L’agroécologie, une solution face aux dysfonctionnements des systèmes alimentaires – nouveau rapport du FIDA

IFAD Asset Request Portlet

Agrégateur de contenus

L’agroécologie, une solution face aux dysfonctionnements des systèmes alimentaires – nouveau rapport du FIDA

©FIDA/R. Ramasomanana

Rome, le 8 septembre 2021 Dans sa première évaluation exhaustive en matière d’agroécologie, le Fonds international de développement agricole (FIDA) annonce aujourd’hui que 60% de ses projets s’appuient sur des pratiques issues de cette approche globale de la production agricole durable. Le FIDA préconise l’agroécologie car c’est un moyen efficace de transformer les systèmes alimentaires et d’apporter des solutions face à l’aggravation de la faim, à la malnutrition, aux changements climatiques et à la fragilisation des écosystèmes. 

L’agroécologie conjugue les savoirs traditionnels des agriculteurs avec les innovations scientifiques, et intègre le développement écologique, économique et social. Elle met l’accent sur le rôle majeur des petits producteurs dans les systèmes alimentaires et crée des circuits plus directs avec les consommateurs, le but étant de fournir des aliments issus d’une production durable, sains, nutritifs et à des prix abordables pour tous.

« Alors que nous vivons dans un monde d’abondance, une personne sur dix souffre de la faim et trois milliards de personnes n’ont pas les moyens de manger sainement », déclare Thouraya Triki, directrice de la Division production durable, marchés et institutions, qui a supervisé l’établissement du rapport. « L’adoption de pratiques agroécologiques est un grand pas en avant pour corriger les dysfonctionnements de nos systèmes alimentaires. »

À partir d’un vaste échantillon de projets, le rapport d’évaluation du FIDA sur l’agroécologie (The Stocktake Report on Agroecology in IFAD Operations: An Integrated Approach to Sustainable Food Systems) examine différents facteurs: appui des projets à l’utilisation efficiente des ressources; recyclage de l’eau, nutriments, biomasse et énergie; degrés de diversification et recours à l’agrobiodiversité; gestion des ressources naturelles; innovations dans la mise en relation des producteurs et des consommateurs. Le rapport montre que les pratiques agroécologiques sont applicables et efficaces dans divers typologies de paysages et contextes climatiques, et qu’elles peuvent s’adapter à différents types de sols et aux ressources naturelles en présence.

L’augmentation de la demande d’aliments sains et nutritifs, couplée à la croissance démographique et à l’aggravation des effets des changements climatiques, bouscule nos modes de production et de consommation des aliments.

Le Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, qui se tiendra ce mois-ci, vise la concrétisation d’engagements et d’approches pour transformer les systèmes alimentaires, afin que les agriculteurs gagnent en résilience face aux changements climatiques et puissent produire des aliments nutritifs, à des prix abordables, sans mettre en péril les ressources naturelles ni les écosystèmes. L’agroécologie, reconnue comme moyen innovant d’atteindre cet objectif, s’est taillé une place de plus en plus importante sur la scène internationale ces dernières années.

L’agroécologie met l’accent sur l’autonomisation des agriculteurs, l’importance de leurs savoirs, de leurs innovations et de leur capacité d’adaptation, ainsi que sur la relation intrinsèque entre leurs valeurs culturelles et les aliments qu’ils produisent. Il est souligné dans la conclusion du rapport que les projets fondés sur des démarches agroécologiques profitent davantage aux populations autochtones que les autres types de projets, et que l’agroécologie peut avoir des effets positifs sur les rapports femmes-hommes et l’avancement des jeunes.

Ainsi, au Soudan, dans le cadre d’un projet appuyé par le FIDA, des jeunes exposés au chômage et susceptibles de migrer ont bénéficié d’une formation afin de pouvoir fournir des services de conseil en agroécologie à leur collectivité, ce qui a amorcé une transition locale vers une gestion durable des forêts et des terrains de parcours, ainsi que vers une meilleure gestion de l’eau.


Communiqué de presse no: IFAD/54/2021

Le FIDA investit dans les populations rurales en les dotant des moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience. Depuis 1978, il a octroyé 23,2 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons, dans le cadre de projets dont ont bénéficié quelque 518 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est situé à Rome, centre névralgique des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.

Contact médias

Image of Antonia Paradela

Antonia Paradela

Communication Officer to Senior Management

a.paradelatorices@ifad.org