Peace and stability are not possible without rural development, says IFAD President ahead of Paris Peace Forum

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Sans le développement rural, la paix et la stabilité ne sont pas possibles, déclare le Président du FIDA, à la veille du Forum de Paris sur la Paix

Rome, le 9 novembre 2018 – Lors du Forum de Paris sur la Paix qui aura lieu cette semaine, Gilbert F. Houngbo, Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), proposera aux dirigeants mondiaux de réfléchir au rôle crucial que les investissements accrus dans les zones rurales des pays en développement peuvent jouer si l'on veut s’attaquer aux causes profondes des conflits. Le Forum, qui se tient les 11 et 12 novembre, va réunir plus de 60 chefs d'État et de gouvernement, ainsi que des dirigeants de la société civile, qui discuteront de la gouvernance mondiale et des mesures concrètes à prendre pour instaurer une paix durable.

"La paix et la stabilité ne sont pas possibles quand les gens sont sous-alimentés, pauvres et laissés pour compte", a indiqué le Président Houngbo, en préparation du Forum. "Alors que la faim augmente pour la troisième année consécutive, il est urgent d'accroître le financement du développement à long terme pour entraîner une transformation économique et sociale des zones rurales."

Le Président du Fonds a souligné que "la faim et la pauvreté sont des fléaux mondiaux qui ne peuvent être résolus que par une action collective et coordonnée, impliquant les gouvernements, le secteur privé, les ONG et les institutions multilatérales, ainsi que les centres de recherche, les universités et, surtout, les femmes et les hommes en milieu rural."

Environ 80% des populations les plus pauvres et les plus exposées à l'insécurité alimentaire dans le monde vivent dans les zones rurales.

La sécurité alimentaire constitue une condition essentielle à l'établissement de sociétés qui vivent en paix, comme le souligne la Résolution 2417, adoptée en mai dernier par l'ONU.

Dans les éditions 2017 et 2018 de L'État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde (SOFI) – co-rédigées par le FIDA et d'autres organismes des Nations Unies partenaires – il est souligné à quel point l'insécurité alimentaire et la concurrence face à des ressources naturelles en diminution peuvent devenir un des ressorts de l'instabilité, en particulier dans des contextes marqués par des institutions fragiles et par des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques.

Les sécheresses, par exemple, peuvent compromettre la sécurité alimentaire, ce qui à son tour augmente le risque de violence et de conflit. Les études citées dans le SOFI indiquent qu'à mesure que la sécheresse s'intensifie et persiste, la probabilité de conflit augmente considérablement. Un exemple est la région du Sahel, où le Président Houngbo s’est rendu en août. En proie à la faim, à la pauvreté et à des sécheresses récurrentes, la région connaît des conflits entre agriculteurs et éleveurs ainsi que la présence de groupes armés.

Selon l'édition du SOFI publiée en septembre 2018, il y a aujourd'hui dans le monde près de 821 millions de personnes confrontées à la faim et à la malnutrition.

En investissant dans les zones rurales, le FIDA contribue à la stabilité en y améliorant les moyens d'existence, la sécurité alimentaire et l'emploi des jeunes. Fort d'une longue expérience dans certaines des zones rurales les plus reculées des économies en développement et émergentes, le FIDA travaille en étroite collaboration avec les pouvoirs publics et les communautés locales et il est en mesure de cerner les causes profondes des conflits. Par exemple, le FIDA a une grande expérience des situations de fragilité et met notamment en œuvre des projets pour aider les communautés à gérer pacifiquement les ressources naturelles. 

Lors du Forum, le président Houngbo participera à la table ronde "En finir avec les inégalités femmes-hommes", où il soulignera l'importance de l’égalité des sexes et pourquoi c’est une condition préalable si l'on veut mettre fin à la pauvreté, instaurer et assurer un développement durable et la paix.

Les projets appuyés par le FIDA donnent aux femmes rurales les moyens de se prendre en charge en renforçant leur accès à la terre, au crédit et aux ressources productives, ainsi qu'en facilitant les changements de comportement au sein des ménages afin de favoriser le partage équitable des tâches et des ressources. Les femmes constituent 50% des populations rurales concernées par les investissements du FIDA.


Communiqué de presse No: IFAD/75/2018

Le FIDA a investi pendant 40 ans dans les populations rurales, en dotant celles-ci des moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer la résilience. Depuis 1978, nous avons octroyé 20,4 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons en faveur de projets qui ont touché quelque 480 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est à Rome – le centre névralgique des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

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Caroline Chaumont

Communications Specialist

c.chaumont@ifad.org