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Inde – Donner des moyens économiques et sociaux à un million de femmes

06 mars 2020

Maharashtra, le 6 mars 2020 – À l’occasion de la Journée internationale de la femme le 8 mars, le Fonds international de développement agricole (FIDA), institution spécialisée des Nations Unies, a souhaité mettre en avant le rôle que les organisations locales ont joué dans l’autonomisation d’un million de femmes dans le Maharashtra, qui ont pu avoir les moyens de participer pleinement à la vie économique, politique et sociale de cet État de l’ouest de l’Inde.

“L’égalité des sexes, ce n’est pas qu’une question de droit, de justice ou de dignité. C’est aussi un enjeu économique pour les femmes comme pour les hommes. Sans égalité des sexes, les communautés ne pourront pas exploiter pleinement leur potentiel économique”, a déclaré aujourd’hui Gilbert F. Houngbo, Président du FIDA, lors des célébrations de la Journée internationale de la femme.

Au moment où le Premier Ministre indien, Narendra Modi, a annoncé qu’il confiait les rênes de ses comptes sur les médias sociaux à des femmes “dont la vie et le travail nous inspirent”, les femmes rurales du Maharashtra mettent à profit les plateformes qui sont à leur disposition – tels que les groupes d’entraide – pour offrir à leurs familles une vie plus prospère et repousser les frontières de l’espace public et privé offert aux femmes rurales pour s’exprimer. 

Le Programme d’autonomisation des femmes rurales (Tejaswini), entrepris à l’initiative du FIDA et du Mahila Arthik Vikas Mahamandal (MAVIM), agence du Gouvernement du Maharashtra, a permis à un million de femmes à travers les 34 districts ruraux de l’État de se fédérer en groupes d’entraide.

Aujourd’hui, à travers tout l’État, les membres des groupes d’entraide font des choix ensemble et recensent les occasions à saisir dans les sphères économique, sociale et politique pour améliorer leur bien-être. Ces femmes ont montré non seulement que les groupes d’entraide étaient un moyen efficace d’améliorer les conditions de vie des ménages pauvres, grâce à la création de nanoentreprises et de microentreprises dirigées par des femmes, mais aussi que ces groupes ouvraient des espaces de discussion où les femmes peuvent aborder collectivement les questions qui les intéressent et chercher des solutions à l’échelle locale.

Neha Nilesh Thorve, qui siège actuellement au gram panchayat (conseil de village qui administre la vie locale), a confié que son groupe d’entraide lui avait donné confiance et permis de se présenter aux élections du village.

“Les membres de mon groupe d’entraide me connaissent et me font confiance, et c’est un honneur pour moi d’avoir pu récolter leurs suffrages, a-t-elle indiqué. Lors des réunions du groupe d’entraide, nous discutons des difficultés qu’elles rencontrent et je peux m’en faire la porte-parole au sein du conseil du village. Je ne serais pas là aujourd’hui sans leur soutien.”

Sushma Kumar Munde, élue au gram panchayat de son village, Dhaktevengao, explique que le prêt qu’elle a reçu de son groupe d’entraide lui a aussi appris à prendre des décisions et influer sur l’éducation de ses enfants.

“J’ai arrêté l’école en neuvième année, mais je sais maintenant que les femmes sont capables de tout entreprendre. Je veux que ma fille puisse étudier et devenir ingénieur, fonctionnaire, ce qu’elle voudra”, a-t-elle expliqué.

Avec l’appui du programme Tejaswini, la quasi-totalité des groupes d’entraide ont pu accéder au crédit bancaire et affichent un excellent taux de remboursement (99%), moins de 0,5% des prêts s’étant traduits pour banques en créances douteuses.

Par ailleurs, le système offre un autre avantage: en mutualisant leur argent et en s’accordant mutuellement des prêts, les femmes des groupes d’entraide soutiennent des entreprises qui emploient d’autres femmes et créent des perspectives de croissance et de progrès.

 

Notes aux rédactions:

Pour obtenir les séquences B-roll, veuillez contacter a.bennett@.ifad.org.

Le FIDA travaille en Inde depuis plus de 30 ans. Le programme d’options stratégiques pour le pays est pleinement aligné sur le cadre de politique générale du Gouvernement indien, qui vise à doubler les revenus des agriculteurs en valeur constante d’ici à 2022. Au cours de la période
2018-2024, le FIDA appuiera les efforts déployés par le Gouvernement pour mettre en place les services et les organisations de producteurs dont le pays a besoin pour faire en sorte que les systèmes de production agricole et alimentaire des petits exploitants soient rémunérateurs, durables et résilients aux changements climatiques et aux fluctuations brutales des cours.

Le FIDA travaille sur le terrain, ciblant les agriculteurs marginalisés les plus pauvres, les femmes, les jeunes, les paysans sans terre, les communautés tribales et les castes répertoriées. L’institution a financé 32 projets pour un budget total de 3,62 milliards d’USD, financé à hauteur de 1 226,7 millions d’USD par des prêts du FIDA, qui ont bénéficié directement à 5 181 436 familles.

 

 

Communiqué de presse N°: IFAD/17/2020

Le FIDA investit dans les populations rurales, en dotant celles-ci des moyens de réduire la pauvreté, d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer la résilience. Depuis 1978, nous avons octroyé 22,4 milliards d’USD sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons en faveur de projets qui ont bénéficié à quelque 512 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est à Rome – centre névralgique des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.