No ocean wide enough, no fence high enough to keep out desperate people, says IFAD President at opening of Rome conference

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Aucun océan n’est assez vaste, aucune barrière assez haute pour retenir des populations désespérées, déclare le Président du FIDA à l’ouverture de la Conférence de Rome

©IFAD/Giulio Napolitano

Kanayo F. Nwanze, President of IFAD, makes his final appeal to governments on behalf of poor rural people across the globe at the opening of IFAD’s 40th Governing Council.

Rome, 14 février 2017 – Décrivant le développement rural comme une “obligation morale”, Kanayo F. Nwanze, Président du Fonds International de développement agricole (FIDA), a lancé aujourd’hui un dernier appel aux gouvernements, au nom des populations rurales pauvres à travers le monde, lors de l’ouverture  du quarantième Conseil des gouverneurs du FIDA.

S’adressant aux chefs de file du développement et aux gouverneurs du FIDA, M. Nwanze, dont le mandat s’achève le 31 mars, a insisté sur la nécessité de poursuivre l’investissement rural afin que les pays honorent leur engagement à mettre fin à la pauvreté et à la faim d’ici 2030, énoncé dans les objectifs de développement durable (ODD).

“Pour les nations qui sont fermement résolues à mettre en œuvre le Programme 2030, investir dans les zones rurales des pays en développement n’est pas un choix, mais une nécessité” a déclaré M. Nwanze.

Décrivant le développement rural comme “une obligation morale”, il a poursuivi en ces termes: “Lorsque les personnes n’ont d’autre perspective que de mourir de pauvreté et de faim, elles émigrent – vers les villes ou à l’étranger. Aucun océan n’est assez vaste, aucune barrière n’est assez haute, aucune frontière n’est assez inviolable pour retenir des femmes, des enfants et des hommes désespérés”.

Dans son discours liminaire, Mme Bibi Ameenah Firdaus Gurib-Fakim, Présidente de Maurice, a évoqué la crise qui se déroule sur le terrain dans de nombreux pays africains.

“L’Afrique subsaharienne reste le royaume de la pauvreté, un trop grand nombre de nos concitoyens vivant en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, près de deux enfants sur cinq souffrent de malnutrition et une femme sur huit présente une insuffisance pondérale”, a déclaré Mme Gurib-Fakim, avant d’ajouter: “En l’absence d’un secteur agricole florissant, la majorité des Africains seront exclus du courant de prospérité qui gagne du terrain.”

M. Maurizio Martina, Ministre italien de l’agriculture, s’est également exprimé au cours de la séance inaugurale de ce matin. Il a rappelé aux représentants des gouvernements les avancées accomplies par la communauté internationale, qui a repensé ses buts et ses objectifs en matière de lutte contre la pauvreté et la faim.

“Jusqu'à ces dernières années, nous parlions simplement de réduire le nombre de personnes qui souffrent de la faim et de la malnutrition, afin de réduire l’extrême pauvreté”, a-t-il déclaré. “Aujourd'hui, nous pouvons dire à juste titre qu’il n'existe pas de chiffre acceptable; nous agissons en faveur d'un développement rural qui nous permettra d’atteindre un objectif - relever le défi faim zéro”.

M. Martina a poursuivi en ces termes: “La faim et la pauvreté, en particulier dans les zones rurales, sont souvent le premier maillon d’une chaîne de facteurs qui portent en germe les conflits, l’instabilité, les situations d’urgence humanitaire et les migrations.”

Durant cette Conférence, qui se déroule sur deux jours, les États membres nommeront le nouveau Président du FIDA. Trois femmes figurent sur la liste des huit candidats désignés, qui représentent respectivement l’Indonésie, le Mexique, l’Italie, le Maroc, le Togo, la Turquie, la République dominicaine et la Suisse. Le Conseil des gouverneurs est le principal organe de décision du FIDA, et le Président occupe le poste le plus élevé de l’institution, dont il est chargé d’assurer la direction.

M. Nwanze a été nommé Président du FIDA en février 2009, et il a exercé ses fonctions pendant deux mandats, soit le maximum autorisé. Parmi ses nombreuses réalisations, M. Nwanze restera dans les mémoires pour les changements qu'il a apporté au modèle opérationnel du FIDA, veillant à ce que les populations rurales pauvres soient au cœur de l’action du Fonds et que l’agriculture soit considérée comme une entreprise, quelle que soit sa taille. Très soucieux de rapprocher l’institution de ceux qu’elle est censée servir, il a porté de neuf à 40 le nombre de bureaux du FIDA dans les pays en développement.

En septembre 2016, M. Nwanze s’est vu décerner le Prix de l’alimentation en Afrique pour son leadership exceptionnel et son fervent engagement à placer les petits exploitants agricoles africains au centre du programme agricole mondial.

Au cours de sa présidence, la valeur du portefeuille d’investissements en cours du FIDA est passée de 3,4 milliards à 5,9 milliards, en partie grâce à sa conception d’un modèle financier plus souple, dans le cadre duquel le FIDA fait appel aux emprunts auprès d’entités souveraines et à d’autres mécanismes pour mobiliser des ressources.

Communiqué de presse No.: IFAD/14/2017

Le FIDA investit dans les populations rurales, en les autonomisant afin de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d'améliorer la nutrition et de renforcer leur résilience. Depuis 1978, nous avons octroyé environ 18,5 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons en faveur de projets qui ont touché quelque 464 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est à Rome – le centre névralgique des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

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David Florentin Paqui

Regional Communications Officer, East and Southern Africa, West and Central Africa

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Susan Beccio

Regional Communication Officer, Asia and the Pacific

s.beccio@ifad.org