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Aider les communautés d’accueil et les personnes déplacées en rendant l'agriculture plus productive et plus durable

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Au cours des dernières années, les déplacements forcés – provoqués par les conflits, la violence, les persécutions et les violations des droits humains – sont devenus un problème mondial d'une ampleur sans précédent. Alors que le nombre total de personnes déplacées a atteint un niveau record de près de 60 millions de personnes en 2015, l'attention mondiale s’est portée sur le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, où la poursuite des conflits et de la violence touche plus durement l'Irak, la Syrie, le Yémen et les pays voisins. On estime à environ 22 millions de personnes la population totale concernée dans la région.

Selon la Déclaration de Stockholm, “l’injustice, les violations des droits de l'homme, l'inégalité, l'exclusion, la pauvreté, la mauvaise gestion des ressources naturelles et l'absence de règlements politiques inclusifs et d’institutions capables sont à la source de conflits et de fragilité". Par conséquent, il ne s’agit pas seulement d’apporter secours aux individus en situation de crise par une aide d’urgence; les personnes, les communautés et les pays en crise ont également besoin de stratégies de développement qui permettent de résoudre à long terme les problèmes plus structurels.

On ignore souvent que le phénomène des déplacements forcés revêt une importante dimension rurale. Une grande partie des personnes déplacées proviennent en effet du monde rural et vivent aujourd’hui dans des communautés d’accueil en milieu rural, dans leur pays d’origine ou à l'étranger. Cette situation entraîne une dégradation des terres agricoles et un effondrement de la production alimentaire dans les zones que ces personnes ont quittées. Elle provoque aussi une pression accrue sur les ressources naturelles, la sécurité alimentaire et les systèmes agricoles dans les communautés d'accueil.

Il est essentiel d’investir dans l’agriculture et la population rurale pour résoudre durablement les problèmes liés aux déplacements forcés, à la pauvreté et à la sécurité alimentaire. La situation s'améliore lorsqu'on aide les personnes déplacées à devenir plus autonomes et qu'on renforce la résilience des communautés d'accueil. Une telle assistance permet aussi de trouver des solutions durables aux situations de déplacement prolongé et d'aider les rapatriés à rétablir leurs moyens de subsistance et leur production agricole.

Pour répondre à la crise actuelle, le FIDA a créé un Mécanisme pour les réfugiés, les migrants et les déplacés forcés, en faveur de la stabilité rurale (FARMS).

Le but de ce mécanisme est de faire en sorte que la population rurale pauvre se libère de la pauvreté par un travail rémunérateur, durable et résilient.

Envisageant la crise sous tous ses aspects, il vise aussi bien les régions d’accueil que les zones d’origine ou de départ. Dans les zones d’accueil, FARMS aide les communautés locales à faire face à l’afflux de personnes déplacées en faisant en sorte que leur agriculture, la base de leur subsistance, devienne plus productive et plus durable.

FARMS aide en outre les familles de réfugiés à acquérir des compétences monnayables sur le marché du travail, en vue d'accroître leurs revenus et leur autonomie. Ainsi, elles seront mieux préparées à rentrer chez elles et retrouver leurs moyens d'existence lorsque la situation se sera améliorée.

Dans les zones d'origine, des débouchés économiques seront créés afin que les personnes déplacées aient des perspectives de revenus à leur retour et que celles qui sont restées aient la possibilité de retrouver des moyens d’existence et de relancer la production agricole.

FARMS a pour but de:

  • créer au moins un million de journées de travail temporaire et au moins 20 000 emplois;
  • lancer plus de 500 projets d’infrastructures communautaires – routes, systèmes d’irrigation et marchés;
  • améliorer la gestion des ressources naturelles;
  • proposer divers types de formation en rapport avec l'agriculture;
  • faciliter l’accès aux services financiers.

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