Pourquoi le consentement préalable, libre et éclairé est important pour le développement rural

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Pourquoi le consentement préalable, libre et éclairé est important pour le développement rural

Temps de lecture estimé: 3 minutes
©FIDA/Sarah Morgan

Cette année, se trouvera au cœur de la session de l’Instance permanente sur les questions autochtones des Nations Unies le « consentement préalable, libre et éclairé ». Une formule un peu mystérieuse! Mais qu’est-ce que cela veut dire? Et pourquoi est-ce si important?

Qu’est-ce que le consentement préalable, libre et éclairé?

Les peuples autochtones jouissent du droit à l’autodétermination, ainsi que du droit de définir leurs priorités et stratégies en vue d’exercer leur droit au développement. En d’autres termes, ils ont le droit de participer de manière pleine et effective aux processus de prise de décision qui les concernent.

Le FIDA a le devoir de veiller à ce qu’ils puissent exercer ces droits, et notamment de garantir le respect du consentement préalable, libre et éclairé (CPLE) des bénéficiaires de dons ou de prêts. En fait c’est simple.

Préalable signifie que le consentement est demandé suffisamment à l’avance, en laissant assez de temps pour respecter les processus de consensus des peuples autochtones.

Libre signifie que le consentement a été obtenu sans coercition, intimidation ou manipulation.

Éclairé signifie que les informations fournies indiquent (à tout le moins) la nature, l’ampleur, le rythme, la durée, la réversibilité et la portée du projet ou de l’activité proposé.

Pourquoi le consentement préalable, libre et éclairé est-il important?

Les peuples autochtones ont des organisations, des traditions et des modes de vie qui leur sont propres et qui sont uniques. Mais les projets de développement omettent parfois d’en tenir compte. Le consentement préalable, libre et éclairé permet une concertation et une reconnaissance mutuelle entre les acteurs du développement et les peuples autochtones.

Lorsque nous parlons de « développement rural », il s’agit souvent de garantir le bien-être des communautés rurales que nous appuyons dans le cadre de nos investissements. Toutefois, comme le rappelle Filiberto Penados, universitaire et militant autochtone, nous ne devons pas oublier que les acteurs du développement et les participants au projet n’ont pas nécessairement la même définition du « bien-être ». C’est pourquoi il est fondamental d’écouter les peuples autochtones afin de mieux comprendre leur réalité.

L’écoute permet d’améliorer à la fois l'efficacité des investissements et l’appropriation locale du projet, ainsi que ses résultats et sa durabilité.

Comment le FIDA obtient-il le consentement préalable, librement et éclairé?

Dans le cadre de son action auprès des peuples autochtones, le FIDA s’est toujours efforcé d’élaborer des stratégies qui correspondent à leur identité, leurs valeurs et leur culture. À la suite de l’approbation de la Politique d’engagement aux côtés des peuples autochtones en 2015, le FIDA a publié une note pratique dans laquelle il explique comment élaborer des projets et appuyer leur mise en œuvre tout en garantissant la participation pleine et effective des peuples autochtones.

Dans le cadre de consultations avec les institutions représentatives choisies par les communautés, le FIDA n’a de cesse de s’assurer du respect du consentement préalable, libre et çlairé, et de la participation pleine et effective des peuples autochtones aux processus de prise de décision.

C’est cette approche qui sous-tend, par exemple, le Programme de résilience du monde rural au Belize, une initiative visant à aider les petits exploitants agricoles et les peuples autochtones du Belize à accroître leur résilience économique, sociale et environnementale face aux effets des changements climatiques. Au cours de la phase de conception, un cadre de planification intégrant les contributions des peuples autochtones a été défini. Le consentement préalable, libre et éclairé a été obtenu lors de la phase de mise en œuvre, débouchant sur un accord entre les communautés et l’unité chargée du projet.

Reconnaître les connaissances, les traditions et les pratiques uniques et précieuses des peuples autochtones tout en recueillant leur consentement préalable, libre et éclairé peut aussi apporter des réponses aux grands défis de la planète, au premier rang desquels les changements climatiques.

Découvrez l’action du FIDA auprès des peuples autochtones.

Lisez notre Appel à l'action pour une participation pleine et effective des peuples autochtones grâce au consentement préalable, libre et éclairé (en anglais).