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Statement by Romania to the 24th Session of IFAD's Governing Council

Madame la Présidente,
Excellences Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,

Tout d'abord permettez-moi d'exprimer la satisfaction et les remerciements chaleureux de la délégation de la Roumanie pour le travail remarquable et proprement inoubliable accompli par le Président sortant, M. Fawzi H. Al Sultan et pour le personnel du FIDA qui l'a soutenu dans sa fructueuse activité.

Madame la Présidente,

Pendant presque un quart de siècle, le FIDA est devenu un important membre de la famille des Nations Unies, avec sa double vocation – de mobilisation des ressources et de financement des projets de développement des zones rurales les plus pauvres. Au début du troisième millénaire, grâce à l'expérience qu'il a acquise, le FIDA peut jouer un rôle de plus en plus efficace dans l'accomplissement de son mandat. Dans le monde d'aujourd'hui, il faut encore relever le défi d'accroître la production des vivres et de lutter contre l'insécurité alimentaire, en tenant compte, également, des changements climatiques en cours et des autres problèmes de l'environnement, tout comme des crises économiques et sociales et des conflits militaires qui affligent notre monde.

La Roumanie, en tant que membre fondateur du FIDA, souhaite exprimer son appui total au Fonds, pour qu'il puisse accomplir son mandat et son rôle dans la lutte contre la pauvreté rurale.

Ma délégation apprécie à sa juste valeur la qualité des documents préparés par le secrétariat. Nous appuyons le budget et également le Programme de travail proposés pour l'année 2001. Nous avons constaté avec satisfaction que le FIDA continue à se montrer à la hauteur de sa mission, sensible aux problèmes de la pauvreté avec lesquels se confrontent la plupart des pays en développement et certains pays en transition.

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi de vous présenter quelques aspects de l'agriculture roumaine, qui se trouve en plein processus de transition vers l'économie de marché.

Mon pays détient un potentiel agricole considérable : presque un quart de la superficie agricole des pays de l'Europe Centrale et Orientale, comparable à 10,65% de celle de l'Union européenne.

Étant donné que l'agriculture constitue une branche de base de l'économie roumaine et participe à la réalisation du PIB avec le 15,6%, elle est considérée comme une priorité stratégique nationale pour le développement durable du pays. Malheureusement, dans cette période de transition, ce secteur doit faire face à une profonde crise structurelle, technique et financière, provoquée par un fort émiettement du terrain et par la dispersion de la propriété. Dans ces conditions, il est presque impossible d'assurer la dotation technique adéquate et la gestion moderne pour une agriculture performante. De plus, la conjoncture de la production agricole, dans les dernières trois années, a été complètement défavorable, à cause des calamités naturelles sans précédents dans le vingtième siècle. La sécheresse de l'année 2000 a touché 90 pour cent des superficies cultivées en Roumanie, les cultures de maïs étant les plus gravement endommagées. On prévoit que les approvisionnements en céréales seront difficiles dans les mois à venir et que la population devra faire face à des pénuries et à l'augmentation des prix des céréales sur le marché.

Le redressement du secteur agricole représente, ainsi, un défi pour le nouveau Gouvernement roumain, qui a pris des fonctions au début de cette année. Permettez-moi de vous présenter, très brièvement, les principaux objectifs du Programme gouvernemental de redressement de l'agriculture :

  • Accroître la production agricole, du point de vue quantitatif et qualitatif, sur la base de la revalorisation du potentiel productif national, par le renforcement des performances des exploitations agricoles et par la promotion de l'agriculture écologique, ainsi que par l'augmentation de la capacité concurrentielle du secteur agro-alimentaire national sur les marchés internes et internationaux;
  • Atteindre les paramètres minimaux de performance exigés par l'objectif de l'intégration européenne;
  • Développer et consolider le secteur privé national par la promotion d'un programme d'investissements efficient et avantageux pour les producteurs agricoles;
  • Accélérer la réforme des terroirs;
  • Continuer le processus de privatisation des sociétés commerciales agricoles;
  • Fournir à l'agriculture des outils et des technologies modernes;
  • Développer un marché des produits agricoles compétitif et stable, capable d'assurer des revenus appropriés aux producteurs agricoles
  • Promouvoir un vaste programme de développement rural à l'échelle nationale.

La réforme que j'ai évoquée plus tôt doit porter sur un important programme d'investissements pour mettre en valeur le potentiel agricole et agro-alimentaire de la Roumanie. Il faut espérer que les institutions financières internationales et les investisseurs publics et privés étrangers comprendront bien l'enjeu du potentiel de l'agriculture roumaine. Dans ce contexte, je voudrais exprimer notre satisfaction pour le lancement su premier projet su FIDA en Roumanie. Nous sommes persuadés que ce programme de développement durable d'une zone montagneuse de notre pays servira de modèle pour d'autres programmes destinés aux régions rurales où la pauvreté est très marquée. Pour cela, j'aimerai exprimer la pleine confiance en ce qui concerne les perspectives d'une coopération encore plus étroite à l'avenir entre la Roumanie et le FIDA.

Pour conclure, je désirais exprimer mes vœux des succès aux travaux de notre Conseil.

Merci de votre attention.