organisation, pour élire votre successeur.

Comme on peut le constater, il s'agit là d'un acte d'une haute portée que nous sommes tenus d'accomplir avec un sens élevé de responsabilité et de lucidité.

Monsieur le Président,

C'est ici le lieu de souligner que votre bilan au FIDA a été très positif. En effet, sous votre houlette, notre Institution a conçu et mis en œuvre des programmes novateurs, économiquement efficaces et ayant un impact sur les populations cibles. Grâce aux subventions qu'elle a accordées aux ménages d'agriculteurs et à d'autres projets dans les pays en développement, des gains de rendement significatifs ont été constatés.

Même si des progrès notables ont été enregistrés, il ne fait l'ombre d'aucun doute que d'importants chantiers restent à réaliser du fait que l'extrême pauvreté et les divers maux qui en découlent, tels que la misère, la malnutrition et la maladie, n'ont pas reculé à travers le monde à cause notamment des effets conjugués et pervers des crises alimentaire et financière mondiales ayant abouti à la contraction des dépenses publiques et de l'aide au développement.

C'est dire que 2009 sera aussi riche en discussions stratégiques que l'ont été 2007 et 2008. Ces discussions serviront, nous l'espérons, à faire du FIDA une Institution toujours plus visible, efficace, réactive. Voilà pourquoi, aucune erreur ne saurait être admise, lors du choix du successeur de Monsieur Båge.

Monsieur le Président,

Au moment où vous vous apprêtez à nous quitter, il me semble nécessaire de saluer l'excellence des liens de coopération qui existent entre la République du Congo et le FIDA qui, sous votre mandat, ont abouti au financement de trois projets de développement rural (PRODER) sur l'ensemble du territoire national à hauteur de 38,97 millions de dollars E.-U.

Étant donné que vous avez été le principal architecte de cette coopération, je voudrais vous rendre un hommage mérité pour les efforts consentis et vous réitérer la détermination du Président de la République du Congo, Son Excellence Monsieur Denis Sassou Nguesso, et de son Gouvernement à maintenir le cap afin d'améliorer le sort des populations rurales de notre pays.

Le Gouvernement congolais attend avec impatience la nouvelle stratégie d'intervention du FIDA au Congo en vue d'établir ensemble les priorités de notre Coopération pour les cinq prochaines années.

Je suis convaincu qu'associée au Programme National pour la Sécurité Alimentaire (PNSA) 2008-2012, adopté par notre Gouvernement en juin 2007, et aux PRODER, cette stratégie contribuera à la réduction de la pauvreté et de la dépendance alimentaire dans notre pays.

Monsieur le Président,

Je ne saurais conclure ce discours sans vous annoncer que la contribution de la République du Congo à la huitième reconstitution des ressources du FIDA s'élève à 300 000 dollars E.-U. Cette contribution traduit la volonté de notre Gouvernement de voir le FIDA poursuivre sa noble mission de soutien et d'assistance aux victimes de l'extrême pauvreté.

Je vous remercie.