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Déclaration générale de la Côte d'Ivoire à la 35ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA

Madame la Présidente du Conseil des Gouverneurs,
Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames et Messieurs les gouverneurs,

C'est pour moi un grand privilège de prendre la parole devant cette éminente assemblée, au nom de la République de Côte d'Ivoire et de son Président le Docteur Allassane Ouattara qui vient d'être porté, par ses pairs, à la tête de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Qu'il me soit permis, de cette tribune, de remercier le FIDA de son soutien sans faille apporté à la Côte D'Ivoire, depuis des décennies, à travers le financement de différentes activités qui touchent désormais tous les domaines du développement rural, même pendant les moments les plus difficiles de son histoire.

La Côte d'Ivoire a bénéficié depuis les années 1984 de différents projets dans le domaine agricole, avec un montant de près de 66,6millions de USD en prêt et 32,5 millions de don ces dernières années à travers les projets PRAREP (Projet de Réhabilitation Agricole et de Réduction de la Pauvreté ) en cours d'exécution et le PROPACOM (Projet d'Appui à la production Agricole et à la Commercialisation), en attente de signature après son approbation le 13 décembre 2011 par le conseil d'administration du FIDA, lors de sa 104ème session.

Le thème de cette 35ème session du Conseil des Gouverneurs « la petite agriculture durable: nourrir le monde, protéger la planète », est d'une grande importance pour nos pays africains, caractérisés par de petites exploitations familiales.

La sécheresse et la faim des pays africains auxquelles s'ajoute la faiblesse d'intervention de nos états, due surtout à leur surendettement, ont entrainé une pauvreté qui va grandir plus particulièrement dans le monde rural.

En Côte d'Ivoire les crises successives survenues ces dernières années, dont la dernière issue des conflits post électoraux, ont plongé le pays dans une grande paupérisation et vous comprenez l'immense soulagement que les projets futurs apporteront aux petits exploitants, aux femmes, aux enfants, aux jeunes ruraux et aux jeunes déscolarisés retournés à la terre. De nouveaux défis attendent notre pays meurtri. Le 1er défi est celui d'assurer la sécurité alimentaire des populations, en particulier celles du nord, du centre et de l'ouest du pays ou les conflits ont entrainé tant de souffrance, de déplacement massif de populations et un exode important dans les pays voisins du Libéria et du Ghana. Cette situation a entrainé la destruction des structures agricoles et la capacité de production des agriculteurs.

La Côte d'Ivoire travaille au retour de ces fils et filles dont il faudra assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que celle de ceux que les conflits au Mali et la sécheresse dans le Sahel pourraient amener à frapper à la porte de la Côte d'Ivoire, qui a déjà vécu cette expérience dans les grandes années de sécheresse.

Le 2ème défi, est d'aider les populations paysannes déplacées, refugiées et appauvries, à un retour rapide et incitatif à la terre à travers les programmes de reconstruction post conflit. Le thème de ce Conseil est d'importance car il offre une perspective pour un développement durable pour notre continent. Accroître la productivité de la paysannerie pauvre et vulnérable devra nous amener à élaborer des stratégies politiques qui garantissent aux petits producteurs une part durable du marché et lutter véritablement contre la pauvreté.

En effet, ces projets permettront à ces populations d'atteindre un niveau acceptable de bien-être en assurant leur sécurité alimentaire, une augmentation des revenus, un accès à des soins de premières nécessités et une formation de base.
Pour le plus grand bien-être de nos populations, la Côte d'Ivoire souhaite voir renforcer la capacité d'intervention du fonds.

Je tiens à rendre hommage au président du FIDA et à toute son équipe pour le travail remarquable qu'ils accomplissent à la tête de notre organisation commune.
Je voudrais les rassurer de la gratitude et de l'amitié du gouvernement et du peuple ivoirien ainsi que notre collaboration totale pour les actions futures du Fonds.

Avant de clore mes propos, je voudrais vous annoncer qu'au titre de la 9ème Reconstitution des ressources du FIDA, mon Gouvernement a décidé de faire une contribution de soixante-dix mille (70000) dollars sur la période 2013-2015 des opérations du Fonds.

Je vous remercie.

22 février 2012